Astuces pour réduire la consommation d’antibiotiques

 

Également : Avez-vous la maladie fantôme, Votre enfant court-il assez vite ?, Durée d’un rhume

Imaginez une vieille actrice sur la pente déclinante de sa gloire, à laquelle un producteur continuerait malgré tout de faire appel film après film, croyant toujours en son pouvoir magique sur le nombre de tickets vendus à l’entrée des salles de cinéma.

La réalité lui donnerait tort à chaque film et l’évidence devrait s’imposer à lui : son actrice ne fait plus recette.

Mais pour une mystérieuse raison, notre producteur déciderait de s’entêter encore et encore. On le traiterait de fou, d’irresponsable, de dépressif, de pousse-au-crime. Mais rien, semble-t-il, ne pourrait le faire changer d’avis.

Un peu comme… les médecins avec les antibiotiques.

Comparaison hasardeuse ? À voir…

Panique dans l’intestin

 

La gloire passée de ces médicaments découverts au XXe siècle [1] est en effet immense, elle aussi : les antibiotiques ont contribué à faire disparaître les grandes infections bactériennes : érysipèle, fièvre puerpérale, pneumonie à pneumocoques, méningite à méningocoques, maladies vénériennes à bactéries, tuberculose, angines bactériennes.

Mais le problème est que ces médicaments sont devenus si populaires que tout le monde s’est mis à en vouloir. Et les médecins à en prescrire à tout bout de champ. Y compris dans des cas où les antibiotiques ne servent rigoureusement à rien, comme les bronchites et bronchiolites, la grippe, les angines virales, les rhumes.

Si bien qu’aujourd’hui, au moins 50 % des prescriptions d’antibiotiques seraient parfaitement inutiles [2]. En réalité, il faudrait plutôt dire « dangereuses ».

On sait depuis longtemps que les cures d’antibiotiques altèrent la flore intestinale, mais une étude récente parue dans le journal mBio, spécialisé en microbiologie, a montré que les effets secondaires des antibiotiques pouvaient abîmer la flore pendant plus d’un an, modifiant jusqu’aux gênes de nos bactéries intestinales [3].

En particulier, le nombre de bonnes bactéries produisant du butyrate, un acide gras qui joue un rôle essentiel pour diminuer la perméabilité de l’intestin et nous protéger de nombreuses maladies inflammatoires et auto-immunes, est fortement réduit suite à la prise d’antibiotiques [4].

Autre dommage collatéral désormais bien connu, l’antibiorésistance : à force d’être confrontée aux antibiotiques, c’est la bactérie qui devient résistante, et non plus l’homme ou l’animal qui prend le médicament. Conséquence, on voit se développer des «superbactéries» qui résistent à un traitement antibiotique.

Le Center for Disease Control and Prevention, aux Etats-Unis, estime que chaque année 2 millions d’Américains souffrent de maladies résistantes aux antibiotiques, et 23 000 en meurent.

 

Les médecins viennent-ils de Mars ?

 

Voilà pourquoi il est si important que les médecins prescrivent les antibiotiques de manière plus sélective. Mais comment y parvenir ?

Plusieurs stratégies ont été essayées au cours des dernières années, sans grand succès.

D’abord, la fameuse « éducation aux bons usages » à coup de millions d’argent public pour informer : slogans (« les antibiotiques c’est pas automatique »), communication directe au médecin, et même dans certains pays, incitation financière à ne pas « surprescrire » d’antibiotiques.

Verdict : le même que le producteur avec sa vieille actrice. L’échec.

D’après l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament, la prescription d’antibiotiques est repartie à la hausse depuis 2010 et la tendance s’est confirmée pour l’année 2013 (+5,9 %) [5].

Le problème de ces stratégies est qu’elles sont basées sur l’hypothèse que les médecins sont des êtres parfaitement rationnels et raisonnables, toujours prompts à prendre la bonne décision, pour peu qu’on leur fournisse les informations et les incitations adéquates. Un peu comme s’ils venaient de Mars, en fait.

Et si au contraire les médecins étaient des êtres humains ordinaires, comme nous tous ?

S’ils avaient par exemple des craintes (parfois infondées) que le patient ne développe des complications malgré une maladie bénigne ? C’est le fameux risque de « surinfection », où l’on craint qu’une bactérie profite de la faiblesse de l’organisme pour venir s’installer.

De plus, l’avantage des antibiotiques est qu’il s’agit d’une solution simple et rapide à beaucoup de problèmes.

Une étude publiée dans le JAMA Internal Medicine montre que plus les médecins sont fatigués, plus ils ont tendance à prescrire des antibiotiques : le taux de prescription augmente avec les heures passées à recevoir des patients [6].

Mais il y a peut-être une autre piste…

Un e-mail pas très glamour

 

Une autre approche, mêlant psychologie sociale et comportementale, semble intéressante pour réduire la prescription d’antibiotiques inutiles.

On peut la résumer très simplement : elle suppose que les médecins se comparent entre eux.

Dans une première étude, les médecins ont dû placer une affiche signée de leur main dans leur salle d’examen, où ils promettent de suivre les directives standard sur la prescription d’antibiotiques.

Le fait de s’engager, de mettre leur propre nom, a fait baisser de 20 points la prescription d’antibiotiques par rapport aux médecins d’un autre groupe, qui n’affichaient eux que des informations « génériques » sur l’utilisation des antibiotiques.

Plus récemment, une équipe de chercheurs a organisé pendant 18 mois une étude sur 248 médecins et près de 17 000 cas d’infection respiratoire pour lesquels les antibiotiques ne sont pas utiles.

Les médecins ont reçu un courriel mensuel pour les informer de leurs performances par rapport à celles de leurs pairs.

Ceux qui avaient les taux de prescription d’antibiotiques inappropriés les plus bas étaient félicités pour être « les plus performants ».

Les autres recevaient un e-mail un peu moins glamour : « Vous n’êtes pas parmi les meilleurs. »

Cette simple comparaison avec leurs confrères a quasiment éradiqué les prescriptions inutiles d’antibiotiques, qui sont passées de 20 % à 3,7 %.

Une autre étude où les médecins savaient également qu’ils étaient surveillés (ils recevaient une demande de justification à chaque prescription d’antibiotiques, et leur réponse était accessible à tous leurs collègues) a obtenu une baisse des prescriptions inutiles assez comparable : de 23,2 % à 5,2 %.

 

Conseils utiles en cas d’antibiothérapie

 

Progrès ? Surveillance généralisée ? Aucun système de ce genre n’est actuellement en projet en France. Les antibiotiques y conservent largement leur prestige d’antan et offrent un confort certain au médecin dans sa relation avec le patient. (Une consultation qui se conclut avec une ordonnance et des antibiotiques, c’est bien la preuve que le patient n’est pas un malade imaginaire, et que le médecin est là pour quelque chose, non ?).

Tout juste peut-on rappeler quelques conseils utiles concernant les antibiotiques :

La première règle à suivre pour éviter la nocivité de ces médicaments consiste à en limiter l’usage au maximum.

Et dans le cas où vous devriez en prendre, il est impératif de renforcer votre flore intestinale le temps du traitement.

Il s’agit d’apporter de grandes quantités de bonnes bactéries à votre intestin, pour que la vague de destruction massive engendrée par les médicaments ne permette pas la « prise de pouvoir » de bactéries pathogènes.

Boissons et produits fermentés (kéfir, yaourts, choucroute) sont souvent plébiscités mais avec une efficacité qui n’est pas suffisante, du fait d’un nombre trop faible de bactéries apportées et d’un manque de diversité bactérienne.

L’idéal reste la prise d’un complément alimentaire de probiotiques (mélange de bactéries vivantes), ou mieux, la prise d’un symbiotique (probiotiques accompagnés de prébiotiques, qui nourrissent ces derniers pour faciliter leur prolifération).

 

Avez-vous la « maladie fantôme » ?

 

Il y a moins de trente ans, la fibromyalgie était assimilée à une forme d’hystérie. Or, il s’agit d’une pathologie organique (et non psychiatrique, comme l’hystérie).

En outre, l’hystérie a aujourd’hui totalement disparu de la ClM (Classification internationale des maladies)…

Les patients fibromyalgiques ne sont donc pas des « hystériques » !!!

C’est un abus de langage, et une grave erreur qui peut avoir des conséquences désastreuses sur l’état de santé du patient.

Pour autant, en France, la fibromyalgie est depuis dix ans seulement codifiée comme maladie à part entière. Elle est associée à des douleurs à la pression de la racine des membres au niveau de l’occiput, de la base du cou, des épaules (trapèzes), des omoplates, des fessiers, des hanches, des genoux.

Toutes ces parties deviennent douloureuses dès qu’on appuie un peu dessus.

Si, en plus de ces douleurs, vous ressentez une fatigue intense et que celle-ci s’accompagne d’un ou plusieurs de ces symptômes :

  • Tensions, douleurs et raideurs des muscles
  • Troubles digestifs : colopathie, reflux gastro-œsophagien, syndrome vésiculaire, intolérances alimentaires
  • Perturbations cardiovasculaires : extrasystoles, hypertension labile, migraine, syndrome de Raynaud
  • Cystite à urines claires
  • Syndrome prémenstruel
  • Hypersensibilité à la douleur, mais aussi à beaucoup d’autres stimuli
  • Dystonie neurovégétative
  • Anxiété
  • Dépression à tonalité sérotoninergique (tension pulsionnelle élevée)
  • Troubles du sommeil
  • Syndrome des jambes sans repos
  • Déclin cognitif précoce
  • Signes de vieillissement accéléré
  • Vulnérabilité aux infections
  • Hypersensibilité aux polluants (selon une enquête de l’Association Fibromyalgie France présente chez 64 % des personnes atteintes)…

…Alors il y a de grandes chances pour que vous soyez atteint(e) de fibromyalgie. (Elle touche près de 20 % de la population). J’aurai l’occasion de revenir dans une prochaine lettre plus en détail sur ce qu’on appelle la maladie fantôme, car les dernières découvertes de la recherche ouvrent de vraies perspectives d’amélioration.

 

Pourquoi les enfants courent moins vite

 

Une étude australienne portant sur des millions d’enfants a montré des résultats inquiétants sur leur capacité d’endurance [7] :

En 1971, un enfant courait 800 mètres en 3 min. En 2013, pour cette même distance, il lui en faut 4.

C’est donc une baisse de 25 % ! Or l’endurance est l’un des meilleurs marqueurs de la bonne santé cardiovasculaire.

Le Pr François Carré, cardiologue au CHRU de Rennes appelle donc les parents à réagir. « Puisque la capacité physique de nos enfants est plus basse qu’il y a trente ans, cela veut dire simplement que si rien ne change, ils vont vivre moins longtemps en bonne santé que nous. Quand un enfant marche, il doit marcher, il ne doit pas rester en poussette jusqu’à quatre ans. Quand on veut le déposer à l’école, on peut lui faire faire quelques pas et non pas le déposer en double-file. Et puis le samedi et le dimanche, il faut aller faire des activités physiques avec nos enfants, se promener, se balader, jouer au foot..

Ce à quoi on peut ajouter : c’est aux parents de donner l’exemple ! (En 1950, les Français cumulaient en moyenne quatre heures d’activité physique par jour, ne serait-ce qu’en marchant. Aujourd’hui, ils n’en seraient plus qu’à… 20 minutes).

Au travail !

Connaissez-vous la durée exacte d’un rhume ?

 

« Un rhume mal soigné dure sept jours, et bien soigné, il ne dure qu’une semaine ! » – Dr Dominique Rueff

Amicalement,

Florent Cavaler




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[1] Antibiotique

[2] 50% des prescriptions d’antibiotiques sont inutiles !

