Vous partez souvent en « sucette » ?


Un vieil Indien explique à son petit-fils que chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille.

Le premier loup représente la sérénité, l’amour et la gentillesse.

Le second loup représente la peur, l’avidité et la haine.

« Lequel des deux loups gagne ? » demande l’enfant.

« Celui que l’on nourrit » répond le grand-père.

Sagesse amérindienne

 

 

Je suis sûr que vous faites parfois ce curieux voyage.

Vous êtes en train d’éplucher des carottes, d’attendre à un feu rouge, de regarder le paysage qui défile à la fenêtre d’un train. Et soudain, sans que vous vous en rendiez compte, vos pensées vous débordent, elles quittent l’instant présent.

Vous ne percevez plus rien de ce qui vous entoure. Les sons, les images, c’est comme si quelqu’un avait appuyé le bouton off de la télécommande.

Vous entrez alors dans un monde différent.

Ce monde peut être magnifique, peuplé d’images agréables ou émouvantes.

Mais il peut aussi être noir, lourd, violent. Habité de pensées obsédantes qui viennent faire l’assaut de votre forteresse mentale.

Des événements de votre vie y sont revus sous un angle négatif.

Par exemple, vous avez envoyé un email à un ami qui ne vous a pas encore répondu…

Et là, c’est parti. Ça commence doucement : « Bon, il exagère, quand même ». Et puis vous montez d’un cran : vous vous dites que « c’est parce qu’il vous méprise… »

Un instant, la raison essaie de vous convaincre : « Mais non, tu te trompes, c’est juste qu’il n’a pas eu le temps de te répondre… ». Mais c’est inutile, les digues ont cédé, vous montez à nouveau d’un pallier : « dans le fond, il m’a toujours méprisé ». Et encore un cran : « ce c… n’a jamais été mon ami, d’ailleurs la prochaine fois que je le verrai, je vais lui remettre les pendules à l’heure. Lui, il a toujours tout eu sur un plateau alors que moi, etc… »

WOOWOWOOW, on se calme !!!!

Je vous rappelle qu’au début de cette lettre, vous épluchiez tranquillement des carottes… et là, vous êtes en train de « partir en sucette » tout seul [1]. Dans un dessin animé, vous seriez représenté par un petit personnage avec de la vapeur qui lui sort de la tête tellement il est en surchauffe…

Les psychologues, eux, appellent ça des ruminations.

Au lieu de chercher la façon dont on pourrait résoudre une situation, notre esprit se concentre sur les questions qu’elle engendre et les inquiétudes qui y sont liées.

« Nos pensées négatives gonflent comme une pâte avec de la levure. Au début, elles se focalisent sur l’événement qui vient d’avoir lieu, puis, peu à peu, elles glissent vers d’autres situations du passé, du présent, brassant pêle-mêle nos doutes les plus intimes », explique Susan Nolen-Heksema, professeur de psychologie de l’université du Michigan.

Une étude qu’elle a conduite sur 3000 personnes choisies au hasard a découvert que 63 % des jeunes adultes et 52 % des personnes de plus de 40 ans ont régulièrement ces ruminations (on les appelle des overthinkers en anglais, littéralement ceux qui pensent trop).

Pour Susan Nolen-Heksema, c’est une « manifestation d’hypersensibilité » qui entraîne « des torrents de préoccupations », et qui peut conduire à la dépression ou à l’angoisse chronique [2].

Techniques pour redescendre sur terre

Aussi vite qu’elle est arrivée, la rumination peut repartir.

On se retrouve alors à nouveau dans l’instant présent, son épluche-carotte à la main… Un peu éprouvé (et un peu honteux) quand même.

D’autant que cela ne veut pas dire qu’on en a fini avec la rumination. Si l’on ne fait rien, elle ressurgira bientôt pour nous emprisonner dans des sentiments comme la colère, l’amertume, la jalousie. Et il ne faut pas se tromper. La victime de ces sentiments négatifs, ce n’est pas cet ami qui tarde à répondre et à qui l’on s’en prend, c’est nous-même.

Alors, que faire ?

La première technique consiste à poser son esprit ici et maintenant. C’est ce qu’on appelle la méditation pleine conscience.

Plusieurs fois par jour, on peut arrêter de faire des choses, et se concentrer sur ce que nous sommes à l’instant présent. Cela consiste à :

  • Ecouter son cœur battre
  • Sentir sa respiration
  • Sentir ses membres, ce qu’ils font (mon bras est étendu le long de mon corps, les doigts de ma main caressent ma hanche etc. )
  • Regarder vraiment ce qu’il y a autour de soi
  • Ecouter les sons, les détailler
  • Etc.

Les études ont montré que ces petits décrochages, qui ne durent que quelques minutes, nous familiarisent avec notre monde intérieur et diminuent le risque de chute (ou rechute) dépressive ou anxieuse.

