Fait exploser de joie une petite fille de trois ans

Saviez-vous qu’avant de devenir un mets de luxe prisé par les bouches les plus fines et les plus fortunées de la planète, le caviar était un aliment banal ? L’esturgeon, qui produit les précieux œufs noirs, une sorte de « plouc des mers » ?

Voici ce qu’en disait en 1432 le baron de la Broquière, diplomate bourguignon de passage en Asie mineure [1] :

« Je fus en cette ville de Bourse (en Turquie) où je mangeai pour la première fois du cavyaire avec de l’huile d’olive qui, à moins de n’avoir rien d’autre à manger, ne vaut guère que pour les Grecs. »

Comme les Russes, les Grecs le consommaient en effet en grande quantité, car c’était un aliment abordable en période de jeûne.

En 1830 encore, le prix du caviar était sensiblement le même que celui du beurre vendu au détail sur les marchés russes : 50 kopecks la livre, l’équivalent actuel de 8 euros le kilo.

Aujourd’hui, s’il vous prenait une furieuse envie de caviar, vous trouveriez un délicieux Beluga pour environ 1750 euros… les 250 grammes.

C’est qu’entre temps les œufs d’esturgeon sont devenus les diamants de l’assiette.

Maintenant, pourquoi est-ce que je vous raconte cette petite anecdote ? Parce qu’elle montre quelque chose d’essentiel : ce qui hier paraissait parfaitement banal, quotidien, peut soudainement se transformer en un luxe extrême réservé à un tout petit nombre.

 

Mon pronostic

 

Qui aurait pu prévoir il y a deux siècles que l’espace, la vie au grand air, la communion avec une nature et un environnement préservés deviendraient des exceptions rares et précieuses ?

Qui aurait pu penser que respirer un air pur, voir un paysage sans panneau publicitaire, vivre dans une petite maison de pêcheur avec vue sur la mer seraient des situations si extraordinaires que les magazines de déco dépêcheraient leurs meilleurs journalistes pour y consacrer des articles.

Et, question subsidiaire : quels sont les éléments de notre vie quotidienne que nous jugeons aujourd’hui ordinaires mais qui deviendront demain… exceptionnels ?

Si vous le permettez, j’ose un pronostic.

Je pense qu’une des précieuses richesses du monde futur sera d’avoir… son propre potager. Toute personne qui fera pousser ses légumes, qui cultivera ses plantes médicinales sera légitimement vue comme un seigneur !

Pourquoi ? Parce que non seulement elle (re)découvrira le plaisir immense de mettre les mains dans la terre, mais parce qu’il s’agit là du premier acte de reprise en main de sa santé. Ce que, tôt ou tard, tout le monde va vouloir faire, ne serait-ce que pour se libérer des produits toxiques de l’industrie agro-alimentaire et de celle du médicament.

 

Fait exploser de joie une petite fille de trois ans

 

Comme de nombreuses personnes j’habite en ville, mais cela ne m’a pas découragé de commencer l’expérience en famille depuis quelques années.

Il se trouve que j’ai un cousin inventeur qui a développé un curieux objet appelé le BacSac, une jardinière « géotextile ». (On trouve de nombreux autres produits de type bac qui permettent de démarrer un petit jardin en ville, je vous le signale juste parce que c’est comme ça que ça a commencé pour moi, mais je ne touche aucune commission !).

En tout cas j’ai installé sa jardinière sur mon balcon, j’ai mis de la terre, et je me suis lancé.

Et là, pardon mais ça a été : « fiat lux ». La lumière sur un monde nouveau.

Les légumes, les plantes que vous faites pousser dans votre jardin n’ont rien à voir avec ce que vous pouvez trouver dans le commerce. La différence est phénoménale.

Vous vous apercevez que vous ne saviez plus ce qu’était le goût et l’odeur d’une tomate, d’un radis, d’une carotte, la première fois que vous récoltez les vôtres.

Quand ma petite fille de trois ans, qui avait fièrement participé à l’arrosage, a découvert que ses tomates étaient devenues bien rouges, elle a littéralement explosé de joie ! Et vous auriez vu sa tête quand elle en a croqué une… jamais elle n’avait mangé quelque chose d’aussi bon.

