Pas une maladie, vraiment ?

Ce n’est pas une maladie, et pourtant…

Elle abîme tout sur son passage, empêche l’initiative, la réalisation de ses envies, elle interdit de croire à ses rêves, elle engendre stress, angoisse, dépression et attire à vous manipulateurs et autres pervers narcissiques.

Elle ?

L’absence de confiance en soi.

Il y a ceux qui la ressentent au fond d’eux depuis toujours.

Et ceux qui découvrent ce « nénuphar » intérieur après un accident de la vie, un divorce, une sortie de piste, un échec professionnel etc.

Le nénuphar grandit, jusqu’à prendre toute la place. Jusqu’à étouffer tous les sentiments positifs.

Alors ce n’est peut-être pas une maladie, comme l’arthrose, le diabète ou la Parkinson, mais qu’importe le nom qu’on lui donne lorsqu’on comprend le mal qu’elle peut nous faire.

C’est pourquoi je voudrais aborder dans cette lettre quelques pistes de solutions possibles pour retrouver confiance, avec évidemment la réserve qu’on ne se transforme pas du jour au lendemain en général d’infanterie, conquistador ou autre tycoon d’Internet. 

Un objectif réaliste est de retrouver un état de confiance qui permette de se réaliser soi-même, en conservant sa personnalité.

Il y a pour cela des techniques, des plantes, des méditations qui peuvent aider à gagner en sérénité, et si vous voulez ajouter votre pierre à l’édifice sur le sujet, la section qui accueille vos commentaires au bas de ce message est faite pour ça !

Avez-vous la bonne… posture ?

Une des premières choses à faire, lorsque vous vous sentez triste, déprimé ou simplement « en retrait » est d’observer votre… posture.

Vous constaterez peut-être que vous êtes un peu avachi, la nuque et les épaules courbées, le regard vers le bas.

Pour les chercheurs en sciences cognitives, nos émotions et nos pensées influencent directement notre posture physique. On parle d’ailleurs de « langage non-verbal », c’est-à-dire ces attitudes, gestes et mimiques qui trahissent notre état intérieur, souvent bien malgré nous.

Mais l’inverse est aussi vrai : la façon dont on se tient peut modifier notre état intérieur. 

Des chercheurs en psychologie des universités de Harvard et de Berkeley ont publié dans le Journal of Association for psychosocial science une étude sur les « postures de pouvoir » qui révèle que les postures de « prostration » (tête baissée, jambes croisées, mains crispées, dos vouté) entretiennent un sentiment d’impuissance chez les individus.

À l’inverse, les postures « expansives » (bras grand ouverts, buste et tête fièrement redressés, torse bombé) alimentent un sentiment de puissance et de confiance en soi. La clé de tout ceci ? Nos hormones !

Les postures expansives vont doper notre sécrétion de testostérone, explique la responsable de l’étude, Amy Cuddy. Ce bond de testostérone va faire diminuer le niveau d’une autre hormone, le cortisol, qui, elle, est reliée au stress.

« En moins de deux minutes, il est possible de complètement faire basculer son état intérieur pour s’armer face aux situations de stress du quotidien », d’après Amy Cuddy.

Un peu comme les rugbymen néo-zélandais qui font le « Haka » pour se donner du courage avant un match, vous pouvez vous encourager vous-même dans votre salle de bain chaque matin avant de partir affronter le monde.

Au début, l’exercice vous paraîtra sûrement bizarre (et à votre entourage aussi…), mais cette gymnastique est utile pour développer une habitude : celle de puiser dans vos ressources intérieures pour affronter des situations quotidiennes difficiles.

Le sport… même si vous êtes fatigué

Dans la même lignée, il faut redire que les études ont montré que l’activité physique soutenue permet de réduire le stress, d’avoir un moral d’acier, de renforcer la confiance et l’estime de soi [1]  [2].

Pour les adultes à partir de 18 ans, les recommandations de l’Organisation mondiale pour la santé sont de 2 h 30 à 5 h d’activité hebdomadaire d’endurance modérée (marche, danse, jardinage etc.) pratiquée par tranche d’au moins 10 mn.

Ou au moins 1 h 15 à 2 h 30 d’activité d’endurance d’intensité soutenue (course à pied, musculation, travaux de force, natation rapide etc.). Ou une combinaison des deux types d’activité. Il est conseillé d’ajouter des exercices de renforcement musculaire au moins deux fois par semaine.

Si vous avez du mal à vous mettre au sport (fatigue plus ou moins chronique), certaines plantes dites adaptogènes – qui augmentent la capacité du corps à gérer toutes les sortes de stress – peuvent être d’une grande utilité pour se donner du courage.