[3] Egija Zaura, Bernd W. Brandt, M. Joost Teixeira de Mattos, Mark J. Buijs, Martien P. M. Caspers, Mamun-Ur Rashid, Andrej Weintraub, Carl Erik Nord, Ann Savell, Yanmin Hu, Antony R. Coates, Mike Hubank, David A. Spratt, Michael Wilson, Bart J. F. Keijser, Wim Crielaard. Same Exposure but Two Radically Different Responses to Antibiotics: Resilience of the Salivary Microbiome versus Long-Term Microbial Shifts in Feces. mBio.01693-15. 6:6 e01693-15.

[4] Alternatif Bien-Être N°113, février 2016.

[5] ansm.sante.fr/…/1/…/ANSM_rapport_consommation_antibio+2013.pdf

[6] How to Stop Overprescribing Antibiotics

[7] Poussette, voiture, tablette… : la sédentarité des enfants inquiète les cardiologues

22 réponses à “Astuces pour réduire la consommation d’antibiotiques”

  1. LANNEVAL dit :

    L’hystérie n’a jamais été une maladie psychiatrique, il s’agit d’une structure psychique normale, de même que l’obsession, les 2 structures faisant partie des névroses qui constituent une bonne partie des humains : l’hystérie étant en général plus la névrose des femmes et l’obsession celle des hommes. Mais les femmes peuvent avoir une structure obsessionnelle et les hommes une structure hystérique, jamais cependant les 2 structures ensemble.

  2. Gaillard Anne-Catherine dit :

    Vos lettres sont intéressantes, mais beaucoup trop longues. C’est décourageant.
    Je renonce souvent à les lire, car vous vous perdez dans des considérations qui ne vont pas droit au but.
    Je pense même à me désinscrire, car je ne veux pas consacrer tellement de temps à en prendre connaissance.
    Vous seriez plus percutant si vous rédigiez des lettres plus concises.

  3. René Paulus dit :

    Monsieur Gabriel Combris,
    Je viens de lire votre lettre sur ‘réduire la consommation des antibiotiques..

    il y a quelques année M JM Dupuis nous a envoyé une lettre dont je vous laisse la copie. Je me demande pourquoi cette redécouverte n’a pas été suivie d’effet. A moins que je n’en aie pas eu connaissance.
    Je vous en souhaite bonne lecture.

    Amicalement,
    René Paulus
    Une potion médiévale plus puissante que les antibiotiques

    Chère lectrice, cher lecteur,

    La nouvelle fait la une des médias : une chercheuse de l’université de Nottingham, en Angleterre, a découvert dans un grimoire vieux de mille ans la recette d’une potion qui s’est révélée, testée en laboratoire, plus puissante que les antibiotiques à détruire le terrible MRSA, cauchemar des chirurgiens : le staphylocoque doré résistant aux antibiotiques (Methicillin-resistant Staphylococcus aureus).

    En fait, ce remède incroyable est en train de créer « un espoir au-delà de mes rêves les plus fous », a témoigné la chercheuse, le Dr Freya Harrison.

    Plus de 99,9 % des bactéries sont détruites par cette potion.

    C’est une grande nouvelle pour les personnes qui vont subir des opérations chirurgicales. Il est possible que, très bientôt, elles n’aient plus à craindre les gravissimes infections au staphylocoque doré résistant aux antibiotiques.

    Mais cette affaire en dit aussi très long sur l’état de la recherche médicale actuelle.

    La recette était connue

    Contrairement à ce que la presse a largement laissé entendre, ce grimoire n’était pas un obscur document oublié dans quelque bibliothèque poussiéreuse.

    Il s’agit du Bald’s Leechbook, le plus célèbre manuscrit médical en langue anglaise datant du haut Moyen Âge (Xe siècle) et conservé à la Bibliothèque Royale de Londres. À ce titre, chacune des lignes qu’il contient a été décryptée depuis longtemps par les historiens et les linguistes spécialisés de la langue anglo-saxonne archaïque (vieil anglais).

    Manifestement, les seuls chercheurs qui ignoraient son existence étaient les actuels chercheurs… en médecine.

