Épidémie d’obésité : ce n’est que le début

Si vous voulez mon avis, les personnes qui ont établi les recommandations nutritionnelles officielles destinées au grand public mériteraient. le goudron et les plumes.

Depuis des années, ils radotent dans le monde entier leurs messages mensongers. Je vous en épargne la liste intégrale (vous la retrouvez en cliquant ici : https://www.santenatureinnovation.com/10-gros-mensonges) mais voici, juste pour la route, quelques-uns de leurs bobards d’or :

  • Il faut manger une tartine de beurre et de confiture, un jus d’orange et un bol de lait au petit-déjeuner
  • Le lait est « bon pour les os »
  • Les aliments allégés sont « bons pour la santé »
  • Il faut éviter le gras parce qu’il « rend gras »
  • Tout le monde doit manger des céréales
  • Etc.

Tu parles Charles, tout est faux !!! Pire, les études scientifiques ont largement montré que ces recommandations sont dangereuses pour la santé. Mais c’est pas grave : on continue, on ne change pas une équipe qui perd.

Le goudron et les plumes, donc.

Ce serait d’autant plus mérité qu’on peut aujourd’hui mesurer avec précision les conséquences de ces recommandations.

De 1965 à 2011, la part des graisses dans l’alimentation est passée de 45 % à 34 % des apports énergétiques journaliers ; parallèlement, celle des glucides (pain, pâtes, etc.) a augmenté de 39 % à 51 %. Résultat : le pourcentage de personnes obèses est passé de 42 % à 66 % sur la même période aux Etats-Unis, et de 8,5 % à 15 % entre 1997 et 2012 en France [1] !

Et ce n’est que le début !

Une « méta-analyse » (étude menée dans 186 pays sur près de 20 millions de participants) publiée dans le journal médical de référence The Lancet montre que, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il y a plus de personnes obèses (ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 [2]) qu’en sous-poids [3].

D’après l’équipe de l’Impérial College de Londres qui a conduit l’étude, les hommes et femmes ont augmenté leur poids de 1,5 kilo par décennie depuis 1975. Un adulte sur 5 pourrait être atteint d’obésité en 2025.

Aujourd’hui, la surbouffe et la malbouffe ont dépassé la malnutrition. Merci, les recommandations officielles…

Et il n’est pas besoin d’être Madame Soleil pour deviner ce qui va se passer. Qui, à votre avis, va s’engouffrer dans la brèche de ce marché en plein essor, en proposant les « seules solutions valables contre l’obésité » ???

Bravo, vous avez trouvé : les vendeurs de pilules (comme le fameux Médiator, vous vous souvenez…) et de bistouris.

Car d’après les chercheurs de Londres, aucun pays n’a de probabilité élevée de freiner la croissance de l’obésité sur la base des tendances actuelles. Dans le futur, ajoutent-ils, la chirurgie bariatrique (pose d’un anneau gastrique, sleeve gastrectomie, by-pass, etc.) pourrait bien être l’intervention « la plus efficace ».

Alors efficace peut-être, mais pas du tout sans risque.

Le journal Alternatif Bien-Être a publié un dossier complet consacré à la chirurgie de l’obésité ; son enquête montre que les pertes de poids peuvent effectivement être impressionnantes : l’anneau gastrique fait perdre en moyenne 20 kilos pendant les deux premières années. Pour le by-pass, la perte de poids est plutôt de l’ordre de 45 à 50 kilos en moyenne.

Mais attention ! Le traumatisme lié à ces opérations chirurgicales peut être énorme.

Dans une étude sur 8000 patients ayant subi la pose d’un anneau gastrique, le risque d’automutilation a été multiplié par 10 [4] et celui de suicide par 4 [5].

Avant d’en arriver là, il n’y a pas vraiment de mystère. Pour éviter l’obésité, il faut la prévenir et… se boucher les oreilles (pour ne pas écouter les recommandations officielles).

Prévenir l’obésité, c’est fuir les fast-foods, prendre le temps de cuisiner des aliments non transformés, manger en écoutant sa faim et sa satiété, favoriser des aliments riches en nutriments mais pauvres en calories (fruits, légumes, etc.).

Si l’on en a les moyens, se faire accompagner d’un diététicien ou d’un nutritionniste est aussi conseillé pour éviter certaines erreurs fatales, comme la suppression radicale des graisses [6].

Et si l’on ne peut pas se le permettre, alors il y a les lettres d’information gratuites sur la santé naturelle. Comme PureSanté, bien sûr, mais vous en trouverez de nombreuses autres en quelques clics sur Internet.

Choisissez celle que vous préférez, lisez-la, faites-la circuler, approuvez-la ou critiquez-la, et quand vous voyez (ou entendez) les rois des bobards qui ressortent les violons, faites comme moi : préparez le goudron et les plumes, on aura un prix de gros !

 




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[1] Evan Cohen. Statistical review of US macronutrient consumption data, 1965–2011: Americans have been following dietary guidelines, coincident with the rise in obesity. Nutrition Volume 31, Issue 5, May 2015, Pages 727–732
[2] Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’obésité est une accumulation anormale ou excessive de masse grasse, présentant un risque pour la santé. Son diagnostic passe par l’indice de masse corporelle (IMC) qui se calcule en divisant le poids par le carré de la taille (kg/m2). Il y a obésité modérée lorsque l’IMC est compris entre 30 et 35, sévère lorsqu’il est compris entre 35 et 40, morbide lorsqu’il est supérieur à 40. L’inflation du tissu adipeux qui se traduit par un remplissage des cellules grasses et une multiplication du nombre de ces cellules, s’accompagne à chaque palier d’IMC franchi d’un risque plus important d’apparition de maladies telles que syndrome métabolique, diabète, pathologies cardiovasculaires, certains cancers.
[3] OBÉSITÉ: L’épidémie du siècle envahit la planète
[4] Self-harm Emergencies After Bariatric Surgery, JAMA Surg. Published online October 07, 2015, doi:10.1001/jamasurg.2015.3414.
[5] Eterhänsel C, Petroff D, Klinitzke G, Kersting A, Wagner B. Risk of completed suicide after bariatric surgery: a systematic review. Obes Rev 2013;14(5):369-382.
[6] McManus K : A randomized controlled trial of a moderate-fat, low-energy diet compared with a low fat, low-energy diet for weight loss in overweight adults. Int J Obes Relat Metab Dis 2001, 25(10 : 1503-1511.

3 réponses à “Épidémie d’obésité : ce n’est que le début”

  1. DUCHEMIN JEAN-PAUL dit :

    Professionnel de santé à la retraite, je lis avec attention toutes vos lettres. 40 années passées à soigner mes patients et me former pour dispenser des traitements basés essentiellement sur la physiologie m’autorisent peut-être à donner mon avis.
    En effet, vos écrits reflètent nombres de réalités.
    Enn ce qui concerne vos vidéos, elles y gagneraient a être plus concises. Il est difficile d’aller jusqu’au bout. Trop de redondances. On comprend bien sûr, la finalité de vos discours… Mais n’est-ce pas contre productif ?
    Cordialement.

  2. Erzsie dit :

    Bonjour,

    Beaucoup de bon sens, il me semble, dans cet article. Ayant souffert longtemps de TCA, c’est quand j’ai cessé de faire des régimes et de suivre tout un tas de préceptes absurdes, quand je me suis mise à quasiment tout cuisiner moi-même avec des produits de base et bio, quand j’ai arrêté le gluten et les produits laitiers d’origine animale que mes TCA ont cessé et que mon poids s’est stabilisé à un IMC certes assez bas (autour de 17,je pense), mais qui semble mon poids génétique.

    Cordialement.

  3. Gachet dit :

    Je ne suis pas sûre que les diététiciens ne continuent pas à donner ces mêmes messages. Le calcium est dans les produits laitiers ect…C’est la formation qu’ils ont reçuété.

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