Ces plantes qui ont été testées sur les militaires, les sportifs et même les cosmonautes soviétiques afin d’augmenter leurs performances !

Parmi elles, vous avez certainement entendu parler du ginseng (Panax ginseng), de l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) ou la rhodiole (Rhodiola rosea) qui sont d’après l’herbaliste Christophe Bernard, « d’excellents boosters, sans pour autant être des dopants ni des excitants ».

Vous pouvez aussi utiliser du lapacho, de la maca ou de l’aschwagandha (disponibles en magasins bio).

Si vous préférez une plante de nos régions, la gentiane (Gentiana lutea) est d’après l’herbaliste Christophe Bernard une excellente « tonique générale, digestive et améliore l’endurance ». Il fut d’ailleurs une époque où les coureurs du Tour de France ne s’en privaient pas.

Pour ces quatre plantes, choisissez une formule qui vous convienne sous forme de gélule, d’extrait fluide ou hydroalcoolique.

Faites une cure de 3 semaines, et renouvelez si besoin.

Petits décrochages organisés

Autre technique dont on parle beaucoup aujourd’hui, la méditation pleine conscience, qui consiste à poser son esprit ici et maintenant, à quitter l’agitation qui trouble notre esprit.

Plusieurs fois par jour, on peut arrêter de faire des choses, et se concentrer sur ce que nous sommes à l’instant présent. Cela consiste à :

  • Ecouter son cœur battre
  • Sentir sa respiration
  • Sentir ses membres, ce qu’ils font (mon bras est étendu le long de mon corps, les doigts de ma main caressent ma hanche etc.)
  • Regarder vraiment ce qu’il y a autour de soi
  • Ecouter les sons, les détailler
  • Etc.

Les études ont montré que ces petits décrochages, qui ne durent que quelques minutes, nous familiarisent avec notre monde intérieur et diminuent le risque de chute (ou rechute) dépressive ou anxieuse.

Une autre façon de « décrocher », en se donnant de la valeur, est de tenir un journal [3] où l’on peut noter ce qu’on fait de bien dans une journée. Sa lecture, dans les moments plus difficiles, agit un peu comme un baume du tigre posé sur l’âme. Apaisant et renforçant.

Elixirs, huiles et… une ressemblance troublante

Fleurs de Bach 

Le Dr Edward Bach (1886-1936), était un médecin anglais convaincu que les tensions émotionnelles consommaient gravement notre énergie vitale, et qu’elles étaient à l’origine de nos maladies.

Passionné par la botanique et les fleurs, il a établi une liste de 38 fleurs et plantes correspondant aux émotions et aux sentiments perturbateurs de notre équilibre intérieur.

Le Dr Bach a divisé les fleurs en 7 familles : la peur, l’incertitude, le manque d’intérêt pour le présent, la solitude, l’hypersensibilité aux idées et aux influences, l’abattement ou le désespoir et le souci excessif du bien-être des autres. D’après lui, les plantes qu’il a recensées ont le pouvoir d’inverser les sentiments négatifs et permettent de retrouver la sérénité intérieure.

Aujourd’hui encore, ces élixirs sont préparés selon le même protocole, respectant les directives du Dr Bach. Cueillies à l’aide d’un instrument, les fleurs – elles ne sont jamais touchées directement par l’homme – sont laissées un certain temps au soleil dans un bol d’eau de source. L’eau est ensuite filtrée et mélangée avec de l’alcool pour réaliser la teinture qui servira à la production des flacons du commerce.

Un spécialiste saura vous conseiller le mélange le plus adapté après vous avoir interrogé. Bien sûr, chacun peut aussi choisir à sa guise en se fiant aux caractéristiques de chaque fleur. Le choix doit cependant se limiter à six ou sept fleurs.

Pour préparer votre propre flacon, vous mettrez deux gouttes de chaque fleur sélectionnée dans un flacon teinté de 30 ml, avec pipette. Ensuite, ajoutez l’équivalent d’une cuillérée à café d’alcool pour la conservation et remplissez le reste du flacon avec de l’eau de source.

L’emploi de ces fleurs de Bach est régulièrement critiqué en raison d’absence de preuves scientifiques de leur utilité, mais il me semble qu’on ne perd rien à conduire l’expérience pour soi-même. D’ailleurs, dans certains pays comme la Suisse, le système de santé rembourse leur utilisation ; en Angleterre, elles peuvent même être prescrites par un médecin.

Laurier noble

Egalement réputé pour renforcer la confiance en soi, l’huile essentielle de laurier noble est d’après la spécialiste Elske Miles d’une grande « aide à se surpasser pour traverser les épreuves et nous permet d’accepter notre rayonnement personnel ».

Idéal en cas d’examen par exemple.

Appliquez une goutte sur la face interne des poignets et portez-les à vos narines pour respirer amplement et calmement.

La plante qui nous ressemble

« On pense que cette plante fut bien plus grande et plus haute autrefois, durant l’ère carbonifère, où elle pouvait alors mesurer plusieurs mètres et tout dominer. Le lycopode d’aujourd’hui bien au contraire pousse à l’ombre des autres, humblement », écrit le Dr Scimeca au sujet du lycopode, longue plante vivace dont les fructifications ressemblent à un épi doré.

Pas bien difficile, lorsqu’on est adepte de la théorie des signatures [4], de faire le parallèle avec l’être humain qui perd confiance…

Le lycopode n’a pas d’usage direct en phytothérapie mais il est utilisé en homéopathie sous le nom de Lycopodium.

Si Lycopodium est le médicament du « foie » et de la vésicule biliaire fragile, il est aussi le médicament des crises de « foi » plus ou moins dépressives, le médicament des tempéraments bilieux et des indigestions existentielles.

La posologie doit être déterminée avec un spécialiste.

Face aux tempêtes 

La Gheranda samhitâ est un texte classique du Hatha-Yoga [5] qui fait autorité au même titre que la « Hatha-Yoga-Pradîpikâ ».

Pour faire face aux tempêtes de la vie, elle conseille la position « Vrikshâsana », la posture de l’arbre : placer le pied droit contre la racine de la cuisse gauche et se tenir debout sur l’autre pied, tel un arbre en terre [6].  

Un arbre dressé vers le ciel dont les racines sont profondément plantées dans le sol. Un tel arbre assume son individualité et sait rester serein face aux événements extérieurs.

Il arrête de se laisser malmener par les vents et marées du stress ou des émotions fortes ! Cet exercice favorise l’ancrage, la stabilité émotionnelle et la confiance en soi et en la vie.

Un club à fuir… absolument

Pour finir, nous devons nous poser la question, parfois douloureuse, des fréquentations à changer absolument parce qu’elles nous font du mal.

Désolé de le dire aussi directement, mais il faut apprendre à dresser la liste des gens à éviter à tout prix dans notre entourage. Les jaloux, les manipulateurs, les pervers, les envieux, les avares du sentiment : fuyez-les !

Et privilégiez les gens qui savent voir aussi vos qualités, les mettre en lumière et les faire briller.

Sans taire vos défauts ou vos imperfections, mais qui, dans la relation amicale, savent que le mot qui compte, c’est « aimer ». Pas « juger ».

Santé !

Gabriel Combris

PS. Si vous avez des techniques efficaces pour aider à reprendre ou retrouver confiance, merci de les partager en commentaire de cette lettre.




Sur le même thème, vous aimerez sans-doute ...


Ostéoporose : n’écoutez pas tout ce qu’on vous dit Chère lectrice, cher lecteur, A propos de solidité des os, j’ai lu que deux médecins américains se disaient « très in...
Acné : ne mettez pas du Monsanto sur votre visage ! Et aussi : Vaincre la dépendance au sucre, Les 12 fruits et légumes les plus pollués, Un tue-mouches naturel « Mais ça...
Avez-vous l’esprit « petit banc » ? Je lisais récemment l’interview d’un certain Peter Thiel, entrepreneur à succès dans les technologies : il a fondé la so...

[1] Global health risks: mortality and burden of disease attributable to selected major risks. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2009.

[2] . Rapport sur la santé dans le monde, 2002 – Réduire les risques et promouvoir une vie saine. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2002.

[3] Voir à ce sujet la lettre PureSanté « Partez-vous souvent en sucette » : https://www.pure-sante.info/partez-souvent-sucette/

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_signatures

[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Hatha_yoga

[6] http://www.yogajournalfrance.fr/vrikshasana-la-posture-de-larbre/

12 réponses à “Pas une maladie, vraiment ?”

  1. L'HOSTE dit :

    pardon de poser cette question mais qui écrit vos articles? quelqu’un parlant la langue française fait-il une relecture ou bien est-ce un « robot » qui « balance » des articles piochés ici et là, afin d’envoyer un message à un grand nombre de personnes? je me pose la question de me désinscrire car pour moi Pure Santé perd de la crédibilité en envoyant de tel messages, dans une langue « approximative »!. Monique L’Hoste

  2. benesse dit :

    Bonjour, j’avance ma question avec prudence :
    Pourquoi dans un ascenseur, les individus semblent avoir perdu toute confiance ?
    Leur regard est tourné vers le bas, y’a t’il une explication
    médicale pour cette posture inconfortable de par sa présence ?

  3. brando dit :

    En ce qui concerne l’Aschwagandha, cette plante a un
    effet tonique et adaptogène, comme le Ginseng et la
    Rhodiole, mais peut avoir, paradoxalement, un effet
    sédatif à fortes doses, et prendre en compte aussi son
    effet stimulant de la thyroïde.
    Sa spécificité est de diminuer l’activité des cortico-
    surrénales, donc intéressant en cas d’hyperactivité de
    ces glandes ( mais cette plante ne suffit pas, à elle seule, en cas de syndrome de Cushing)).
    Effet dose-dépendant à prendre en compte, surtout
    en synergie avec d’autres plantes adaptogènes qui ont
    pour la plupart un effet stimulant des cortico-surrénales, sans oublier une autre plante, pas vraiment adaptogène, mais de référence pour ses effets « cortisone-like » : le Cassis .

    Jean-François Brando Naturopathe

  4. spirou56 dit :

    2 techniques que j’utilise :
    1- sur le mental
    Chaque fois que je n’ai pas le moral, ou que les chose vont mal, je me dis toujours qu’il y a pire que ça dans la vie, qu’il y a des gens bien plus malheureux que moi, etc…
    Mais ne pas oublier, dès que cela va mieux, de chercher à améliorer ma situation, à aller encore mieux, de faire encore plus…
    2- sur le physique
    Ma technique V.I.A. :
    Je ne suis pas naturellement taillé en V, je suis plutôt bâti en I ; mais je ne voudrais pas finir en A
    Conclusion : attention à ce que je mange et un peu de gym d’entretien

  5. Guimbard Marie dit :

    Juste un petit témoignage : au début de chaque cours d’éducation musicale, je propose un échauffement postural qui correspond exactement à vos indications : cela prend 4 à 5 mn, le temps d’une chanson : respiration, encrage, étirement, port de tête, ouverture du buste, des hanches, puis petite chorégraphie avec pivots 1/4, 1/2. 3/4. 1 tour entier avec la phrase magique, je sais où je suis, je sais où je vais. Cela permet de prendre conscience de son espace, de prendre la mesure de celui de l’autre et d’évoluer dans la conscience de faire partie d’un tout dans lequel on est reconnu.
    Après ça, tout le monde est à la fois apaisé, dynamisé, et complètement réceptif. Bref on est heureux et apprendre devient facile.
    La posture c’est essentiel !

  6. DELBART dit :

    masser le plexus solaire , zone de confiance en soi en somatothérapie 🙂

  7. Jaelle OUM dit :

    merci beaucoup. j’espère que cette article va m’aidé

  8. Nathalie Lemay dit :

    Sourire, forcer son sourire, sourire… cela change mon moral et mon attitude

    Imaginer des smileys partout, sur les murs de la maison ou du bureau, dans l’auto, sur l’autoroute … cela me fait sourire et change mon moral

  9. Christelle .J dit :

    Bonjour,

    Tout ce que vous avez dit est vrai. Pour ma part afin d’avoir confiance en moi, plusieurs choses sont à mon actif : je vais courir, je prends en fleur de Bach du Mimulus et je vois regulierement une acupunctrice qui me remet des energies, vitalité en place…

  10. Theryca dit :

    Juste ma petite pierre pour l’édifice.
    Ma technique a été la lecture sur internet, plus exactement de poser mes questions via un moteur de recherche. On découvre alors des tas d’idées qu’on ne cherchait pas, on découvre que notre problème n’est pas si unique que ça, on développe sa vie psychique, on grandit tout simplement. On découvre qu’après tout notre vie vaut bien celle des autres et on décide de créer sa propre vie en artiste.
    Le drame est d’abord que notre société nous entraîne ou nous menace de réussir dans une carrière ou une autre ; pour plaire ou pour un autre motif, on tente mille trucs sans conviction et on finit par haïr le monde entier. Donc s’entraîner à chercher de l’inspiration tous azimuts par la lecture. Dans ma famille, l’étude était un luxe pour les riches, pour le jour où les soucis de gestion matérielle seront résolus. Surtout oublier cette idée désastreuse, la lecture conduit vers des solutions qui permettent de gérer sa vie de façon efficace.
    J’espère être utile à quelques unes/uns.

  11. prevot dit :

    Je souhaiterais avoir quelques adresses d herboristes avec vente dur internet. Merci pour tous ces conseils.

    • brando dit :

      Je vous conseille l’herboristerie du Palais Royal, à Paris,
      01 42 97 54 68 (congés en ce moment)
      Celle de Lyon: herboristerie-de-lyon.com
      Sans oublier, en Belgique:
      herboristerieduvalmont.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *