Vous partez souvent en « sucette » ?


Un vieil Indien explique à son petit-fils que chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille.

Le premier loup représente la sérénité, l’amour et la gentillesse.

Le second loup représente la peur, l’avidité et la haine.

« Lequel des deux loups gagne ? » demande l’enfant.

« Celui que l’on nourrit » répond le grand-père.

Sagesse amérindienne

 

 

Je suis sûr que vous faites parfois ce curieux voyage.

Vous êtes en train d’éplucher des carottes, d’attendre à un feu rouge, de regarder le paysage qui défile à la fenêtre d’un train. Et soudain, sans que vous vous en rendiez compte, vos pensées vous débordent, elles quittent l’instant présent.

Vous ne percevez plus rien de ce qui vous entoure. Les sons, les images, c’est comme si quelqu’un avait appuyé le bouton off de la télécommande.

Vous entrez alors dans un monde différent.

Ce monde peut être magnifique, peuplé d’images agréables ou émouvantes.

Mais il peut aussi être noir, lourd, violent. Habité de pensées obsédantes qui viennent faire l’assaut de votre forteresse mentale.

Des événements de votre vie y sont revus sous un angle négatif.

Par exemple, vous avez envoyé un email à un ami qui ne vous a pas encore répondu…

Et là, c’est parti. Ça commence doucement : « Bon, il exagère, quand même ». Et puis vous montez d’un cran : vous vous dites que « c’est parce qu’il vous méprise… »

Un instant, la raison essaie de vous convaincre : « Mais non, tu te trompes, c’est juste qu’il n’a pas eu le temps de te répondre… ». Mais c’est inutile, les digues ont cédé, vous montez à nouveau d’un pallier : « dans le fond, il m’a toujours méprisé ». Et encore un cran : « ce c… n’a jamais été mon ami, d’ailleurs la prochaine fois que je le verrai, je vais lui remettre les pendules à l’heure. Lui, il a toujours tout eu sur un plateau alors que moi, etc… »

WOOWOWOOW, on se calme !!!!

Je vous rappelle qu’au début de cette lettre, vous épluchiez tranquillement des carottes… et là, vous êtes en train de « partir en sucette » tout seul [1]. Dans un dessin animé, vous seriez représenté par un petit personnage avec de la vapeur qui lui sort de la tête tellement il est en surchauffe…

Les psychologues, eux, appellent ça des ruminations.

Au lieu de chercher la façon dont on pourrait résoudre une situation, notre esprit se concentre sur les questions qu’elle engendre et les inquiétudes qui y sont liées.

« Nos pensées négatives gonflent comme une pâte avec de la levure. Au début, elles se focalisent sur l’événement qui vient d’avoir lieu, puis, peu à peu, elles glissent vers d’autres situations du passé, du présent, brassant pêle-mêle nos doutes les plus intimes », explique Susan Nolen-Heksema, professeur de psychologie de l’université du Michigan.

Une étude qu’elle a conduite sur 3000 personnes choisies au hasard a découvert que 63 % des jeunes adultes et 52 % des personnes de plus de 40 ans ont régulièrement ces ruminations (on les appelle des overthinkers en anglais, littéralement ceux qui pensent trop).

Pour Susan Nolen-Heksema, c’est une « manifestation d’hypersensibilité » qui entraîne « des torrents de préoccupations », et qui peut conduire à la dépression ou à l’angoisse chronique [2].

Techniques pour redescendre sur terre

Aussi vite qu’elle est arrivée, la rumination peut repartir.

On se retrouve alors à nouveau dans l’instant présent, son épluche-carotte à la main… Un peu éprouvé (et un peu honteux) quand même.

D’autant que cela ne veut pas dire qu’on en a fini avec la rumination. Si l’on ne fait rien, elle ressurgira bientôt pour nous emprisonner dans des sentiments comme la colère, l’amertume, la jalousie. Et il ne faut pas se tromper. La victime de ces sentiments négatifs, ce n’est pas cet ami qui tarde à répondre et à qui l’on s’en prend, c’est nous-même.

Alors, que faire ?