Et c’est pareil pour tous les autres légumes. Pareil aussi pour les plantes. J’ai suivi les conseils de Christophe Bernard, que vous connaissez peut-être si vous lisez le journal Plantes & Bien-Être. J’ai planté du basilic, à boire en infusion contre le stress, un peu de pavot de Californie pour aider au sommeil, et de l’échinacée pâle pour stimuler le système immunitaire.

Bon, là, concernant l’échinacée, je reconnais qu’il s’agit d’un projet un peu ambitieux (trop ?) car d’après notre spécialiste, voici ce qu’il faut faire :

« Il faudra attendre le troisième automne pour ramasser quelques morceaux de racine. Commandez la plante en godets et placez un plant par pot de 1 litre. À l’automne de sa 3e année, déracinez-la, cassez les « carottes » les plus grosses et replantez votre échinacée qui continuera de produire.

Faites sécher les racines en tronçons puis faites-en une macération alcoolique que vous pourrez utiliser pour stimuler vos fonctions immunitaires en prévention ou pendant les infections hivernales. »

On n’y est pas encore, mais si j’y arrive, je débouche le champagne ! (excellent aussi pour l’immunité ).

Et de toute façon, même si le résultat est incertain, même si les obstacles sont nombreux (chardons, pluie, vent, pucerons, chenilles, larves, limaces, pigeons, chat du voisin etc.), il est impossible de regretter de s’être lancé dans la fabuleuse aventure du potager.

Rien qu’en lisant quelques témoignages sur Internet, on voit à quel point le fait de cultiver son potager peut rendre heureux :

« Le potager, ce sont les souvenirs de mon enfance, lorsque du haut de mes quatre ans je m’autoproclamais jardinier adjoint de mon grand-père, et « désherbais » en arrachant ses pauvres jeunes pousses fraîchement plantées 0:)
Merci pépé pour ta grande patience ! » –
Patricia

« Pour ma part je fais mon jardin potager depuis 50 ans. Je le faisais étant enfant avec mon papa et une fois mariée j’ai continué, et divorcée depuis 1994 je continue à le faire toute seule et c’est très agréable. Vous oubliez tous les soucis quand vous êtes tranquille dans votre jardin. Tomates, poivrons, poireaux, aubergines, courgettes, salades, plus les citrouilles, les pastèques pour la confiture, j’ai 70 ans et je fais cela seule. Je suis dans les Pyrénées, c’est magnifique. »

 

« Je suis fan de jardinage mais parfois découragée par les résultats, surtout cette année, sécheresse et canicule. Mais rien ne vaut les légumes du jardin. C’est la première année que je ne plante pas de pommes de terre et je le regrette car toutes celles que j’achète me déçoivent. » – Marie
« Je mange en ce moment mes navets (cuits à l’eau) avec délice ! Mes radis ronds de 18 jours, restés en terre depuis 2 mois pour cause de vacances, sont un régal ! Il suffit d’enlever la peau un peu épaisse.
Je vois mes salades s’épanouir sans attaque, que j’ai saupoudrés de marc de café que les Limaces détestent ! Le jardin, c’est aussi un temps « méditatif » qui recharge nos accus !» –
Laure

 

« J’ai un « potager » très sauvage, j’y ai cultivé « les 3 sœurs » : maïs doux, haricots, courges. Je récolte les « mauvaises herbes » et je les mange : orties, chénopode, pourpier, amarante… Je mange aussi les fleurs : hémérocalles, souci, pensées sauvages, primevères sauvages, bourrache Elles sont bourrées de bons nutriments. Je suis le calendrier de biodynamie et j’en suis contente. Vivez de bons moments dans votre jardin ! » – R.

 

« Je fais mon jardin depuis 40 ans, et malgré tout le travail que cela représente et parfois les échecs, quel plaisir et quelle détente de travailler dans son jardin ! Et quel bonheur de manger ses légumes ou ses fruits, sans compter les bienfaits pour sa santé !» – Elizabeth

Si vous aussi vous êtes un expert, faites-nous partager votre passion du potager, ce caviar vert de demain. Quelles sont les erreurs à ne pas commettre quand on démarre, quels sont vos trucs secrets contre les intrus, ou pour avoir le meilleur rendement ? Les débutants – dont je suis – liront vos témoignages avec intérêt !

