On a tous dit « merci » à une plante

Le journal Plantes & Bien-Être a récemment demandé à ses lecteurs de raconter leur plus belle expérience ou leur souvenir le plus personnel avec une plante.

La rédaction a reçu des dizaines de lettres, dont certaines sont vraiment bouleversantes et témoignent de la profondeur de la relation que les êtres humains peuvent entretenir avec le monde végétal.

On y croise les merveilleuses plantes qui soignent et apaisent la douleur, celles qui nourrissent et celles qui sauvent. Mais pas seulement.

On découvre aussi l’histoire d’hommes et de femmes qui souhaitent faire vivre la connaissance des plantes, la transmettre à leurs enfants, leurs petits-enfants.

On pénètre dans un monde en vie, en marche, à contre-courant du prêt-à-soigner et du prêt-à-consommer que les laboratoires et les autorités sanitaires veulent nous imposer.

On découvre enfin un monde apaisé, ouvert, et accessible à tous dès lors qu’on a décidé de s’engager sur ce beau chemin.

J’avais simplement envie, dans la lettre d’aujourd’hui, de vous faire découvrir ces magnifiques histoires d’amour avec les plantes. Et si vous avez la vôtre à ajouter, n’hésitez pas à le faire en commentaire de cet article.

Un mot d’amour plus fort que la maladie

 

Mes parents font partie de cette génération où les adultes parlaient peu, où les gestes affectueux étaient rares, ce qui générait chez nous, les enfants, une forme inconsciente d’inquiétude.

Pourtant je me souviens qu’à la maison, hiver comme été, en toutes saisons, il y avait toujours, déposés sur la tablette de la cheminée, un bouquet du jardin, une fleur de montagne, une marguerite, un pied-d’alouette, une ipomée fragile, des primevères couchées sur une assiette, des violettes dans un verre à liqueur, une branche de fleurs de cerisier, des crocus intrépides, des pensées sauvages, des brassées de jonquilles ou une rose ancienne au parfum divin.

L’énumération de toutes ces fleurs et souvenirs me met en joie. Tous les jours, ma mère caressait de la main ou du regard le précieux cadeau fleuri.

Aujourd’hui, maman a la maladie d’Alzheimer à un stade avancé mais mon père, même très âgé, épuisé, triste, n’oublie jamais de poser une fleur sur la cheminée. Alors que maman, murée dans son silence, s’est retirée dans un autre monde depuis longtemps, elle a néanmoins, miraculeusement, toujours ce geste particulier qui n’appartient qu’à elle à l’attention de la fleur offerte, comme des mots d’amour.

 Séverine L.

Les légumes de ma grand-mère

 

Je suis née aux USA où j’ai été gardée par ma grand-mère pendant quelques années. Elle était fermière et faisait beaucoup de choses par elle-même, des choses aussi variées que des conserves ou des couvertures…Un jour que je courais partout – j’étais toujours pieds nus – j’ai malencontreusement marché sur une planche où dépassaient des clous rouillés.Bien sûr, j’ai saigné… ma grand-mère a tout de suite appliqué, en dessous mon pied, une grosse compresse de betterave écrasée avec plein d’oignons. Je l’ai gardée toute la journée et toute la nuit. Le lendemain grand-mère m’a refait une compresse avec, cette fois, uniquement des oignons. Deux jours plus tard, elle me posait un petit pansement sous le pied et c’était fini.  

Aline B.

Des règles moins douloureuses

 

Quand j’étais toute jeune, un jour que je souffrais de règles douloureuses, ma grand-mère m’avait fait une infusion de plantain qui m’avait soulagée totalement. 

Patricia P.

Secrets provençaux

 

 J’avais 19 ans, je venais d’arriver en France, je ne parlais presque pas français. Je me suis retrouvée dans un petit village du sud de la France où, le soir, les vieilles femmes se retrouvaient pour prendre le frais. Je me joignais à elle. Elles m’apprenaient le français, mélangé à du provençal, et m’enseignaient ce qu’elles connaissaient des plantes.

 Un monde s’ouvrait devant moi. Ainsi, les feuilles de cet arbre devant la maison que j’habitais (un tilleul) pouvaient m’aider à bien dormir, le thym qui sentait si bon soignait mon mal de gorge et me donnait de l’énergie le matin, le romarin soignait mon foie qui souffrait un peu du changement de régime. Pour mes problèmes de femme, il y avait la sauge. On la trouvait quelque part sur la colline ; il fallait aller la chercher à une demi-heure de marche. J’y suis allée. « Et tant que tu y montes, rapporte-nous donc des feuilles d’olivier pour la tension. » Quel plaisir ! Une très vieille dame, bien en forme, originaire des Alpes, m’a parlé de l’intérêt de la cure de gentiane, au printemps, pour bien nettoyer son foie des excès de l’hiver. Je l’ai faite, et 45 ans après, je me souviens encore de son goût amer !

 Confucius disait que si un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que lui donner un poisson. Moi, je dis que si les humains souffrent dans leur corps (et même dans leur tête !) mieux vaut leur enseigner le pouvoir des plantes que leur indiquer la pharmacie la plus proche !

 Angeline

Les souvenirs de Tata Lavande

 

 Je me souviens que gamine, vers 10 ans, j’avais des crises de foie à répétition. Il suffisait par exemple que je mange 3 ou 4 pêches, pas forcément des aliments difficiles à digérer ou des sucreries. On ne savait pas d’où ça venait, c’était comme ça… J’étais écœurée, je vomissais, complètement « à plat ». À la longue, cela devenait fatigant.

 Mon père avait un remède magique : le Raphanus ! Une boîte vert sapin avec des ampoules : j’en prenais deux tout de suite, puis une 3 heures après et cette crise de foie disparaissait automatiquement. Il y a 40 ans, ça paraissait étrange mais ça marchait.

 Je me souviens surtout du goût que je trouvais infâme ! Mais ça valait mieux que d’être malade… Habitant alors à Lyon, on ne savait pas encore en quoi consistait ce remède. C’était le « Raphanus », un point c’est tout ! C’est plus tard, à Paris, que j’ai découvert qu’il s’agissait du radis noir…

 Inconsciemment ou pas, mon père m’a beaucoup appris sur la nature et les plantes : d’origine auvergnate, on allait marcher en forêt quand on partait en Haute-Loire. Il aimait planter des arbres partout où il passait, comme Giono. Il me parlait des sittelles, ces oiseaux qui marchent la tête en bas pour descendre d’un arbre… Quand le coucou chantait, il me disait qu’il m’appelait et je répondais à l’oiseau que j’étais là. Que de souvenirs !

 L’importance de cette transmission est énorme. Aujourd’hui, je me soigne beaucoup avec la phytothérapie, les huiles essentielles et les médecines alternatives. Je m’intéresse à tout cela. J’essaie aussi de transmettre à mon tour. Les petits-neveux m’appellent « Tata Lavande » et leurs parents ont toujours une huile essentielle de lavande dans leur pharmacie !

 Sylvie D.

Vive les grands-mères !

 

 Ma grand-mère se soignait uniquement par les plantes. Pendant les vacances d’été j’allais lui récolter le serpolet pour ses tisanes d’hiver.

 Ce souvenir est persistant dans ma tête, car je recherche désespérément cette petite plante cousine du thym à chacune de mes promenades dans la campagne des Vosges.

 Enfants, nos petits bobos et écorchures étaient soignés avec un léger pansement, composé d’un pétale d’iris macéré dans l’alcool.

 Vive la reine-des-prés ! Premier refroidissement, éternuement… Il faut se préparer un litre de tisane à boire toute la journée. C’est radical.

 Quel bonheur de connaître les plantes de notre environnement et leurs bienfaits. Cet hiver j’espère terrasser la bronchite avec ma récolte de pâquerettes issues de ma pelouse.

 MP.

Au revoir les verrues

 

 Voici une recette avec des huiles essentielles :

 – 30 ml d’huile végétale

 – 36 gouttes d’huile essentielle de tea tree

 – 36 gouttes d’huile essentielle de ravintsara

 À appliquer matin et soir avec un coton-tige jusqu’à disparition. Pour ma fille de 6 ans qui avait 6 verrues à un pied, c’est parti en moins de 2 mois. C’est radical, c’est parfait et ça ne brûle pas.

 Émeline L.

 Je voudrais apporter mon expérience personnelle sur le traitement des verrues avec la chélidoine. Une seule application ne suffit pas, il faut être très persévérant. Quelquefois, une application quotidienne pendant plusieurs semaines… Mais ça finit toujours par être efficace.

 Mireille L.
 

 Ma mère m’emmena spécialement chez les voisins qui avaient dans leur jardin un figuier. Elle cueillit une figue non mure, d’où il sortait un lait rare et odorant. Elle appliqua une goutte sur la verrue. Le lendemain la verrue n’était qu’une trace gonflée quelque peu rosâtre. Une autre application suffit pour faire disparaître la verrue.

 J’ai depuis réutilisé ce remède avec mes enfants sans même avoir besoin de la seconde application. Le lait sortant de la figue doit être très jeune. J’exerce souvent ce « miracle » de grand-mère et quelques autres…

 Ilana Z.

Aïe, ça pique !

 

 J’adore jardiner et parfois je me fais piquer par une ortie ou une fourmi. Pour calmer la douleur, je frotte ma petite blessure avec des feuilles de plantain qui pousse dans la pelouse. La douleur se calme immédiatement.

 Marine R-S.

 Quand j’étais petite, nous frottions des pétales de soucis sur nos piqûres d’insecte et s’il n’y avait pas de soucis nous prenions de l’argile – parfois même de la terre ! – avec de la salive pour faire une pâte. Cela calmait les piqûres de guêpes en attendant de rentrer à la maison… et bien souvent cela suffisait, alors nous continuions de jouer !

 Patricia T.

Quand ça brûle !

 

 Après une brûlure, non seulement pour calmer la douleur mais pour soigner réellement la brûlure, il faut mettre une rondelle de citron dessus et la renouveler selon l’intensité de la brûlure. N’hésitez pas, si la brûlure est large, à remettre une tranche de citron jusqu’au lendemain, voire jusqu’au surlendemain ou jusqu’à ce que la rougeur ait disparu. Le citron vert est encore meilleur que le jaune, mais ce dernier est déjà très efficace.

 J. L.

L’Huile de millepertuis de ma maman

 

 Avec ma maman, nous allions l’été cueillir des petites fleurs jaune foncé qui ressemblent à du millepertuis. Je ne me rappelle pas combien de fleurs on utilisait pour 1 flacon. On les mettait dans de l’huile d’olive. À cette époque, on ne parlait pas encore de bio ! On mettait le flacon au soleil et on le laissait faire son travail. Lorsque l’huile avait pris une belle couleur ambrée, maman la filtrait et on avait, pour l’année, un remède contre les brûlures et les coups de soleil.

 Lise F.

Les miracles du « guérisseur silencieux »

 

 Je voulais vous parler de l’aloe véra barbadensis. Cette plante appelée suivant les pays : fontaine de jouvence, élixir de longue vie, remède harmonique, guérisseur silencieux, lys du désert ou encore la plante miracle (la liste est longue) est connue pour ses vertus hydratantes et cicatrisantes. Mon frère de 60 ans avait une tonsure depuis de longues années. Il a utilisé le gel de la plante en application sur son crâne et l’a également bu additionné d’eau pendant 9 mois. Ses cheveux ont totalement repoussé. Son coiffeur a même cru qu’il avait fait des implants !

 Micheline B.

 Je voudrais vous indiquer une composition efficace pour soulager le zona : je prélève directement du gel d’aloe vera de la feuille d’aloès que j’ai coupée à la base. J’y ajoute 7 gouttes d’HE de Niaouli et 7 gouttes d’HE de Lavande officinale. Les douleurs et les brûlures sont immédiatement calmées par ce mélange. Les vertus de l’aloe vera sont innombrables.

 Madeleine H.

 Toute mon enfance, j’ai souffert de crises d’asthme et on m’a fait avaler du sirop d’eucalyptus amer à m’en rendre malade, sans parler de l’essence de niaouli que je ne peux plus sentir sans m’étouffer… ce n’était vraiment pas marrant.

 Quand mon fils a commencé à avoir des crises d’asthme lui aussi, j’avais vraiment mal au cœur jusqu’au jour où mon père m’a dit de lui faire une cure avec du sirop de miel et de feuille d’aloe vera fait maison.

 Chaque année, pendant environ 10 ans, à la période fraîche mon fils avait sa bouteille de sirop d’aloe vera à boire matin et soir à raison d’une cuillerée à soupe. Aujourd’hui, il a 17 ans et il n’a plus de crises, à part un peu d’essoufflement s’il attrape une grosse grippe, ce qui lui arrive rarement.

 Cette plante est miraculeuse ! On s’en sert aussi pour les problèmes de peau, la grippe quand on a une toux grasse, parce qu’elle permet de faire partir les glaires, les brûlures évidemment, d’où son nom familier de plante à brûlures, etc.

 Franciska

Le cocktail anti-angine

 

 Je voudrais évoquer un souvenir d’enfance. Jeune, je souffrais souvent d’angine. Un jour ma mère m’a dit connaître un bon moyen de soigner cette maladie :

 7 jeunes pousses de ronces infusées quelques minutes, on ajoute une cuillerée à café de miel et une aspirine réduite en poudre.

 Avec cette décoction, on procède ensuite à un gargarisme. Impressionnant ce qui se détache des amygdales ! En renouvelant cela pendant quelques jours, on guérit l’infection sans antibiotiques.

 Eliane L.

Le chou des mille vertus

 

 Les grandes feuilles du chou de Milan, passées sous un rouleau à pâtisserie et mises en cataplasme sur la poitrine, ont stoppé les graves bronchites auxquelles mon fragile organisme succombait régulièrement à une certaine époque. La sensation de mieux-être était presque immédiate.

 Pierre

Les crevasses

 

 Lorsque mon grand-père avait des crevasses très handicapantes aux mains, il remplissait les fentes douloureuses par de la résine qu’il recueillait sous l’écorce de l’arbre. C’est un peu confus pour moi, mais je suis sûre que c’était de la résine de pin.

 Cela le soulageait et refermait rapidement la crevasse.

 Joselyne

Pour soigner l’herpès buccal

 

 Mettez une goutte d’HE de tea tree sur un coton-tige plus deux gouttes d’eau. Tamponnez le bouton deux, trois fois par jour (davantage si ça « chauffe » beaucoup). C’est tout. C’est radical pour moi, j’espère pour vous aussi.

 Anne D.

Un début de fièvre

 

 Essence de lavande sur le front, d’une tempe à l’autre, plusieurs fois dans la journée quand vous êtes au tout début de la fièvre. Guérison assurée… en tout cas pour moi !

 Jean

Les plantes de mon enfance

 

 Deux souvenirs me reviennent à l’esprit quand je pense aux plantes bienfaisantes utilisées dans mon enfance : l’utilisation de morceaux d’ail à maintenir sur des verrues à l’aide d’un sparadrap pour les faire disparaître à jamais en quelques jours. RADICAL ! Et les infusions de feuilles de sauge (laissez bouillir quelques minutes puis laissez refroidir légèrement) dans lesquelles je trempais de gros morceaux de ouate que je tamponnais sur mon visage pour calmer les fortes poussées d’acné. Cela faisait baisser l’inflammation, la rougeur et la douleur…

Philippe P.

Santé !

Gabriel Combris




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5 réponses à “On a tous dit « merci » à une plante”

  1. Pruzan dit :

    Bonjour ! Nerf sciatique lésé après opération. Tous les médecins m’ont condamnée à souffrir le restant de ma vie. Puis j’ai découvert (site Althéa-Provence) la TM de Hypéricum perforatum (millepertuis), l’ « arnica des nerfs » 30 gouttes deux fois par jour. Finies les douleurs ! Attention quand même aux incompatibilités médicamenteuses et aux effets sur la psyché. Moi, aucun problème.
    Il faut le savoir et le dire !

  2. Ali dit :

    6 verrues au pied ? C’est pas abusé ?

  3. Voldoire dit :

    Il y a des erreurs dans votre commentaire.

  4. Voldoire dit :

    J ai lu votre article mais il y a certaines erreurs. Ce n’est pas les feuilles de tilleul, mais les fleurs de tilleul pour mieux dormir. Pour guérir les plaies ce sont les pétales de lis blanc et non les pétales iris. Attention à ce que vous écrivez.

  5. olivier dit :

    Ce qui me dérange dans cette lithanie de louanges à la plante , c’est qu’elle ne parle que de petits bobos :
    la plante pour le bobo et le médecin pour le coup dur alors que dans la réalité c’est l’inverse : la plante est inefficace pour les bobos et le médecin est inefficace pour les maladies sérieuses La médecine est symptomatique elle ne traite que le bobo mais pas le terrain alors que la plante traite non pas le bobo mais plutôt le terrain je pense par exemple à la centaine de plantes qui drainent les émonctoires
    Attention je n’ai pas dit que les plantes traitaient la cause mais uniquement le terrain ce qui est déjà beaucoup mieux que la médecine symptomatique du docteur ensuite le naturopathe achèvera la maladie en faisant son étiologie .

    Olivier Barraillé
    Naturopathe

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