Quelques plantes méconnues – et un poème – qui protègent le cœur

A cœur vaillant, comme vous le savez, rien d’impossible !

Ni d’aimer, ni d’agir, ni de battre au rythme de la beauté du monde.

Hélas il arrive que le cœur flanche, et les maladies cardio-vasculaires (cardiopathies ischémiques – artères bouchées – AVC, et insuffisance cardiaque) sont responsables, en France, de 150 000 décès par an.

Mais je ne suis pas là pour annoncer seulement les mauvaises nouvelles, et j’aimerais plutôt vous faire découvrir les nombreuses plantes que la Nature a mis à notre disposition pour aider les cœurs fragiles.

Contre l’hypertension artérielle

Certaines plantes comme l’aubépine, l’olivier et l’huile essentielle d’ylang-ylang, en augmentant la diurèse, vont faire baisser la pression dans les artères [1]. (Cependant lorsque cette baisse est insuffisante il faut consulter un cardiologue car une tension mal équilibrée peut déboucher sur des complications graves).

L’aubépine (Crataegus laevigata – je donne le nom latin pour faire chic, mais je le découvre moi-même à l’instant 🙂 ) est un petit arbre feuillu, épineux dont l’action des sommités fleuries sur le cœur a été découverte à la fin du XIXème siècle. Ah ? Et il faut se fier à de vieilles hypothèses, alors ? Non ! Plusieurs études scientifiques ont démontré récemment son efficacité en cas d’hypertension modérée [2] [3] [4] !

La petite fiancée du cardiologue

Ses principes actifs régularisent le rythme cardiaque en agissant sur les rythmes trop rapides, en diminuant les palpitations et la perception exagérée des battements cardiaques chez les personnes anxieuses.

C’est pourquoi elle améliore aussi les troubles du sommeil et diminue légèrement la pression artérielle. Personnellement, je trouve que l’aubépine ferait parfaite figure comme « petite fiancée du cardiologue », à considérer aussi pour son utilité en cas d’insuffisance cardiaque chronique, de tachycardie et même après un infarctus pour en limiter les dommages.

Bon mais là vous allez me dire « Halte-là, ce n’est pas une agence matrimoniale, votre lettre ». Et là je vous répondrai : « Pas du tout ! Pour qui me prenez vous, je ne mange pas de ce pain-là ! »

…De toute façon, je préfère vous dire qu’il n’est pas question d’être trop pressé, avec notre aubépine. Elle ne supporte pas qu’on la brusque, et ne prodiguera ses bienfaits qu’après plusieurs semaines, voire quelques mois d’une relation suivie avec elle.

En pratique : prendre 1 gélule le matin et 2 gélules le soir ou en EPS (extrait phyto standardisé) ou SIPF (suspension intégrale de plantes fraîches), 1 cuillère mesure le matin et 2 cuillères mesure le soir diluées dans une tisane (limiter le sel alimentaire, remplacez-le par des épices, ou un sel limité en chlorure de sodium).

  • L’olivier (Olea europea) : c’est dans ses feuilles que l’on trouve la partie active grâce à l’oleuropéoside qu’elles contiennent.
Elles font baisser la tension et agissent aussi sur les céphalées (maux de tête), vertiges et bourdonnements d’oreilles. Son innocuité et son efficacité font de l’olivier un traitement préventif et curatif de l’hypertension légère.

En pratique : 2 gélules le matin ou 2 cuillères-mesure en EPS ou SIPF d’olivier diluées. En infusion, prévoir 20 g d’olivier pour 500ml d’eau en 2 prises dans la journée.

  • Les fleurs jaunes de l’ylang-ylang produisent quant à elles une huile essentielle qui possède des propriétés antidépressive, relaxante, hypotensive et antiarythmique.

Parfaitement indiquée, donc, en accompagnement d’un traitement hypotenseur et dans la prise en charge des palpitations.

On la conseille volontiers en massage, mélangée à 20% avec une huile végétale de sésame ou de noisette à l’intérieur des poignets et le long de la colonne vertébrale.

Trop de cholestérol ?

Certaines plantes peuvent freiner le passage des graisses dans le sang ou faire diminuer le cholestérol fabriqué par le foie.

Les plantes à fibres solubles 

  • On en trouve quelques-unes dans l’alimentation : pectines de pomme, de pamplemousse ; le son et de gruau d’avoine contiennent des fibres solubles, les bêta-glucanes, aux propriétés viscosifiantes qui diminuent la biosynthèse du cholestérol.
  • Certaines plantes comme l’ispaghul – aussi connu sous le nom de psyllium blond – en sont très riches.

Vous allez voir, son fonctionnement est étonnant : ce sont les téguments de la graine (partie extérieure) riches en mucilages, qui vont former dans l’estomac et l’intestin un gel non assimilable par l’organisme.

Ils vont ainsi permettre une baisse d’absorption des aliments au cours de la digestion, notamment des sucres et des graisses. L’apport calorique sera diminué, comme les pics sanguins de glucose.

De plus, ce gel emprisonne les sels biliaires qui seront éliminés dans les selles au lieu d’être réabsorbés. Le foie sera alors obligé de fabriquer de nouveaux sels biliaires à partir du cholestérol, ce qui permettra de diminuer les taux trop élevés de cholestérol et triglycérides [5]  [6]  [7].

En pratique : prendre 2 gélules ou 1 sachet matin, midi et soir au moment des repas, toujours avec un grand verre d’eau ou une tasse de tisane (boire également dans l’heure qui suit améliore l’efficacité).

Attention, l’ispaghul a aussi un effet fortement laxatif. Elle est par ailleurs contre-indiquée en cas d’obstruction intestinale (sténose par exemple).

Plantes qui bloquent la « synthèse hépatique du cholestérol » (au niveau du foie)

La plus connue est bien sûr la feuille l’artichaut (Cynara scolymus) riche en cynarine et en sels de potassium, calcium, magnésium…

On la déconseille pendant l’allaitement car elle peut diminuer la lactation et surtout modifier le goût du lait !

A prendre plutôt en gélules car la feuille d’artichaut est très amère : 2 gélules le matin – vous serez en plus l’original de service, avec ses artichauds au petit-déjeuner (idéal pour faire la grimace aux enfants).

Et pour rendre le sang plus fluide ?

Là, il faut s’intéresser à un sacré personnage : le cornouiller sanguin. Le sang, le cornouiller l’a d’abord fait couler avec violence, car nos ancêtres se servaient de son bois… pour fabriquer des flèches.

Aujourd’hui, changement d’activité : le tueur d’hier est devenu infirmier, et cet arbuste est reconnu comme l’un des meilleurs fluidifiants naturels connu à ce jour. Surtout sous forme de bourgeons.

En gemmothérapie, on conseille le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea) BG MG 1D à raison d’une goutte par kg de votre poids et par jour diluée dans un grand verre d’eau, pour diminuer le risque de thrombose (caillot sanguin).

Ce remède est particulièrement recommandé si vous souffrez d’insuffisance veineuse, jambes lourdes, fourmillement, engourdissement, varices, hémorroïdes, œdème…

Si vous êtes sous anticoagulants, ne suivez pas un traitement à base de cornouiller avant d’en avoir parlé à votre médecin traitant.

Voilà !

A ces quelques plantes bien utiles, j’ajouterai le conseil du Prince Charles d’Orléans (1394-1465), qui passa 25 ans dans une geôle anglaise sans trouver personne parmi ses amis pour payer sa rançon. Quelqu’un donc, qui en avait gros sur le cœur, lorsqu’il écrivit ce poème :

Mon cœur, estouppe tes oreilles

Mon cueur, estouppe (bouche) tes oreilles,
Pour le vent de Merencolie ;
S’il y entre, ne doubte mye,
Il est dangereux à merveilles ;

Soit que tu dormes ou tu veilles,
Fays ainsi que dy, je t’en prie.
Mon cueur, estouppe tes oreilles,
Pour le vent de Merencolie ;

Il cause doleurs nompareilles,
Dont s’engendre la maladie
Qui n’est pas de legier guerie ;
Croy moy, s’a raison te conseilles.
Mon cueur, estouppe tes oreilles

Même si vous ne parlez pas le vieux Français, vous aurez saisi sans traduction ce que le poète avait compris : chasser l’ennui, la peur, la mélancolie et la colère de nos cœurs, en un mot développer des émotions « positives », permet de vivre longtemps et plus heureux.

Amicalement,

Florent Cavaler




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Une réponse à “Quelques plantes méconnues – et un poème – qui protègent le cœur”

  1. CHRISTEL ABDELKADER dit :

    Merci à toutes l’équipe pour vos informations bien utile à l’époque qu’ont vie actuellement. Vive les plantes .. vive la nature

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