Si vous n’avez pas encore plongé, si vous n’avez pas de jardin ni de balcon, si tout simplement vous n’avez pas envie de vous lancer seul, vous pouvez aussi rejoindre une association de jardins partagés. Il en existe partout en France. Tapez « potagers partagés » sur un moteur de recherche Internet, vous n’aurez que l’embarras du choix.

Santé !

Gabriel Combris

PS : je vous rappelle que les 1er et 2 octobre prochains se tiendra à Paris le Congrès International de Santé Naturelle. Il s’agit du grand congrès international organisé par l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, en partenariat avec Santé Nature Innovation.

Tous les grands noms de la santé naturelle seront là pour répondre à la situation d’urgence actuelle, autour le thème « Vers une médecine globale, personnalisée et écologique ».

Vous pouvez accéder au programme et à la billetterie ici.

J’espère vous y retrouver nombreux !




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11 réponses à “Fait exploser de joie une petite fille de trois ans”

  1. MARTIN josiane et patrice dit :

    c’est super….désolée je ne peux m’abonner en ce moment, nous sommes à découvert tous les mois et en plus malades et handicapés;;;mais je reçois la lettre et je vais transférer à mes enfants, s’ils veulent s’inscrire;;;mon mari 6 opérations colonne vertébrale;;4 en bas, 2 au niveau des cervicales qui sont maintenant bloquées….ils souffrent terriblement;;;la tte 1ère opération avait été ratée et là au niveau de la gorge on lui a touché 1 nerf;;;il y a des chirurgiens qui jouent facilement du bistouri;;;moi je suis fibromyalgique et syndrome de fatigue chronique;;;;en plus, j’ai une luxation de la mâchoire que personne n’arrive à me remettre,, je ne peux pas tt énumérer j’ai + d’1 soixantaine de symptomes et désagréments;;;avec en plus tjrs mal au dos;;;entorse cervicale, hémi sacralisation lombaire;;pied droit qui tombe à l’intérieur;;;hernie;;hyper sensibilité au froid, méga colon atone;;reflux, maux d’estomac, prblm vessie, ORL,sommeil, etc…etc….nous sommes malheureux et complètement démunis;;;;nous habitons un petit village….je ne peux m acheter les produits pour l’instant, il ma faudrait des probiotiques car je prends des laxatifs….rendez vous compte quand je me remplis l’intestin, on me donne des lavements pour coloscopie….avant d’être diagnostiqués…je passais pour hystérique, je consultais tout le temps pour pouvoir aller travailler….là je suis en invalidité…je me fais des couleurs de cheveux auxquelles je suis certainement allergique, mais à 61 ans, j’ai depuis pas mal de temps les cheveux très blanc, des cernes bleutées et violettes sous les yeux…des problèmes dentaires…je demande au dentiste de tout faire péter car c’est l’anarchie dans ma bouche…ils refusent et me font des devis…mon mari a un médicament contre le cholastérol, cela m’inquiète…il a trop pris d’anti-inflamatoire…il ne peut plus en prendre à cause d’une insuffisance rénale à l’époque ,opération prostate. j’arrête je ne tiens plus devant l’ordi et j’ai des fourmis dans les pieds….merci de votre bienveillance.PARDON de nous plaindre, mais personne ne nous comprend…c’est dur….josiane MERCI, continuez,

  2. Sandrine G. dit :

    Cet article est tellement vrai! Je vis en campagne et dans une maison avec un terrain et donc un potager d’environ 35 m² mais pas plus car je n’ai pas beaucoup de temps entre le boulot, les enfants et les travaux ménagers. M’occuper de mon potager me permet de décompresser et de tout oublier. C’est fou comme le temps passe vite, trop vite quand on cultive. Je suis comme une petite fille quand les légumes que j’ai semé commence à sortir de terre et à chaque fois, je trépigne d’impatience de les voir grandir et de pouvoir goûter à ces délices. Les légumes et fruits des grandes surfaces ne font plus partie de mon alimentation.
    J’ai également intégré, depuis cette année, dans mon potager des herbes aromatiques et médicinales puis des fleurs où les insectes aiment aller butiner. C’est joli, ça sent bon et apparemment ça serait profitable à certains légumes.
    Je vous souhaite une bonne réussite dans votre potager. Vous verrez, ce n’est que du bonheur.