La première technique consiste à poser son esprit ici et maintenant. C’est ce qu’on appelle la méditation pleine conscience.

Plusieurs fois par jour, on peut arrêter de faire des choses, et se concentrer sur ce que nous sommes à l’instant présent. Cela consiste à :

  • Ecouter son cœur battre
  • Sentir sa respiration
  • Sentir ses membres, ce qu’ils font (mon bras est étendu le long de mon corps, les doigts de ma main caressent ma hanche etc. )
  • Regarder vraiment ce qu’il y a autour de soi
  • Ecouter les sons, les détailler
  • Etc.

Les études ont montré que ces petits décrochages, qui ne durent que quelques minutes, nous familiarisent avec notre monde intérieur et diminuent le risque de chute (ou rechute) dépressive ou anxieuse.

Un autre exercice intéressant est d’écrire tous les jours son journal intime ou, pour parler un petit peu haut de gamme, devenir diariste :

« Le diariste se prend lui-même comme objet d’observation, d’enregistrement, d’analyse et de jugement. Il se place en retrait des autres, séparé de la société et même de ses proches [3]. ».

 

Voici ce qu’écrivait le diariste Maine de Biran (1766-1824) à propos de son journal intime :

 

« Je suis seul, près de mon feu, retenu dans ma chambre par un froid très piquant survenu dans la nuit […]. Puisque je n’ai rien de mieux à faire, que je suis incapable en ce moment de me livrer à aucune étude suivie, il faut que je m’amuse à réfléchir sur ma position actuelle, sur l’état de mon cœur, dans cette époque de ma vie… »

 

Certains diaristes, comme Benjamin Constant, vont jusqu’à rédiger leur journal avec des caractères cryptés pour que les lecteurs éventuels ne puissent pas le déchiffrer. La liberté est alors totale : il est possible de tout dire dans le secret de son journal puisque ce qui est écrit n’est pas destiné à une communication sociale.

Ce travail de clarification, qui ne prend pas plus de 5 à 10 minutes, a des vertus thérapeutiques encore largement insoupçonnées.

Reprenons l’exemple de cette rumination à l’égard d’un ami un peu lent à répondre. Voilà ce qu’on pourrait écrire à ce sujet dans un journal intime.

 

« Cher journal,
Aujourd’hui j’ai pensé à François, à qui j’ai envoyé un email et qui ne m’a pas encore répondu.
Son silence m’a mis en rage. Je me suis dit qu’il se moquait de moi, qu’il me méprisait, que c’était la preuve qu’il n’avait jamais été mon ami. J’ai pensé que cela n’a rien d’étonnant dans le fond : pour lui, la vie est facile, alors que pour moi… J’ai pensé :  voilà un homme qui prend les choses et les gens quand ça l’arrange, et qui les jette ensuite ».

 

En écrivant ces lignes, on mesure mieux à quel point ces pensées sont excessives, déconnectées de la réalité.

Le fait de les consigner dans un journal les fait apparaître telles qu’elles sont, nues, débarrassées des justifications qu’on cherche à leur donner mentalement.

Une fois que c’est écrit on se dit : « c’est du grand n’importe quoi, mais qu’est-ce qui me passe par la tête, parfois ???? »

Il est alors plus facile de prendre un peu de distance avec ces ruminations et de choisir, comme dans le conte du début de cette lettre, de ne plus les nourrir, pour ne pas les faire grandir.

D’ailleurs, si vous avez vos techniques pour regagner en calme lorsque vous montez dans les tours (méditation, respiration, exercice physique etc.), faites-nous part de vos expériences.

Santé !

Gabriel Combris




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30 réponses à “Vous partez souvent en « sucette » ?”

  1. michèle dit :

    La prière du cœur, pratiquée par les chrétiens orthodoxes, consiste à « ruminer » ou « prier sans cesse » la même phrase : « Seigneur Jésus, fils du Dieu vivant, prends pitié de nous pécheurs. »
    Avec un peu d’expérience, cette pratique peut nous conduire à la Paix qui attend de s’exprimer en nous, et ceci malgré l’agitation du monde extérieur. auquel nous ne pouvons pas nous soustraire.