Un autre exercice intéressant est d’écrire tous les jours son journal intime ou, pour parler un petit peu haut de gamme, devenir diariste :

« Le diariste se prend lui-même comme objet d’observation, d’enregistrement, d’analyse et de jugement. Il se place en retrait des autres, séparé de la société et même de ses proches [3]. ».

 

Voici ce qu’écrivait le diariste Maine de Biran (1766-1824) à propos de son journal intime :

 

« Je suis seul, près de mon feu, retenu dans ma chambre par un froid très piquant survenu dans la nuit […]. Puisque je n’ai rien de mieux à faire, que je suis incapable en ce moment de me livrer à aucune étude suivie, il faut que je m’amuse à réfléchir sur ma position actuelle, sur l’état de mon cœur, dans cette époque de ma vie… »

 

Certains diaristes, comme Benjamin Constant, vont jusqu’à rédiger leur journal avec des caractères cryptés pour que les lecteurs éventuels ne puissent pas le déchiffrer. La liberté est alors totale : il est possible de tout dire dans le secret de son journal puisque ce qui est écrit n’est pas destiné à une communication sociale.

Ce travail de clarification, qui ne prend pas plus de 5 à 10 minutes, a des vertus thérapeutiques encore largement insoupçonnées.

Reprenons l’exemple de cette rumination à l’égard d’un ami un peu lent à répondre. Voilà ce qu’on pourrait écrire à ce sujet dans un journal intime.

 

« Cher journal,
Aujourd’hui j’ai pensé à François, à qui j’ai envoyé un email et qui ne m’a pas encore répondu.
Son silence m’a mis en rage. Je me suis dit qu’il se moquait de moi, qu’il me méprisait, que c’était la preuve qu’il n’avait jamais été mon ami. J’ai pensé que cela n’a rien d’étonnant dans le fond : pour lui, la vie est facile, alors que pour moi… J’ai pensé :  voilà un homme qui prend les choses et les gens quand ça l’arrange, et qui les jette ensuite ».

 

En écrivant ces lignes, on mesure mieux à quel point ces pensées sont excessives, déconnectées de la réalité.

Le fait de les consigner dans un journal les fait apparaître telles qu’elles sont, nues, débarrassées des justifications qu’on cherche à leur donner mentalement.

Une fois que c’est écrit on se dit : « c’est du grand n’importe quoi, mais qu’est-ce qui me passe par la tête, parfois ???? »

Il est alors plus facile de prendre un peu de distance avec ces ruminations et de choisir, comme dans le conte du début de cette lettre, de ne plus les nourrir, pour ne pas les faire grandir.

D’ailleurs, si vous avez vos techniques pour regagner en calme lorsque vous montez dans les tours (méditation, respiration, exercice physique etc.), faites-nous part de vos expériences.

Amicalement,

Florent Cavaler





52 réponses à “Vous partez souvent en « sucette » ?”

  1. Françoise Bonvarlet dit :

    Absolument vrai ! Lorsque cette situation m arrive ,sans culpabiliser,mais consciente de ma façon de réagir,je constate et repense systématiquement aux « accords Tolteques »et je rectifie ! Nous avons tous besoin de notre petite aide personnelle ! Le principal c est d être conscient de celà ! Merci pour cet article que je partage avec des amies !

  2. Cocu Catherine dit :

    En n’ayant pas de pensées négatives, je ne peux pas parler d’expérience, aussi, je  » nourris seulement le premier loup ». Cependant, je peux vous parler d’une méthode contre les ruminations , c’est la pratique de sports demandant beaucoup de concentration et là, je peux vous parler de mon expérience, par exemple, j’ai fait sport auto qui exige une totale très grande concentration et, aussi, le karaté qui demande une concentration sur les mouvements

  3. Jobart Jeannine dit :

    Pour gérer nos ruminations, ne pas oublier la puissance de la prière.

  4. BOUSSOUF dit :

    Bonjour à vous, je suis entrain de vous lire et suis tout à fait d’accord ligne par ligne avec tout ce que vous avez indiqué puisque je le retrouve complètement la dedans. J’apprécie entièrement PureSante qui porte bien son titre.

  5. Geneviève BARBIAN dit :

    Bonjour
    Quand le petit vélo s’empare de mes pensées, je prends des bourgeons de marronnier blanc des fleurs de Bach et je vais dans la nature auprès de mon arbre favori (un cèdre du Liban) et je récite le mantra « oui » une vingtaine de fois bien fort pour faire vibrer mon ventre. Et bien sûr je reste vigilante pour me concentrer dans le moment présent, sur les gestes que j’accomplis.
    Geneviève

  6. Victoria dit :

    Grande ruminatrice (je suis de l’élément TERRE), je « débranche » en me projetant dans un paysage où j’ai connu le bonheur. Reviennent alors les sensations de ces moments, odeurs, chaleur… Et je retrouve paix, joie, sérénité…
    Il peut arriver que ça persiste. Dans ce cas, j’ouvre ma « boîte magique », laquelle a le pouvoir de dissoudre ou transformer tout ce que j’y place.Cela peut paraître enfantin pour certains, mais ça fonctionne pour moi.
    Bien sincèrement
    Victoria

  7. NATHALIE MESKENS dit :

    Bonjour,
    J ai adoré votre article sur la rumination.
    Metci

    Nathalie

  8. NATHALIE COULON dit :

    Bonjour,
    En réponse à votre mail d’hier, je vous partage mon expérience.

    La pleine conscience est en effet un moyen très efficace de revenir à l’ici et maintenant et de calmer ses anticipations et émotions négatives.
    L’idée de noter ses « ruminations » est intéressante pour prendre du recul et constater qu’en effet on va très loin parfois.

    Pour ma part, il y aurait un autre travail à faire (à partir de nos notes ou bien sans rien noter): c’est de mettre des mots sur ce que l’on ressent dans son corps et dans son cœur: nos ressentis, nos émotions. C’est un travail d’introspection, un RV avec soi-même.

    Il est très important de nommer nos émotions pour pouvoir les reconnaître, les accueillir et les accepter sinon elles reviendront en force plus tard. Reconnaître une émotion, la voir, l’observer, ça veut dire reconnaître une partie de soi qui s’exprime et veut nous dire quelque chose. Bien sûr, c’est un vrai travail que de parvenir à l’accueillir et l’accepter. C’est un cheminement vers soi. L’idée étant de se dire que nos émotions ont une raison d’être là.

    Le travail suivant c’est donc de se demander: « en quoi cette émotion parle de moi? »
    Sachant qu’une émotion négative cache un besoin fondamental insatisfait (sécurité, respect, reconnaissance, amour, affection, solidarité…), je peux donc me poser ces questions: « Quel est mon besoin derrière l’émotion que je ressens? de quoi aurais-je besoin en ce moment? »

    Du coup, on avance dans le processus car après avoir nommé et reconnu notre émotion, nous avons pu identifier notre besoin.

    Maintenant vient la phase de demande dont l’objectif est de satisfaire notre besoin. « Que pourrais-je demander à cette personne? Que pourrais-je faire autrement ? » En gardant bien en tête que c’est une demande et non une exigence ! La personne à qui l’on fait une demande a elle-même des besoins et peut elle aussi faire une demande.
    Alors commence la danse de la communication. On parle de CNV (communication non violente) ou de communication consciente en Gestalt :
    – la personne tracassée peut d’abord reprendre le contexte, le point de départ de l’histoire de façon la plus factuelle et objective possible (comme si elle décrivait un film).
    – Ensuite cette personne peut dire ce qu’elle ressent (« Je ressens.. » éviter le « tu » accusateur, le « tu » qui tue la communication),
    – puis dire ce dont elle aurait besoin (« J’aurais besoin de … »)
    – et enfin faire une demande à l’autre.
    C’est alors au tour de l’autre de respecter le même processus : observation factuelle, émotion ressentie, besoin et demande.
    Si le respect et la bienveillance sont là de part et d’autre, ce dialogue permettra à chacun de se sentir reconnu, entendu et respecté dans ses besoins et une solution qui convient à chacun sera trouvée. Ce n’est pas un compromis dans lequel chacun se sent lésé, mais plutôt une solution choisie en conscience et avec responsabilité dans laquelle chacun se sent d’égale valeur.

    Tout ce processus peut déjà se faire dans sa tête. C’est un vrai travail d’introspection qui amène énormément de changements dans notre vision et nos ressentis des expériences que nous vivons. Sans doute que d’écrire ce processus peut être une vraie aide.
    La Gestalt Thérapie est aussi la thérapie de l’ici et maintenant. Elle nous accompagne dans ce type de processus d’introspection, de compréhension de nous-même, de mise en lumière de nos fonctionnements et permet ainsi de nous connaître, nous respecter avec bienveillance, de trouver et choisir des solutions concrètes pour nous sentir plus en accord avec nous-même et nous sentir plus libéré au quotidien (moins victime, de nous-même, des autres, de la vie).

    Pour ma part, j’ai découvert la CNV il y a 7-8 ans, puis la Gestalt Thérapie il y a 6 ans. C’est une philosophie de vie qui libère, régule, responsabilise, redonne du pouvoir et du sens dans sa vie.

  9. Pamart monique dit :

    Bjr. Je prends fleurs de bach…white chestnut…..et hop toutes les pensées de rumination envolées.