  3. Chan dit :

    Trop de bla-bla avant d’entrer dans le vif du sujet. Je me mets très souvent vos articles à la poubelle après avoir lu trois lignes,,car vous n’entrez pas dans le sujet directement. Tout le monde n’a pas le temps de lire vos descriptions de votre vie privée …….et is états d nâle du moment .

  4. TETARD Bernard dit :

    ancien jardinier 2.000 m2 maintenant il me reste un balcon:tomates cerise/fraises/mures…..mélisse/
    menthe/ciboulette/fleurs- actuellement je récolte un bol tous les deux jours pour un vrai régal. avec deux pieds de tomates 5 fraisiers plantés au printemps / le secret: dans le fond de la jardinière pour les fraisiers: des branches broyées(drainage et humus) + terre lambda+arrosage avec purin végétal orties + feuilles de plantes ayant des grosses et profondes racines qui vont chercher profondément les nutriments…très facile

  5. Dominique Roussel Stawarz dit :

    Trois RISQUES sur cinq de mourrir, pas trois chances!!!

  6. Rybacki dit :

    Je suis abonnée à Pure santé Merci

  7. Rybacki dit :

    Mon mari, a toujours jardiné et aujourd’hui à 80ans nous mangeons nos légumes. Il cultive environ 40 m2 et cela est suffisant pour nous fournir nos légumes . En ce moment nous avons des haricots beurre et vert en abondance , notre famille et voisins en profitent. Il utilise du purin d’orties (engrais, insecticide, maladie) et de la bouillie bordelaise pour le mildiou . Cette année nous avons essayé les haricots à rames sur filet : super nous récoltons des haricots de 30 cm de long délicieux. Notre jardin fait parti de nos bonheurs

  8. CAZAUBON dit :

    Faute de jardin, j’ai un petit balcon (6m x 0,8m) encombré de bacs dans lesquels je fais pousser des tomates cerises, des piments, des fraisiers et des plantes aromatiques ainsi que des rosiers et autres plantes décoratives . Entretenir ce petit espace planté me procure des moments de vrai bonheur.

  9. Christian dit :

    J’habite dans le var et chaque année, je relance mon potager : tomates, concombres, courgettes, poivrons, salades, etc. sans oublier fraises, figues, abricots… de quoi nous satisfaire et parfois nos voisins qui s’étonnent du goût délicieux de ces légumes et fruits.
    comme vous avez raison d’insister sur les avantages du potager, même si, à cause de la forte chaleur, les plantes dessèchent cette année…

  10. Hélène Ably dit :

    Même avec des aléas de climat (température, pluies ) les légumes du jardin sont un vrai cadeaux que l’on fait aux siens ….. la tête des enfants et petits-enfants qui mangent « les légumes du jardin » de mamie sont en eux-même un bonheur …. pour le reste, de la patience, un peu de compostage et quelques protections contre trop de pluie et froid ….. bon courage.. le surplus au congélateur où en bocaux !!!!! pour les enfants l’hiver ..;

  11. Muriel dit :

    Devenue parisienne a cause du travail j’ai redecouvert les joues du jardinage avec la naissance de mes enfants. J’ai alors pris cpnscience de se qu’il y avait dans tout ce que je consommais pour vivre. La premiere annee fut tout simplement desastreuse.,puis j’ai decouvert le paillage. Chaque hiver je recouvre mon potager d’une epaisse couche de feuilles que je fini de broyer au printemps avant de semer. Jardiner est devenu un bonheur, une source d’evasion et surtout une telle reconnaissance et voyant manger mes enfants.
    Merci mon Dieu pour cette terre. Merci a mes enfants qui m’ont ouvert les yeux

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