  2. Martine dit :

    Tout simplement un grand merci de ce rappel à
    ICI ET MAINTENANT

  3. Robert BOGLER dit :

    En plein dans le mille, je rumine et j ecris un journal. J AI AUSSI LE LIVRE DE CHRISTOPHE ANDRE méditer jour apres jour.
    Merci pour cet article Gabriel.

  4. Daniel Cousseau dit :

    Ce sujet me rappelle un peu l’ émission télévisée avec Pascal Soetens : le grand frère. Il essaie de ramener à la raison des ados en difficulté et en fin d’ émission il les filme en pleine crise. Quand les jeunes revoient la scène ils sont choqués de leur comportement vis à vis de leur famille.
    Nous sommes tous un peu pareil. Nous ne voyons pas forcément l ‘amplitude que peuvent prendre nos défauts dans la routine de notre vie. J’ ai un frère qui parle fort, on a toujours l’ impression de se faire disputer, lui dit que non. Certains donneront dans la critique, d’ autres dans la vulgarité. etc… sans pour autant s ‘en rendre compte. D ‘ailleurs nos proches savent bien nous le rappeler. Nous devons être à l ‘ écoute.
    Quand Jesus a été crucifié sur La Croix, il dit à son père en parlant de ses bourreaux : pardonnez leur ils ne savent pas ce qu’ils font.

  5. christine dit :

    j’ai viré tous ceux qui me faisait ruminer, bon débarras !
    Ça a été la meilleure solution, Ce n’était pas des gens fiables puisqu’ils m’ont fait ruminer. C’est comme de jeter ce qui ne sert plus ou prend de la place dans un garage, quel soulagement après ! Essayez et vous verrez le résultat , bonheur garanti.

  6. Pierrette Robert dit :

    Les ruminations… les jeter dans le sac poubelle !!!

  7. Claudette FOUSSIER dit :

    Oui je suis d’accord avec vous et je me suis inscrite plusieurs fois en faisant un effort financier très important et j’ai eu la mauvaise surprise d’avoir dans un même mois plusieurs prélèvements SEPA. C’est ainsi que je me suis trouvée dans le rouge.
    Mon problème est facile à comprendre: 76 ans vivant seule, petite retraite qui fait qu’il ne me reste que 350 € pour vivre après déduction de mon loyer et de toutes les charges. Je ne peux m’en sortir, me privant de tout, même de nourriture! Je me demande si je ne vais pas être obligée d’aller au restos du coeur. Alors comment faire pour acheter tous les produits naturels que vous conseillez. J’ai aussi des gros problèmes de santé et même avec une mutuelle, par exemple je ne peux pas me faire poser d’appareils dentaires, ni d’appareils auditifs, très mal remboursés. Notre jeune monarque en plus va augmenter ma CSG de 1,70 %. Je lui ai envoyé déjà plusieurs courriers, car ce monsieur prétend qu’avec 350 € pour vivre je suis riche. Voyez je désespère, mais comment faire, ce n’est pas à mon âge que je vais faire des dettes. Si vous avez une solution pour m’offrir ce luxe, dites le moi. Merci de votre écoute.

  8. Valérie ARNO dit :

    Bonjour,
    J’ai bien ri en lisant votre article sur les ruminations. Et ça m’a remis dans le bain de ce qu’enseigne mon coatch d’accomplissement de soi : ne plus alimenter ces pensées négatives (ou ruminations) pour ne pas les faire grandir et recourir justement à la méditation pour nous aider à rester dans le moment présent. Le problème c’est qu’au travail, dans la rue ou dans les magasins, il y a toujours du monde autour de soi. Et je me sentirai ridicule de recourir à cette pratique, étant déjà plutôt maladroite dans ce domaine, pas bien habituée. D’autant qu’il est préférable d’être seul à ce moment-là. Non ? bref, votre récit est bien vivant et amusant, ce qui permet de mieux l’enregistrer dans notre cerveau 🙂 Merci à vous.

  9. ravon dit :

    Bonjour, cette lettre m’a beacoup plu , elle est vrai je me suis totalement reconnu, je suis une personne hyper-sensible et je rumine souvent, alors pour lacher prise je fais du yoga cela me fait énormément de bien.merci je vois que je ne suis pas seul…..