  10. Frédéric Barbaut dit :

    Pour ma part, c est le rire qui semble la technique la plus facile a appliquer; en effet , nos problèmes sont souvent bien futiles et on pourrait les relativiser… Du coup, bien qu on n en ait pas l envie, en se forçant un peu , on commence a en rire puis l on continu gaiement… Pour un effet régénérant garanti….

  11. Nacéra dit :

    Bonjour,
    Je vous remercie pour votre article si bienveillant. à l’égard de soi-même !
    Je ressens ces « ruminations » aussi comme un « parasitage » dans mes pensées. ceux-ci nous empêchent d’agir naturellement dans les diverses situations de la vie. Cela me fait penser à un boulet que je m’attacherais pour avancer avec difficulté…

    Merci encore pour cette prise de conscience !
    Je vous souhaite tout le bonheur que vous pourrez penser …

  12. Girard dit :

    Bonjour ,
    Je suis une grande ruminatrice
    Et aujourd’hui .
    ,Pour la première fois , j’ai fait ça:
    Je me suis assise face au soleil (par bonheur .
    , le temps était magnifique aujourd’hui ) en tailleur donc , me concentrant uniquement sur ma respiration , le chant des oiseaux et mon chat qui venait se frotter contre ma main abandonnée sur mon genoux …. Mais quelle douceure , et quel apaisement

  13. DECANTE Claude-Blandine dit :

    Complément à M/Msge précédent, arrivé tronqué car amputé des 3 citations bêtement mises par moi entre guillemets! (excusez-moi; c’est le manque d’habitude)
    La 1ère c’est le titre = ON EST FOUTU , ON PENSE TROP
    La 2nde c’est = Dans l’esprit où meurt le petit moi , il y a une éblouissante apparition ; quelque chose que seul le silence peut décrire..
    La dernière (pour repérer sans erreur le Psaume 30) la
    voici = En Toi Seigneur j’ai mon refuge ……..Ecoute et viens me délivrer…………..
    Mes ami(e)s, Replacez-les au bon endroit ((attention ! : pour la dernière, c’est 1 smiley qui s’est introduit en lieu et place des guillemets!)) pour que mon message vous soit de quelque utilité – Cordialement – Cl-Bl.

  14. Marielle Poliquin dit :

    Bonjour, moi, quand je me prend à me faire des scénarios,
    Je m’arrête, et je me dis je te prends encore! Là je prends le temps de regarder vite fait , et je me dis que je suis mignonne, et que peut être. Tout ce bla bla, c’ est à moi que je m’adresse! Car toute jeune j’ai compris que si je pointe quelqu’un, c’ est à moi que j’envoie le message. Et plus l’ égo est reconnu, plus tout se calme.

  15. DECANTE Claude-Blandine dit :

    Bonjour – Justement je viens de lire 1 petit bouquin d’un thérapeute canadien le Dr Serge MARQUIS traitant avec humour de ce problème de « ruminations négatives & toxiques » qu’il nomme « notre hamster tournant dans sa cage ». . Voici l’ultime phrase de son texte : <> – Cela encourage à essayer de se débarrasser de cette pollution intérieure !
    Personnellement j’y arrive en me plongeant 20 à 30 minutes dans ces jeux qu’on recommande pour garder nos neurones bien vifs = mots fléchés ,etc, et surtout PUZZLES variés (2 sites pour adultes trouvés sur LeNET). CA DEPAYSE suffisamment pour balayer les sottises qui me négativisaient! –
    Si je suis au lit, empêchée par celles-ci de trouver le sommeil : je me récite 1 ou 2 psaumes (comme le début du 30ème qui commence par 🙂 En général je n’arrive pas jusqu »au bout de ma récitation : je m’endors enfin, apaisée!!
    Bon courage à vous toutes & tous ! – Crdlnt – Cl-Bl.

  16. Laurence Vivas dit :

    J’ai un chemin de vie difficile et je souffre de ruminations jusqu’à la dépression. Ma foi en Jésus Christ me sauve ! Régulièrement je me recentre sur son modèle, son Amour. Je lui écris tout les matins.

  17. Zolnai Marianne dit :

    Je suis arrivée à être contente de moi-même grâce à la prière et en rélataivisant les choses en accompagnant mon mari en fin de vie

  18. BOUCHER Catherine dit :

    La rumination… Vaste sujet. Je lutte, car quand la rumination s’empare de moi, je suis capable d’aller très, très loin. Et soudain, je sors de ma torpeur de ruminant et je reprends conscience comme si je venais de voir un film au cinéma et que la salle se rallumait. Je suis toute étourdie par ce flot de pensées. Mon moulinage m’a emportée très loin. Je me suis montée la tête contre ce que je considère comme une injustice que l’on ma faite, et comment il a pu faire ça ? Et comment vais-je réagir ? Et je me vengerais, et il va voir ce qu’il va voir, non mais ! Et puis je tombe du haut de mes pensées et je regarde où je suis, ce que j’étais en train de faire quand j’ai commencé : Je suis plutôt ridicule ! Moi, je combats avec la sophrologie. Qui consiste à prendre conscience pleinement de ici et maintenant : L’endroit où je me trouve, la couleur des murs, la forme des meubles… Ce que je sens dans mon corps : je le visite par la pensée, par le toucher, en ressentant mon souffle qui passe par mes narines, frais quand il entre, tiède quand il sort. Je remarque les battements de mon coeur, je fais attention aux vêtements qui me touchent : leur douceur ou leur rugosité, je fais attention aux plus minuscules frétillements qui parcourent ma peau. Je suis là. Maintenant. Vivante. Et tout est bien.