    Les yeux rivés à leurs microscopes, aucun n’avait eu le temps de réaliser l’une de ces recettes pourtant d’une simplicité confondante et précisément détaillée dans le livre.

    Jugez vous-même : la recette de cet élixir miraculeux consiste tout simplement à mélanger de l’ail, du poireau, du vin et de la bile de vache, puis à laisser reposer la mixture pendant 9 jours.

    D’accord, vous n’avez pas forcément de la bile de vache dans votre frigo.

    Mais les personnes qui ont déjà dépecé une vache (une opération courante dans les villages anglais de l’époque) savent combien ce liquide est abondant et facile à récupérer quand on ouvre le ventre de la bête. C’est bien simple, vous pouvez remplir un petit seau avec la vésicule biliaire d’une belle vache. (Je le sais parce qu’il se trouve que, lors d’un voyage au Pakistan, j’ai eu l’occasion de participer à cette spectaculaire opération).

    Mais évidemment, ça n’est pas très glamour.

    À noter que le titre du manuscrit n’a pas dû jouer en sa faveur aux yeux des chercheurs. En français on peut le traduire par « Livre des poireaux de Bald », Bald étant un prénom.

    La médecine d’autrefois méprisée

    À la fin du XXe siècle, les anciennes traditions médicales, et d’une façon générale toutes les médecines alternatives, n’étaient plus citées en faculté de médecine que pour se gausser de la naïveté et de l’ignorance des Anciens.

    Cette attitude bornée a conduit la recherche médicale à écarter, avant même de les avoir étudiés, beaucoup de remèdes traditionnels considérés a priori comme fantaisistes et donc indignes d’attention.

    Les choses sont heureusement en train d’évoluer. Et cette affaire du Bald’s Leechbook est emblématique.

    En effet, dans une interview, la chercheuse qui a constaté l’efficacité de ce remède explique qu’elle ne sait pas pourquoi il est efficace.

    Elle souligne que ni le poireau, ni l’ail, ni le vin, ni la bile de vache (les quatre composants de la potion) n’auraient la capacité de détruire le staphylocoque doré résistant à la méticilline.

    Elle déclare donc qu’il se produit sans doute un phénomène mystérieux, peut-être l’apparition de nouvelles molécules encore inconnues, pendant les 9 jours de macération.

    Il faut saluer cette ouverture d’esprit. C’est une belle qualité du chercheur en médecine que de savoir rester modeste face aux mystères de la nature, admettre qu’on ne sait, au fond, que peu de choses sur la vie. Et que lorsqu’une pratique médicale satisfait les patients, il est absurde et injuste de la critiquer sous prétexte qu’on n’en comprend pas les mécanismes sous-jacents (je pense notamment à l’homéopathie, à l’acupuncture ou même à l’ostéopathie).

    Autres recettes du Bald’s Leechbook

    Le Bald’s Leechbook contient des centaines d’autres recettes qui n’ont pas été testées.

    On y lit par exemple :

    « Un remède contre le mal de tête est de s’appliquer sur le crâne une tige de crucianelle (une fleur rose) avec un mouchoir rouge. »

    « Les engelures peuvent être traitées avec un mélange d’œuf, de vin et de racine de fenouil. »

    « L’aigremoine est un remède contre l’impuissance masculine. » Mais attention : « Bouillie dans le lait, elle peut exciter l’homme insuffisamment viril ; bouillie dans la bière du Pays de Galles, elle a l’effet opposé » (NDLR : ne faites donc jamais bouillir de l’aigremoine dans de la bière du Pays de Galles !)