  10. Rey dit :

    Bonjour.C’est exactement ça.Douter, prendre des résolutions drastique , mais celles ci s’effondrent au prochain contact,puis ça recommence,et ainsi de suite.Ce manque de confiance en soi est extrêmement agressif et ronge le mental,le charisme, l’intelligence,le physique et finalement l’image de soi. C’EST l’enfer. Merci de m’avoir permis d’exprimer cela.

    • Marianne Munger dit :

      Bonsoir Rey,

      Vous avez trouvé la clé de « l’histoire » en disant que ces ruminations, échecs… font perdre la confiance en soi.

      Donc si on réfléchit : plus on manque de confiance en soi, plus on en manque envers les autres et plus on échaffaude des suppositions sur ceci, sur cela, on rumine etc etc.

      Alors que, probablement au départ, nous sommes amenés à douter des autres parce que nous doutons en tout premier lieu de nous-mêmes.

      Et ainsi tel un cercle vicieux, on ne s’en sort pas.

      C’est ce que j’ai compris, que je voulais partager avec vous car en prenant conscience de ce qui ne va pas chez soi, cela permet probablement de régler les interactions avec les autres.

      Mttez votre imagination à des choses agréables, que vous aimez et plus à des ruminations, n’emportez pas dans vos poches les gens, situations etc… par lesquels c’est vous qui vous retrouvez « perdant », que la vie ne devient pas plus facile de jour en jour…

      J’espère avoir été d’un peu « d’aide » et je peux vous dire que la maladie CESTAKOSEDE est une des plus mauvaise, car ce n’est pas à cause des gens, mais bien de ce que nous voulons bien faire de ce que très souvent nous imaginons selon notre propre manière de voir les choses.

      Dans un monde peuplé de « tous les mêmes » ce serait certainement très triste.

      Alors… foutez-vous de tout cela et réfléchissez si c’est vous qui en tout premier lieu n’avez (n’aviez) pas confiance en vous.

      Bien cordialement.

  11. Noelle dit :

    Je ne vous vois jamais mentionner les Fleurs de Bach, merveilleux remèdes. Il existe une fleur contre les ruminations, White Chestnut qui, associée à d’autres fleurs relatives aux causes ou corollaires de cet état, peut vous en débarrasser.

  12. Cadillac Henri dit :

    Bonsoir,
    A propos du cholestérol vous devriez dire que c’est l’escroquerie du siècle passé et proposer de lire « L’HORRIBLE VÉRITÉ SUR LE CHOLESTÉROL » de Michel de Lorgeril. Il faut cesser de dénoncer le cholestérol qui est une escroquerie de « Big Pharma » comme vous dites

  13. Colette dit :

    Bonsoir,
    Les ruminations polluent, empoisonnent. Mon antidote, j’écris, je viens d’apprendre que j’étais une diariste 🙂 et depuis lundi, je peins. Et c’est magique car je me sens entièrement dans le moment présent et après je me sens bien, heureuse, légère et calme. Merci pour cet article.
    Bonne soirée.

  14. Caro dit :

    merci pour le thème et l’article. Mais pourquoi écrire « poser son esprit ici et maintenant c’est ce qu’on appelle la méditation pleine conscience.  » ? C’est une philosophie bien plus ancienne que la pleine conscience de John Kabat Zihn qui a créé une « méthode » qui s’approprie les sagesses orientales. C’est du Yoga, de la pratique boudhiste, de la sagesse Zen, de Lao Tseu etc … et de fait comme l’écrit Sissi Naturo, Eckhart Tolle l’a super bien expliqué dans ses livres et lui ne se revendique d’aucun courant, il reconnaît qu’il n’a rien inventé, mais il transmet.ces sagesses, en termes d’aujourd’hui. Cordialement,

  15. Eschbach Michel dit :

    Bonjour,
    Je vous remercie pour vos gentils conseils. En ce qui me concerne, j’ai pu me libérer complètement de la maladie. grâce à un art énergétique pratiqué depuis 30 ans; j’ai entre autres pu me passer totalement de médicaments, même naturels
    Salutations cordiales
    ,

  16. anita dit :

    bonsoir
    un processus d accommodation sera necessaire pour s adapter aux schemas mentaux anciens et ajouter des informations nouvelles.Apres un événement fort triste
    notre vision du monde subit une sorte d effondrement: dompter les pensees est necessaires plutot que les supprimer.
    s arreter sur un object , un endroit, une pensee un recit une lettre un poeme … sur quelque chose que l on trouve beau , cela peut detourner nnos pensees negatives.s efforcer de voir le meilleur peut etre d une grande aide .ne pas voir que soi

  17. françoise dit :

    merci à vous tous pour ces excellents conseils, non seulement je rumine, mais c’est si fort que je pars en déprime, depuis quelques semaines je tente petit à petit la méditation en pleine conscience, sinon je peins ou me met au piano, mais cette bataille est compliquée, j’espère y arriver et retrouver le plein bonheur parmi les miens

  18. anne dit :

    Eh oui , moi aussi je rumine parfois , surtout quand on me déçois . Ce qui me fait du bien dans ces moments c’est l’exercice physique en extérieur, courir ou marcher vite.
    Mais j’ai déjà pensé à écrire , et maintenant que vous le suggérer aussi je crois que je vais m’y mettre . Merci.

  19. Catherine dit :

    Excellente idée que le journal intime! Je suis « diariste » depuis des décennies. J’écris ce qui m’enrage ou me perturbe dans un cahier, puis je le remets dans sa boîte. C’est comme si le sentiment négatif était transféré de moi au cahier. Je ressens chaque fois du soulagement et peux ensuite replonger dans mes tâches.
    Merci de cet article intéressant!

  20. Berenger dit :

    Cher Gabriel,
    Merci de me conforter dans mes idées :
    Selon ma propre expérience, nous nous acceptons mieux également en nous calmant et en nous pardonnant d’être ce que nous sommes (Puisque personne n’est parfait ! Ce qui n’exclut évidemment pas le fait de vouloir se perfectionner : mais attention, pour pouvoir se pardonner efficacement afin de ne plus reproduire ses propres erreurs; il est naturellement impératif d’ouvrir les yeux sur celles-ci ):

    Écrit pour mon compte personnel à 50 ans environ :
    La solution est en nous mêmes.

    Tiens, ce matin l’ours gronde : il voit dans sa trogne tout le malheur du monde le narguer ! Alors il grogne !
    Dans la chaleur de l’été, qui pourrait l’apaiser ? Tous les oiseaux, apeurés, se sont vite envolés…
    Seul, avec son problème, il pleure tout de même et se calme lui-même, résolvant son dilemme.
    Les solutions existent : la rage nous les cache. Calmons-nous, réfléchissons, en nous donnant le pardon.
    Sûrement le problème réside en nous-mêmes ! Quant à la délivrance : par notre endurance, la foi en notre chance, un peu d’intelligence et très peu d’indolence nous fait gagner d’avance !

    Et les critiques des autres ?

    Il faut les éclairer de son propre jugement : corriger ce qui nous semble valable et laisser de côté tout ce qui est dicté par la jalousie, la bêtise ou la méchanceté.

    Écrit en 2002 :
    Une piqûre de moustique.
    Tu la grattes, elle rougit la peau aux alentours ; tu l’ignores, elle disparaît !…
    D ‘où la comparaison que je fais avec l’impact que peut avoir une critique sur notre psychologie intérieure.

    Une critique, çà pique ! Deux critiques, on s’explique. Trois, et puis plus, c’est un lapsus ! Là, le cactus donne un rictus !
    Si l’on peut croire cette histoire : il faut que la conscience aie cru perdre d’avance.
    Autrement l’insolence atteignant fort l’outrance, c’est par l’indifférence qu’il faut laver l’offense.
    Amicalement : Geneviève.

  21. Julika dit :

    Pour sortir des basses fréquences, je fais une technique toute simple, qu’un enfant même peut faire :
    1. Je me rends compte que je ‘rumine’ en plein, je fais tout de suite surgir une instance d’observation de soi (qu’on a tous) : une partie de moi, un observateur neutre et distant, qui observe sans juger apparait et je laisse la rumination se faire et une part de moi regarde ça attentivement, sans chercher si c’est bien ou mal, on s’en fiche.
    2. Tout à coup, me vient l’idée d’observer l’instance de moi-même qui m’observait. et ensuite, de se poser la question de : qui observe la part de moi qui observe ? et ainsi de suite, ça peut partir dans une sorte de mise en abyme un peu déroutante. On fini par contacter des parts de nous qui sont très très loin de nos problèmes de terriens de chair, et quand on revient, on est calme, pff tout parti.
    C’est tout bête mais en fait primordial car ainsi, ma conscience ordinaire ne s’identifie plus à l’égo (mon personnage) mais à ma Conscience (divine?).
    C’est la porte de sortie de la Matrice Infernale ; cachée au fin fond du corps, au seuil notre Conscience,
    Merci à Gabriel, qui ne porte peut-être pas ce prénom angélique par hasard : )

  22. Pierre du Québec dit :

    Un gros et grand merci pour ce email, grand cadeau que tu nous donne, je pense bien m’en acquérir la sagesse et nourrir le loup aimant qui voit la vie du bon coté, encore une fois mille mercis.

  23. Antonucci Grazia dit :

    Bonsoir. Je suis une « ruminante ». Cela ne pouvait durer alors j’ai trouvé des trucs fort efficaces: j’apprends des chansons de variété et je chante lorsque je dérive; Je me récite un poème. Ou alors c’est nouveau et facile à pratiquer, vous placez votre main gauche sur la tranche devant votre chakra coeur et de la main droite que vous placez sous la main gauche, vous tournez celle ci dans le sens des aiguilles d’une montre quelques secondes. Super! Grace

  24. Catherine Four dit :

    Un autre tres bon livre et conseille est le livre de Rhonda Byre « The Secret » . Il explique tres bien la methode d’attraction, attraction en tout genre of course. Une methode facile et ma foi marche tres bien pour moi.
    Merci pour ce pourquoi de ruminations… ;))

  25. montier katherine dit :

    le « petit vélo dans la tête » ça me connait bien!!! mais la fleur de Bach « white chestnut » fonctionne très bien sur moi : j’en prends jusqu’à temps que mes pensées redeviennent positives….ou que je me rendorme. dailleurs le « rescue nuit » en contient en spray c’est bien pratique la nuit!!
    on m’a conseillé « méditer jour après jour » avec Christophe André en CD

  26. Dethy Caty dit :

    Bonjour,

    J’utilise une variante du journal personnel : le journal créatif.
    C’est un journal intime non conventionnel, un outil d’exploration de soi qui allie les mondes de l’écriture, du dessin et du collage de façon originale et créative. C’est une méthode qui s’inspire de l’art thérapie. Il s’agit de créer un espace pour laisser émerger des ressentis intérieurs et ainsi avoir accès à ses ressources personnelles. J’explique comment cela fonctionne dans mon livre (L’art thérapie et l’EFT pour transformer votre vie. Ed. Quintessence 2016) si vous êtes intéressés d’en savoir plus.

    Bonne journée.

    Caty Dethy

  27. sissi naturo dit :

    Bonsoir,
    Merci pour ce bel article sur » le moment présent »…Je viens de parcourir le livre : LE « POUVOIR DU MOMENT PRESENT » de ECKHART TOLLE, un pur chef d’oeuvre.. En vivant dans l’instant présent, nous transcendons notre égo et accédons à « un état de grâce, de légèreté et de bien-être »…le début d’une profonde métamorphose pour beaucoup de personnes …
    En vous souhaitant une bonne lecture….Bien à vous..

  28. Chiron Gérard dit :

    Une Lapalissade que de dire que ce que vous écrivez, c’est comme vouloir enfoncer une porte ouverte…
    Mais comme tout ce qui est simple devrait être évident pour chacun de nous ; merci de rappeler ces évidences que nous prenons un malin plaisir d’occulter de notre conscience. POURQUOI ???
    Merci pour ces rappels de Vie ou de Sagesse. Merci et encore merci
    GC

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