  19. Gueguin dit :

    Je m en remets à la providence
    Et me dis que ce n est pas à moi de traiter de ce sujet

  20. Marie dit :

    Pour moi, une seule solution : le qi-gong ! Je l’ai découvert il y a un an grâce à vos publications sur le sujet, et j’y ai trouvé le calme et le bien-être que je recherchais depuis que j’ai perdu mon mari il y a 8 ans. Je pratique une heure par jour et quand cela ne m’est pas possible (je souffre de fibromyalgie) je sens que ça me manque aussi bien psychologiquement que physiquement, mais la maladie fait que parfois j’ai même du mal à m’habiller et à vivre ma journée, donc, ces jours là, je me contente de méditer en pleine conscience.

  21. hennart dit :

    Votre message tombe à point. Je viens, en effet, d’avoir un problème récurent avec une connaissance. J’ai un peu « ruminé » ces derniers jours. Dans ces cas là, mon remède c’est de marcher. En effet, la marche m’apaise et je peux alors me concentrer sur les beautés de la nature, me ressourcer et surtout, vider mon esprit. Ca me fait le plus grand bien. Essayez donc !

  22. Pascal MALCZUK dit :

    Bonjour, pour ma part pas plus tard qu’hier j’ai essayé la technique respiratoire de Wimhof et c’est assez bluffant. Personnellement, je travaille sur mes crises de colère qui est également de mon point de vue une forme de rumination. Avec cette technique, après l’exercice vous ressentez un apaisement, une distance par rapport à l’événement qui vous a fait sortir de vous. Une manière aussi de prendre de la distance.

  23. michèle dit :

    La prière du cœur, pratiquée par les chrétiens orthodoxes, consiste à « ruminer » ou « prier sans cesse » la même phrase : « Seigneur Jésus, fils du Dieu vivant, prends pitié de nous pécheurs. »
    Avec un peu d’expérience, cette pratique peut nous conduire à la Paix qui attend de s’exprimer en nous, et ceci malgré l’agitation du monde extérieur. auquel nous ne pouvons pas nous soustraire.

  24. Martine dit :

    Tout simplement un grand merci de ce rappel à
    ICI ET MAINTENANT

  25. Robert BOGLER dit :

    En plein dans le mille, je rumine et j ecris un journal. J AI AUSSI LE LIVRE DE CHRISTOPHE ANDRE méditer jour apres jour.
    Merci pour cet article Gabriel.

  26. Daniel Cousseau dit :

    Ce sujet me rappelle un peu l’ émission télévisée avec Pascal Soetens : le grand frère. Il essaie de ramener à la raison des ados en difficulté et en fin d’ émission il les filme en pleine crise. Quand les jeunes revoient la scène ils sont choqués de leur comportement vis à vis de leur famille.
    Nous sommes tous un peu pareil. Nous ne voyons pas forcément l ‘amplitude que peuvent prendre nos défauts dans la routine de notre vie. J’ ai un frère qui parle fort, on a toujours l’ impression de se faire disputer, lui dit que non. Certains donneront dans la critique, d’ autres dans la vulgarité. etc… sans pour autant s ‘en rendre compte. D ‘ailleurs nos proches savent bien nous le rappeler. Nous devons être à l ‘ écoute.
    Quand Jesus a été crucifié sur La Croix, il dit à son père en parlant de ses bourreaux : pardonnez leur ils ne savent pas ce qu’ils font.

  27. christine dit :

    j’ai viré tous ceux qui me faisait ruminer, bon débarras !
    Ça a été la meilleure solution, Ce n’était pas des gens fiables puisqu’ils m’ont fait ruminer. C’est comme de jeter ce qui ne sert plus ou prend de la place dans un garage, quel soulagement après ! Essayez et vous verrez le résultat , bonheur garanti.

  28. Pierrette Robert dit :

    Les ruminations… les jeter dans le sac poubelle !!!

