Grand concours de vie saine (et pourquoi je ne participe pas !)

La « vie saine » est une préoccupation légitime, et à la mode.

Vous avez une alimentation bio, vous veillez sur votre stress, vous apprenez à maîtriser vos émotions, vous faites de l’exercice physique régulier, de la méditation etc. : parfait, c’est tout bon.

Quoique…

Le problème est que ce qui devrait n’être qu’un moyen d’atteindre son équilibre physique et personnel, une aide pour mieux voyager dans sa vie, se transforme de plus en plus en « grand concours de vie saine ».

Du genre : « Ma vie saine est plus saine que la tienne !!! / Je mange trois superaliments de plus que toi par jour, espèce de c#@nasse etc. »

Surtout, je trouve que la vie saine est souvent présentée comme une obligation.

Dans les journaux, les magazines (au passage les mêmes qui, il y a encore quelques mois, affichaient des mannequins anorexiques pour leurs publicités, mais bon…) il est désormais interdit de ne pas avoir une « vie saine ».

Quelques temps encore et une police du bien-être ne manquera pas de faire son apparition.

J’exagère ? En tout cas dans certaines entreprises, les directeurs des ressources humaines (DRH) « suggèrent » désormais à leurs cadres des séances de gym, des programmes minceur ou de méditation pleine conscience [1]. Et l’on voit d’ici le genre de regards réservés à celui qui préfèrerait aller prendre l’apéritif plutôt qu’à l’atelier yoga :

le regard critique envers celui qui ne participe pas aux activités pour une vie saine Pas la peine d’espérer une augmentation de sitôt…

Chez Google, on ne dit même plus DRH mais Chief Happiness Officer : responsable du Bonheur [2].

Il est vrai que le jour où vous vous faites virer, dire : « J’ai rendez-vous chez le responsable du bonheur pour mon licenciement… », ça fait quand même plus vie saine.

Ce que je trouve vraiment sain

Maintenant, voyons ce qui se cache derrière cette mode.

L’histoire de la coach Alison Horner, publiée sur internet, est à ce titre instructif [3].

Cette jeune américaine raconte comment elle en était arrivée à mesurer la qualité de sa vie en fonction de ses habitudes de vie saine : combien de superaliments ingérés par jour, temps passé à méditer, temps passé à être vraiment dans l’instant, temps de sommeil réel, nombre d’heures de sport etc.

Le seul hic c’est que ça ne la rendait pas heureuse du tout. Elle s’ennuyait à manger bio, elle s’ennuyait en randonnée, s’ennuyait en faisant du yoga, s’ennuyait en méditant et s’ennuyait en ne méditant pas.

La raison lui est apparue évidente, des années plus tard : la vie saine ne peut pas être un objectif en soi. Ce n’est qu’une ressource sur un chemin de vie.

Et ni l’alimentation, l’exercice, la méditation, ne fonctionnent en mode « tout ou rien ».

Rien ne sert de faire des efforts surhumains sur ce qu’on mange, sur les restrictions qu’on s’impose, sur les pratiques de vie qu’on adopte si c’est pour finir en dépression.

J’ai trouvé intéressant ce qu’écrit le philosophe Alexis Lacroix : « Le mot “santé” ne renvoie plus seulement à l’absence de pathologie mais à une harmonie complexe autant qu’intime. La santé résiderait alors dans une certaine coïncidence d’un être humain avec lui-même. Conséquence : il n’existe pas de définition normale, générale de la santé, mais autant de santés que de manières de se maintenir en vie. »

En d’autres termes, ce qui compte est de trouver ce qui est bon pour soi.

Alors la vie saine, pourquoi pas ? Mais pas en mode compétition. Et sans oublier le bon vieux dicton : « Mieux vaut boire un verre de rouge que de broyer du noir… »

À part ça, voici quelques informations issues de la recherche en santé naturelle qui devraient vous intéresser :

Alzheimer : vraiment de quoi rire (jaune)

En faisant ma revue de presse, je retombe par hasard sur plusieurs articles commentant une étude parue dans le British Medical Journal qui établit un lien entre la prise d’anxiolytiques et un risque accru de maladie d’Alzheimer [4].

Voici les faits :

« Pendant six ans, les chercheurs ont étudié 1796 cas d’Alzheimer répertoriés dans un programme d’assurance médicale canadien et les ont comparés à plus de 7000 personnes en bonne santé, de même âge et de même sexe. Cette étude montre que la prise de benzodiazépines durant plus de trois mois était associée à un risque accru d’Alzheimer pouvant atteindre 51 %. Plus la durée d’exposition est longue et plus le risque d’Alzheimer est élevé. »

Lexomil, Xanax, Valium et consort seraient ainsi responsables de près de 30 000 nouveaux cas d’Alzheimer en France chaque année !!!

Un article publié en 2014 conclut ainsi : « Après avoir alerté les professionnels sur des prescriptions inadaptées, les autorités sanitaires envisagent une baisse du remboursement de ces produits ».

Deux ans plus tard, qu’est ce qui a changé ? Rien. On envisage toujours.

Raison de plus pour rappeler le vrai problème de fond : les anxiolytiques multiplient par deux le risque de maladie d’Alzheimer.

Raison de plus pour découvrir toutes les solutions naturelles antistress. Efficaces et sans effets secondaires.

Intéressant contre l’eczéma

Contre l’eczéma, avez-vous essayé les plantes drainantes comme la saponaire, la pensée sauvage, le pissenlit ou la feuille de cassis ? On peut les consommer seules ou en mélange, en cure de 1 à 2 mois, en infusion, en extrait fluide ou alcoolique à boire dans l’eau.

Le bourgeon de cassis en macérât glycériné est utile pour équilibrer le terrain allergique et diminuer l’inflammation.

En complément, des gélules de feuilles d’orties assurent un effet reminéralisant.

C’est utile dans le cas de surcharges acides qui déminéralisent, et aussi parce que l’ortie est connue pour tempérer les réactions allergiques. Enfin, il faut penser à complémenter son alimentation avec des vitamines C et D naturelles qui sont très importantes pour la peau, avec un effet bénéfique sur l’inflammation et l’allergie.

Des fleurs… dans votre fer à repasser

En ouvrant hier matin mon exemplaire de Plantes & Bien-Être, je suis une fois de plus tombé en admiration devant le foisonnement d’idées proposées pour mettre des plantes partout dans nos vies, et parfois pas du tout où on les attend. Un exemple : saviez-vous qu’on pouvait mettre des fleurs dans… son fer à repasser ?

Parfumer son linge, sans abîmer son fer et avec la senteur de son choix, c’est tout à fait possible grâce à une eau florale que l’on peut produire sans passer par un hydro-distillateur.

Voici une méthode innovante, facile à réaliser et adaptable.

Matériel et procédé pour réaliser son eau parfumée pour le fer :

  • Une bouteille d’eau déminéralisée pour éviter le calcaire
  • Une bouilloire, un entonnoir, un filtre
  • Un flacon d’huile essentielle (senteur au choix)
  • Des pétales de fleurs ou des zestes d’agrumes

Verser l’eau déminéralisée dans la bouilloire, porter à ébullition. Pendant ce temps, déposer quelques gouttes d’huile essentielle de lavande (ou de vétiver, de rose, de patchouli, d’orange douce…) sur un filtre de papier. On peut également déposer au fond du filtre des pétales de rose, des brins de lavande, des pétales de fleurs odorantes, des zestes d’agrumes…

Verser doucement l’eau bouillante sur ce mélange végétal et huiles essentielles. Laisser refroidir, filtrer l’eau parfumée, qui est maintenant prête être reversée dans le réservoir du fer.

Lorsque le fer à repasser va envoyer la vapeur, celle-ci sera chargée des notes volatiles apportées par l’eau parfumée. Le linge bénéficiera d’une personnalisation très aromatique et entièrement naturelle.

Le diabète en 3 chiffres à glacer le sang

Je suis toujours effaré de voir à quel point le diabète est parfois présenté dans les médias comme une maladie « banale ».

Sur les couvertures des magazines féminins de santé, on case le diabète dans un petit coin bien caché, histoire qu’il ne vienne pas gêner le sourire éclatant de la jeune femme qui fait toujours la une.

Eh bien, au risque de paraître rabat-joie, je dis, moi, que c’est le diabète qui devrait prendre la plus grande place sur la couverture tant cette maladie de plus en plus répandue a des conséquences lourdement invalidantes.

Le diabète est un problème à prendre TRÈS au sérieux. Si vous ne les avez pas lues, je vous invite à retrouver les lettres que j’ai déjà consacrées au sujet :

Mais si vous n’avez pas le temps, retenez bien ces trois informations qui résument l’ampleur du problème :

 

  • Un à deux sodas par jour suffisent pour aggraver le risque de diabète de type 2

La consommation régulière de boissons sucrées n’augmente pas seulement le risque de surpoids et d’obésité, mais aussi celui de diabète de type 2. Selon une étude menée en 2010 par les scientifiques de la Harvard School of Public Health, le risque de développer un diabète de type 2 augmente de 26 % chez les adultes qui boivent une ou deux canettes de boisson sucrée par jour par rapport à ceux qui n’en consomment que rarement.

  • La moitié des hommes diabétiques souffrent d’impuissance

Le diabète et l’impuissance vont souvent de pair. En altérant les nerfs et les vaisseaux, la maladie peut aussi altérer la sensation de désir et la capacité d’érection.
Selon l’American Diabetes Association, 35 % à 75 % des diabétiques souffrent d’un dysfonctionnement de l’érection – contre 26 % seulement dans l’ensemble de la population. En outre, chez les diabétiques, les troubles érectiles se manifestent dix à quinze ans plus tôt.

  • Le diabète cause 8000 amputations par an en France

Le diabète est la première cause d’amputation. Parce qu’il perturbe l’irrigation sanguine et la perception de la douleur dans les jambes et les pieds, le diabète peut provoquer des ulcères et des lésions chroniques. Résultat : près de 8.000 amputations dues au diabète sont réalisées chaque année en France. Or la majeure partie de ces interventions pourrait être évitée si le diabète était traité à temps.Alors comme disait l’autre, « prenez soin de votre corps, c’est le seul endroit où vous êtes obligé de vivre ».

Santé !

Gabriel Combris




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Une réponse à “Grand concours de vie saine (et pourquoi je ne participe pas !)”

  1. Daumont dit :

    Je suis « accro »a vos lettres et essaye de suivre vos conseils merci

    Je suis d accord que manger sain coûte très cher je trouve surtout pour les fruits
    Ex 1 kg de pommes a 3€et même plus pour moi c est du vol
    J aimerais que vous écriviez des exemples de petits déjeuners sains pour adultes et pour enfants ( a moins que je n ai fait l impasse sur un de vos articles qui en parle)
    Je lis ce qu’ il ne faut pas manger ok mais que faut il manger ?
    Merci encore et je pense en regardant autour de moi que les arguments contre la mal bouffe font leur chemin

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