    « Le remède contre le zona consiste en une potion d’écorce de 15 arbres : le tremble, le pommier, l’érable, le sureau, le saule, l’osier, la myrte, l’orme, le chêne, le prunellier, le bouleau, l’olivier, le cornouiller, le frêne et le sorbier. »

    « Le remède contre les pieds douloureux nécessite de pilonner ensemble des feuilles d’armoise, de sureau et de plantain, de les appliquer sur les pieds et de lier les pieds ensemble. »

    À noter que le Bald’s Leechbook contient aussi du merveilleux. Il y est noté que, dans le cas d’un cheval qui souffre et dont la souffrance aurait été causée par un elfe, il faut graver sur le manche d’une dague (poignard), les mots suivants : « Bénies soient toutes les œuvres du Seigneur des Seigneurs ! »

    À votre santé !

    Jean-Marc Dupuis

  4. BOUCHARD dit :

    Je suis intéressée par votre article sur la fibromyalgie, mais malheureusement pas assez détaillée; dommage car je souffre de cette maladie et j’aurais aimé avoir plus de conseils
    Bien à vous

  5. LINDA LOPEZ dit :

    Bonsoir Mr Combris
    Tout d’abord merci pour ce que vous faites ,c’est juste formidable ! A propos de cette lettre un sujet m,a interpelleé celui de la Fibromyalgie . J’ai tous les symptomes de cette pathologie. Et j’aimerai savoir de quelles mesures simples pour ce sortir du cercle vicieux de la fibromyalgie; de quoi s’agit-il précisément? Merci.

  6. Nabil dit :

    Bonjour,
    Il y a un medecin aux USA qui a des videos sur youtube qui parle de la santé en général d’une autre approche, il s’appelle Dr robert morse il a des videos sous titres en français intéressantes, c’est un naturopathe.

  7. mp dit :

    Bonjour,
    Votre article sur la fibromyalgie dans la lettre est intéressant , par contre il se termine par : « Mais ne désespérez pas ! Une fois le diagnostic posé, des mesures simples permettent de sortir du cercle vicieux de la fibromyalgie.  » et plus rien, c ‘est bien dommage et très frustrant !

  8. Amandine dit :

    Bonjour,
    Suite à une bronchite ,j’ai pris 5 antibiotiques ,après une fibroscopie bronchique une analyse a été faite résultats bactérie Pseudomonas aeruginosa . Un nouvel antibiotique m’a été prescrit mieux cible sans aucun résultat non plus . Après 6 antibiotiques et 8 mois avec cette bactérie je me suis tourné vers un traitement aux huiles essentielles  » suppositoires +gélules  » et je me suis débarrassé de cette bactérie . J’espère que mon expérience pourra rendre service à d’autre personne
    Cordialement

  9. Lafrancesca dit :

    Bonjour j’ai été sous antibiotiques durant plusieurs moi à répétition pour des infections urinaires qui n’avaient aucun effet. j’ai dû demander à mon médecin pas très chaud l’adresse d’un urologue qui lui m’a mis sous Baxtrim. Je n’ai jamais autant souffert des conséquences de cet antibiotique. 15 jours la bouche en feu. Si aujourd’hui je suis sortie d’affaire je redoute une autre crise, car j’ai une peur bleue des antibiotiques

  10. Maison C dit :

    Bonjour et merci pour vos informations toujours très pertinentes…
    Concernant les antibiotiques, lorsque j’étais jeune et que je « devais  » en prendre, le médecin prescrivait toujours une prise de probiotique pour restaurer la flore intestinale ; aujourd’hui s’il m’arrive de ‘devoir’ prendre des antibiotiques et je ne les demande que lorsqu’il y a de la fièvre, je ne reçois aucune prescription pour les probiotiques… Les médecins ne seraient ils plus avertit, pendant leurs études, des méfaits des antibiotiques ?

  11. Monique dit :

    Bonjour,
    Je suis plus qu’impatiente de connaître les « mesures simples » pour sortir du cercle de la fibromyalgie. Jusqu’à présent, tous les médecins consultés, rhumatologue, urgentiste, interniste m’ont plutôt indiqué « qu’il fallait faire avec » ou voir un psychiatre. Je vous en supplie : donnez nous ces indications..

  12. Anita dit :

    Même conclusion que Nathalie Gagnon, vous commencez sur la fibromyalgie puis plus rien, nous restons sur notre faim avec nos douleurs et nos médocs aux effets secondaires et notre pauvre estomac qui fait ce qu’il peut. On aimerait en savoir un peu plus avec l’aide des plantes s’il vous plaît.

  13. Natalie Gagnon dit :

    vous avez commencé à parler de la maladie fantôme : la fibromyalgie. vous avez écrit que des solutions existent. Je vis avec la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique depuis 20 ans, cette année. j’attendais un début de réponse et non! Vous nous parlez des enfants moins en santé qu’avant! Je veux bien qu’on parle des enfants. Mais il n’y a aucune référence, rien pour nous permettre de lire l’information au sujet de la fibromyalgie. Je comprend que vous ayez un livre à vendre, mais quand même! Je ne sais quoi faire de ce bout de texte. Je vais faire ce que je fais depuis 20 ans, je vais continuer de chercher seule, on dirait.

  14. olivier dit :

    Un rhume traité par un naturopathe dure une demi journée j’aime bien D.Rueff mais là il fait aveu d’incompétence

  15. Sylvie dit :

    Très intéressant les informations sur les antibiotiques. Je suis curieuse de savoir comment soigné un rhume afin qu’il ne dure qu’une semaine?

  16. Vezole catherine dit :

    Les produits naturels pour nous soigner sont tres interressants mais helas ne suffisent pas toujours et arretez de taper sur nos medecins qui font bien ce qu’is peuvent et le plus souvent avec le plus grand devouement

    • olivier dit :

      elle est bien bonne celle là ! le dévouement du charlatan duement diplomé d’un doctorat en médecine qui vous garde 15 mn mais qui comme une prostituée vous demande de payer d’abord ( avec la carte vitale ) avant de rester sans voix et surtout sans solutions devant votre pathologie , Je persiste qu’il faut d’urgence interdire la médecine symptomatique et déconventionner tous les médecins sauf les urgentistes car c’est à cause de cette « gratuité » que les gens ne sont pas soignés : comme ils ne payent pas ils ne se plaignent pas et meurent à petit feu pour le grand profit du corps médical .

  17. Marie dit :

    le bétail est, hélas, gavé d’antibiotiques et peu de monde s’en doute !

  18. ALSTADT Ioan dit :

    Bonjour,
    Très bon message. Néanmoins, mon seul regret est que vous n’ayez pas cité, parmi les probiotiques, voir symbiotiques, le produit  » K-Philus » dont la particularité est d’être fabriqué à la température du corps humain (37°C) et qui bénéficie d’une concentration en ferments d’environ 400 millions/ml (soit pour un pot de 125ml environ 50 milliards). Prenez la peine de vérifier ces informations sur internet.et vous apprendrez par la même occasion que ce produit n’est pas nouveau. Cordialement

  19. laetitia dit :

    Bonjour, A force d’aller à la « chasse » aux antibiotiques les médecins n’en prescrivent plus du tout. Quand vous avez une angine bactérienne, plus d’antibiotiques et souvent aucun test de disponible chez le médecin pour vérifier (on se demande ce qu’ils en font ?). Donc, résultat une angine qui dégénère en complications : tracheïte, bronchite, otite. Toute la sphère ORL y passe. Encore revisites chez le médecin, qui cette fois vous prescrit des antibiotiques, au bout d’un mois mal soigné ! Cette ancienne pub « les antibiotiques, c’est pas automatique » a provoqué une exagération à l’extrême. On s’étonnera qu’en prenant de l’âge, on fini bien souvent par être emporté par une bronchite (mal soignée) qui est devenue chronique ! Il n’y a comme souvent aucune réflexion du corps médical qui se contente d’appliquer à la lettre …

    • olivier dit :

      ah maintenant le coupable c’est la pub quand on ne peut pas taper sur Big Pharma il ne vous passe pas par l’esprit que les coupables ne sont ni la pub ni les labos mais bel et bien ces charlatans de docteurs en médecine ?

  20. ollivier dit :

    curiosité
    je voudrais voir quelques recettes miracle

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