  29. Claudette FOUSSIER dit :

    Oui je suis d’accord avec vous et je me suis inscrite plusieurs fois en faisant un effort financier très important et j’ai eu la mauvaise surprise d’avoir dans un même mois plusieurs prélèvements SEPA. C’est ainsi que je me suis trouvée dans le rouge.
    Mon problème est facile à comprendre: 76 ans vivant seule, petite retraite qui fait qu’il ne me reste que 350 € pour vivre après déduction de mon loyer et de toutes les charges. Je ne peux m’en sortir, me privant de tout, même de nourriture! Je me demande si je ne vais pas être obligée d’aller au restos du coeur. Alors comment faire pour acheter tous les produits naturels que vous conseillez. J’ai aussi des gros problèmes de santé et même avec une mutuelle, par exemple je ne peux pas me faire poser d’appareils dentaires, ni d’appareils auditifs, très mal remboursés. Notre jeune monarque en plus va augmenter ma CSG de 1,70 %. Je lui ai envoyé déjà plusieurs courriers, car ce monsieur prétend qu’avec 350 € pour vivre je suis riche. Voyez je désespère, mais comment faire, ce n’est pas à mon âge que je vais faire des dettes. Si vous avez une solution pour m’offrir ce luxe, dites le moi. Merci de votre écoute.

  30. Valérie ARNO dit :

    Bonjour,
    J’ai bien ri en lisant votre article sur les ruminations. Et ça m’a remis dans le bain de ce qu’enseigne mon coatch d’accomplissement de soi : ne plus alimenter ces pensées négatives (ou ruminations) pour ne pas les faire grandir et recourir justement à la méditation pour nous aider à rester dans le moment présent. Le problème c’est qu’au travail, dans la rue ou dans les magasins, il y a toujours du monde autour de soi. Et je me sentirai ridicule de recourir à cette pratique, étant déjà plutôt maladroite dans ce domaine, pas bien habituée. D’autant qu’il est préférable d’être seul à ce moment-là. Non ? bref, votre récit est bien vivant et amusant, ce qui permet de mieux l’enregistrer dans notre cerveau 🙂 Merci à vous.

  31. ravon dit :

    Bonjour, cette lettre m’a beacoup plu , elle est vrai je me suis totalement reconnu, je suis une personne hyper-sensible et je rumine souvent, alors pour lacher prise je fais du yoga cela me fait énormément de bien.merci je vois que je ne suis pas seul…..

  32. Rey dit :

    Bonjour.C’est exactement ça.Douter, prendre des résolutions drastique , mais celles ci s’effondrent au prochain contact,puis ça recommence,et ainsi de suite.Ce manque de confiance en soi est extrêmement agressif et ronge le mental,le charisme, l’intelligence,le physique et finalement l’image de soi. C’EST l’enfer. Merci de m’avoir permis d’exprimer cela.

    • Marianne Munger dit :

      Bonsoir Rey,

      Vous avez trouvé la clé de « l’histoire » en disant que ces ruminations, échecs… font perdre la confiance en soi.

      Donc si on réfléchit : plus on manque de confiance en soi, plus on en manque envers les autres et plus on échaffaude des suppositions sur ceci, sur cela, on rumine etc etc.

      Alors que, probablement au départ, nous sommes amenés à douter des autres parce que nous doutons en tout premier lieu de nous-mêmes.

      Et ainsi tel un cercle vicieux, on ne s’en sort pas.

      C’est ce que j’ai compris, que je voulais partager avec vous car en prenant conscience de ce qui ne va pas chez soi, cela permet probablement de régler les interactions avec les autres.

      Mttez votre imagination à des choses agréables, que vous aimez et plus à des ruminations, n’emportez pas dans vos poches les gens, situations etc… par lesquels c’est vous qui vous retrouvez « perdant », que la vie ne devient pas plus facile de jour en jour…

      J’espère avoir été d’un peu « d’aide » et je peux vous dire que la maladie CESTAKOSEDE est une des plus mauvaise, car ce n’est pas à cause des gens, mais bien de ce que nous voulons bien faire de ce que très souvent nous imaginons selon notre propre manière de voir les choses.

      Dans un monde peuplé de « tous les mêmes » ce serait certainement très triste.

      Alors… foutez-vous de tout cela et réfléchissez si c’est vous qui en tout premier lieu n’avez (n’aviez) pas confiance en vous.

      Bien cordialement.

  33. Noelle dit :

    Je ne vous vois jamais mentionner les Fleurs de Bach, merveilleux remèdes. Il existe une fleur contre les ruminations, White Chestnut qui, associée à d’autres fleurs relatives aux causes ou corollaires de cet état, peut vous en débarrasser.

  34. Cadillac Henri dit :

    Bonsoir,
    A propos du cholestérol vous devriez dire que c’est l’escroquerie du siècle passé et proposer de lire « L’HORRIBLE VÉRITÉ SUR LE CHOLESTÉROL » de Michel de Lorgeril. Il faut cesser de dénoncer le cholestérol qui est une escroquerie de « Big Pharma » comme vous dites

  35. Colette dit :

    Bonsoir,
    Les ruminations polluent, empoisonnent. Mon antidote, j’écris, je viens d’apprendre que j’étais une diariste 🙂 et depuis lundi, je peins. Et c’est magique car je me sens entièrement dans le moment présent et après je me sens bien, heureuse, légère et calme. Merci pour cet article.
    Bonne soirée.

  36. Caro dit :

    merci pour le thème et l’article. Mais pourquoi écrire « poser son esprit ici et maintenant c’est ce qu’on appelle la méditation pleine conscience.  » ? C’est une philosophie bien plus ancienne que la pleine conscience de John Kabat Zihn qui a créé une « méthode » qui s’approprie les sagesses orientales. C’est du Yoga, de la pratique boudhiste, de la sagesse Zen, de Lao Tseu etc … et de fait comme l’écrit Sissi Naturo, Eckhart Tolle l’a super bien expliqué dans ses livres et lui ne se revendique d’aucun courant, il reconnaît qu’il n’a rien inventé, mais il transmet.ces sagesses, en termes d’aujourd’hui. Cordialement,

  37. Eschbach Michel dit :

    Bonjour,
    Je vous remercie pour vos gentils conseils. En ce qui me concerne, j’ai pu me libérer complètement de la maladie. grâce à un art énergétique pratiqué depuis 30 ans; j’ai entre autres pu me passer totalement de médicaments, même naturels
    Salutations cordiales
    ,

  38. anita dit :

    bonsoir
    un processus d accommodation sera necessaire pour s adapter aux schemas mentaux anciens et ajouter des informations nouvelles.Apres un événement fort triste
    notre vision du monde subit une sorte d effondrement: dompter les pensees est necessaires plutot que les supprimer.
    s arreter sur un object , un endroit, une pensee un recit une lettre un poeme … sur quelque chose que l on trouve beau , cela peut detourner nnos pensees negatives.s efforcer de voir le meilleur peut etre d une grande aide .ne pas voir que soi

  39. françoise dit :

    merci à vous tous pour ces excellents conseils, non seulement je rumine, mais c’est si fort que je pars en déprime, depuis quelques semaines je tente petit à petit la méditation en pleine conscience, sinon je peins ou me met au piano, mais cette bataille est compliquée, j’espère y arriver et retrouver le plein bonheur parmi les miens

  40. anne dit :

    Eh oui , moi aussi je rumine parfois , surtout quand on me déçois . Ce qui me fait du bien dans ces moments c’est l’exercice physique en extérieur, courir ou marcher vite.
    Mais j’ai déjà pensé à écrire , et maintenant que vous le suggérer aussi je crois que je vais m’y mettre . Merci.

  41. Catherine dit :

    Excellente idée que le journal intime! Je suis « diariste » depuis des décennies. J’écris ce qui m’enrage ou me perturbe dans un cahier, puis je le remets dans sa boîte. C’est comme si le sentiment négatif était transféré de moi au cahier. Je ressens chaque fois du soulagement et peux ensuite replonger dans mes tâches.
    Merci de cet article intéressant!

  42. Berenger dit :

    Cher Gabriel,
    Merci de me conforter dans mes idées :
    Selon ma propre expérience, nous nous acceptons mieux également en nous calmant et en nous pardonnant d’être ce que nous sommes (Puisque personne n’est parfait ! Ce qui n’exclut évidemment pas le fait de vouloir se perfectionner : mais attention, pour pouvoir se pardonner efficacement afin de ne plus reproduire ses propres erreurs; il est naturellement impératif d’ouvrir les yeux sur celles-ci ):

    Écrit pour mon compte personnel à 50 ans environ :
    La solution est en nous mêmes.

    Tiens, ce matin l’ours gronde : il voit dans sa trogne tout le malheur du monde le narguer ! Alors il grogne !
    Dans la chaleur de l’été, qui pourrait l’apaiser ? Tous les oiseaux, apeurés, se sont vite envolés…
    Seul, avec son problème, il pleure tout de même et se calme lui-même, résolvant son dilemme.
    Les solutions existent : la rage nous les cache. Calmons-nous, réfléchissons, en nous donnant le pardon.
    Sûrement le problème réside en nous-mêmes ! Quant à la délivrance : par notre endurance, la foi en notre chance, un peu d’intelligence et très peu d’indolence nous fait gagner d’avance !

    Et les critiques des autres ?

    Il faut les éclairer de son propre jugement : corriger ce qui nous semble valable et laisser de côté tout ce qui est dicté par la jalousie, la bêtise ou la méchanceté.

    Écrit en 2002 :
    Une piqûre de moustique.
    Tu la grattes, elle rougit la peau aux alentours ; tu l’ignores, elle disparaît !…
    D ‘où la comparaison que je fais avec l’impact que peut avoir une critique sur notre psychologie intérieure.

    Une critique, çà pique ! Deux critiques, on s’explique. Trois, et puis plus, c’est un lapsus ! Là, le cactus donne un rictus !
    Si l’on peut croire cette histoire : il faut que la conscience aie cru perdre d’avance.
    Autrement l’insolence atteignant fort l’outrance, c’est par l’indifférence qu’il faut laver l’offense.
    Amicalement : Geneviève.

  43. Julika dit :

    Pour sortir des basses fréquences, je fais une technique toute simple, qu’un enfant même peut faire :
    1. Je me rends compte que je ‘rumine’ en plein, je fais tout de suite surgir une instance d’observation de soi (qu’on a tous) : une partie de moi, un observateur neutre et distant, qui observe sans juger apparait et je laisse la rumination se faire et une part de moi regarde ça attentivement, sans chercher si c’est bien ou mal, on s’en fiche.
    2. Tout à coup, me vient l’idée d’observer l’instance de moi-même qui m’observait. et ensuite, de se poser la question de : qui observe la part de moi qui observe ? et ainsi de suite, ça peut partir dans une sorte de mise en abyme un peu déroutante. On fini par contacter des parts de nous qui sont très très loin de nos problèmes de terriens de chair, et quand on revient, on est calme, pff tout parti.
    C’est tout bête mais en fait primordial car ainsi, ma conscience ordinaire ne s’identifie plus à l’égo (mon personnage) mais à ma Conscience (divine?).
    C’est la porte de sortie de la Matrice Infernale ; cachée au fin fond du corps, au seuil notre Conscience,
    Merci à Gabriel, qui ne porte peut-être pas ce prénom angélique par hasard : )

  44. Pierre du Québec dit :

    Un gros et grand merci pour ce email, grand cadeau que tu nous donne, je pense bien m’en acquérir la sagesse et nourrir le loup aimant qui voit la vie du bon coté, encore une fois mille mercis.

  45. Antonucci Grazia dit :

    Bonsoir. Je suis une « ruminante ». Cela ne pouvait durer alors j’ai trouvé des trucs fort efficaces: j’apprends des chansons de variété et je chante lorsque je dérive; Je me récite un poème. Ou alors c’est nouveau et facile à pratiquer, vous placez votre main gauche sur la tranche devant votre chakra coeur et de la main droite que vous placez sous la main gauche, vous tournez celle ci dans le sens des aiguilles d’une montre quelques secondes. Super! Grace

  46. Catherine Four dit :

    Un autre tres bon livre et conseille est le livre de Rhonda Byre « The Secret » . Il explique tres bien la methode d’attraction, attraction en tout genre of course. Une methode facile et ma foi marche tres bien pour moi.
    Merci pour ce pourquoi de ruminations… ;))

  47. montier katherine dit :

    le « petit vélo dans la tête » ça me connait bien!!! mais la fleur de Bach « white chestnut » fonctionne très bien sur moi : j’en prends jusqu’à temps que mes pensées redeviennent positives….ou que je me rendorme. dailleurs le « rescue nuit » en contient en spray c’est bien pratique la nuit!!
    on m’a conseillé « méditer jour après jour » avec Christophe André en CD

  48. Dethy Caty dit :

    Bonjour,

    J’utilise une variante du journal personnel : le journal créatif.
    C’est un journal intime non conventionnel, un outil d’exploration de soi qui allie les mondes de l’écriture, du dessin et du collage de façon originale et créative. C’est une méthode qui s’inspire de l’art thérapie. Il s’agit de créer un espace pour laisser émerger des ressentis intérieurs et ainsi avoir accès à ses ressources personnelles. J’explique comment cela fonctionne dans mon livre (L’art thérapie et l’EFT pour transformer votre vie. Ed. Quintessence 2016) si vous êtes intéressés d’en savoir plus.

    Bonne journée.

    Caty Dethy

  49. sissi naturo dit :

    Bonsoir,
    Merci pour ce bel article sur » le moment présent »…Je viens de parcourir le livre : LE « POUVOIR DU MOMENT PRESENT » de ECKHART TOLLE, un pur chef d’oeuvre.. En vivant dans l’instant présent, nous transcendons notre égo et accédons à « un état de grâce, de légèreté et de bien-être »…le début d’une profonde métamorphose pour beaucoup de personnes …
    En vous souhaitant une bonne lecture….Bien à vous..

  50. Chiron Gérard dit :

    Une Lapalissade que de dire que ce que vous écrivez, c’est comme vouloir enfoncer une porte ouverte…
    Mais comme tout ce qui est simple devrait être évident pour chacun de nous ; merci de rappeler ces évidences que nous prenons un malin plaisir d’occulter de notre conscience. POURQUOI ???
    Merci pour ces rappels de Vie ou de Sagesse. Merci et encore merci
    GC

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *