Savez-vous QUI vous nourrit ?

Je crois que ce que je vais dire ne va pas plaire à tout le monde, mais tant pis : l’image d’Epinal de l’agriculteur, brave homme de la terre qui connaît ses vaches, ses veaux, ses cochons, type bourru au grand cœur qui porte un béret au Pays basque, une vareuse dans les Landes, un pull marin en Bretagne…

Du bla-bla.

L’image d’Epinal de l’agriculteur que les médias « officiels » vont rencontrer chaque année au Salon de l’agriculture, chez qui le président de la République vient boire son canon, chez qui l’on rigole bien, chez qui on parle « vrai » :

Du marketing.

La vérité aujourd’hui est que l’agriculture, comme l’alimentation, est majoritairement un big business aux mains de multinationales.

La preuve ?

En France, entre 1970 et 2010, le nombre d’exploitations agricoles est passé de 1,2 million à 490 000.

40 000 exploitations ont encore disparu entre 2010 et 2013.

Les exploitations disparaissent, oui, mais les terres… restent agricoles.

Une étude de septembre 2015 montre que dans 9 cas sur 10, les terres sont transmises dans le cadre d’un… agrandissement [1].

Un exemple récent a fait l’objet de quelques discrètes coupures de presse.

La société chinoise “Hongyang International Investment Company”, basée à Hong Kong, a racheté six exploitations dans le Berry (Centre) pour un total de 1750 hectares de terres céréalières. Des céréales destinées au marché chinois [2].

Mais on apprend aujourd’hui que cette société n’était qu’un paravent pour cacher la véritable identité de l’acheteur : en réalité la “Reward International Trade Company”, basée à Pékin, est spécialisée dans l’immobilier de tourisme, l’industrie laitière et… les détergents ménagers.

Pas franchement le genre petit paysan qui se soucie de bien produire…

Aujourd’hui, pour le dire crûment, à part une poignée de braves qui pensent différemment, dans le bio, dans l’agriculture responsable, dans la redécouverte de savoirs et de techniques anciens, dans l’amélioration de la productivité respectueuse de la terre, le reste est surtout une histoire d’argent.

De taille, de volume, de bilans comptables, d’exportation, de chiffres et encore de chiffres.

Xavier Beulin, ancien président du principal syndicat agricole, la FNSEA, et ex-président de la Société agro-industrielle de patrimoine oléagineux (2,2 milliards de chiffre d’affaires !) résumait le tableau général d’une phrase lapidaire :

« Celui qui a deux hectares, trois chèvres et deux moutons n’est PAS agriculteur. »

Peut-être…

Qu’est devenu l’agriculteur ?

Mais alors qu’est devenu l’agriculteur ? Comment voit-il son rôle ?

Comme dans tous les métiers, il y a les investissements, les risques, le profit, etc.

Mais n’y a-t-il pas quelque chose d’autre quand on nourrit ses frères humains ? Un peu comme lorsqu’on les soigne ? Lorsqu’on est, comme l’écrit le Pr Henri Joyeux, « le premier acteur de la santé ».

En toute franchise, je suis bien incapable de répondre.

Ce serait plutôt aux intéressés de le faire et de nous faire partager leur vision de leur métier, leurs certitudes, leurs doutes, la façon dont ils envisagent l’avenir, les solutions et la part que nous, consommateurs, sommes appelés à prendre.

Car cela aussi est très clair : nous ne devons plus ignorer la provenance ni la qualité de ce qui arrive dans notre assiette.

Je leur serais très reconnaissant s’ils voulaient bien partager ces réflexions avec la communauté des lecteurs de PureSanté, en commentaire de cette lettre. Cela permettrait d’éviter la vision manichéenne que, par méconnaissance du sujet, on imprime parfois dans la tête des gens.

En attendant de les lire, j’aimerais de mon côté vous faire découvrir le témoignage d’un cultivateur/éleveur du Nivernais, qui s’est récemment exprimé dans la revue Alternatif Bien-Être [3].

Philippe Perrot – c’est son nom – travaille sur une surface de 50 hectares, avec environ 6 hectares de céréales, et tout le reste en prés pour ses animaux.

À l’heure où la consommation de viande est devenue polémique et que certains abattoirs ont été épinglés pour maltraitance animale, Philippe Perrot nous livre ses réflexions sur cette question, à la fois complexe et profonde, qui est d’élever les animaux pour les tuer.

« Je n’ai jamais de plaisir à tuer mais je tue certaines de mes bêtes avec un couteau. »

« C’est ma responsabilité d’être près d’eux tout au long de leur vie, jusqu’à la fin. Si je suis obligé de mener des bêtes à l’abattoir, j’essaie de les accompagner. »

« Quand une vache doit partir, je communique avec elle, je lui dis que demain elle va partir, que ça va être la fin pour elle, que je la remercie pour tout le temps passé avec elle. »

« L’année dernière, nous avions une vieille vache qui devait partir à l’abattoir mais elle n’était jamais montée dans un camion et elle était assez caractérielle. On a pensé qu’elle ne monterait jamais, d’autant plus que les rampes sont en métal et les vaches détestent marcher sur ce genre de choses. Je n’avais pas vraiment envie que le conducteur utilise son bâton électrique alors j’avais prévu de prendre du foin dans mes bras et je m’étais mis devant elle pour la motiver. Et à ce moment la vache m’a regardé, elle m’a toisé du regard, d’un air de dire “J’ai compris ; je n’ai pas besoin de foin. Vous pouvez y aller, je sais où je vais”. »

« Mais le problème, c’est la suite, c’est-à-dire l’abattoir. Là, les conditions sont insupportables. Si je fais le travail moi-même, ce que je préfère, j’essaie de faire en sorte que ce soit rapide et sans stress. »

« Je fais une sorte de prière à ma façon, je remercie l’animal comme les hommes l’ont fait durant des millénaires. »

« C’est ça aussi qui me plaisait dans le travail de fermier : on est responsable d’un bout à l’autre. De mon côté, je milite pour l’abattage mobile, qui se déplace de fermes en fermes et élimine beaucoup de stress pour les animaux. »

« Ce serait très simple de mettre en place ce type d’abattage mais ça ne se fait pas pour une histoire de gros sous. C’est la loi qui interdit l’abattage à la ferme, soi-disant pour des questions sanitaires. Mais il faut savoir que la plupart des abattoirs appartiennent à de gros groupes industriels, de véritables lobbys qui font la pluie et le beau temps dans ce domaine et qui, évidemment, font tout pour soutenir des normes qu’ils sont les seuls à pouvoir appliquer. »

Aimer les animaux, et malgré cela les tuer, voilà quelque chose de possible aux yeux de cet éleveur.

On peut bien sûr avoir une vision différente de la sienne, mais je crois qu’on retrouve là la vision de l’écologie véritable, celle qui ne dresse aucune barrière idéologique et touche le cœur de tous les hommes.

Aimer les animaux, aimer la terre, aimer la nature et la vie.

Aimer et respecter cette terre qui nous nourrit, voilà ce qui compte vraiment.

Quelle belle mission, quelle immense mission que celle de l’agriculteur !

Santé !

Gabriel Combris

PS. N’hésitez surtout pas à laisser un commentaire au bas de cette lettre. Merci !




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73 réponses à “Savez-vous QUI vous nourrit ?”

  1. MAYA dit :

    Je suis intéressée par le dossier sur le diabète, mon mari luttant avec cette maladie depuis 20 ans. Comment l’obtenir, puisque je suis déjà abonnée au magazine  » La Pharmacie Secrète de Dame Nature ».
    Merci pour votre travail.

  2. Mar Garine dit :

    Oui triste bilan de nos campagnes, de notre nature. Comment nos agriculteurs qui depuis plusieurs générations ont tirer de la terre leur travail , leurs nourriture, cette terre qui les as fait vivre et qu’ils puissent a ce point lui tourner le dos en la polluant ?Comment un protecteur de la nature celui qui l’a respecté aimé entretenue depuis toutes ses siecles puisse en une génération participer avec autant de mépris a sa destruction?Plus de 75% des insectes disparue, 25% des oiseaux en 10 ans.Comment peuvent-ils épandre encore leurs pesticides après des bilans aussi destructeur ? Comment ses anges de la nature sont devenus démons?comment une agriculture qui faisait vivre 70% de la population a pu descendre si bas en 1 siècle et n’en n’en nourrie plus que 3%.

  3. Daoudal dit :

    Bonjour,
    Merci c est beau témoignage ,! Je travaille dans l agroalimentaires c est malheureux de voir toutes ces dérives au non de toujours faire plus vite du rendement pour que rapporter aux actionnaires ! Je travail sur des lignes de productions et je peux témoigner pour dire que c est devenue de la folie d être pendant une journée et toute l année a faire les mêmes gestes c est devenu inhumain!!! Il n y plus de respect que ca soit sur les animaux ou l’humain ! C est l argent qui domine tout !
    Il y a beaucoup de souffrance et de gros gâchis !,,
    On marche sur la tête.

    @

    1

  4. Marc DEGIOVANNI dit :

    L’agriculture a subi les mêmes dérives que les autres domaines économiques. Peu à peu, les activités n’appartiennent plus à ceux qui les exercent mais est financiarisée. Ce qui implique, bien sûr, une rentabilisation à outrance en raison de la mainmise de pur financiers qui, contrairement à la plupart des professionnels, ne font aucun sentiment. Leur règle: « Ou bien mon placement me rapporte de plus en plus de dividendes chaque année, ou bien je transfère mes capitaux dans une autre activité, à laquelle je ne connais rien, d’ailleurs, que le rendement, tout comme de l’actuelle. »
    Un vrai professionnel peut se contenter de vivre de son activité et ne sacrifie pas son personnel à son niveau de rentabilité, à moins que l’entreprise ne soit en réel péril. Mais, hélas, beaucoup ne sont plus maîtres chez eux. Excepté ceux qui ont su (ou pu) résister aux chant des sirènes des financiers et qui travaillent par vocation et amour de leur métier.
    Ne les cherchez pas parmi les dirigeants de grandes exploitations, ce serait peine perdue!
    Il n’y a que le public (j’ai le mot « consommateur » en horreur) qui pourrait y remédier…

  5. christine dit :

    Merci pour ce bel article. M.Perrot nous essayerons de manger vos animaux avec le même respect que vous leur démontrez! J’ai été « bergère » il y a très longtemps et je partage complètement ce qui est décrit par l’éleveur.
    Tenons bon, le changement est en cours …

  6. Viviane dit :

    C’est la première fois que je réponds à une demande de ce type. Mais…. à 78 ans et en pleine forme tant physique que mentale, j’ai connu, tous mes cousins fermiers pratiquer de cette façon, à la ferme et non à l’abattoir, le « bien nommé ». Mon cousin boucher tuait les bêtes aussi de cette façon et les achetait aussi chez nos cousins. Nous avions vraiment de la viande « saine » à manger.
    Merci pour vos articles et vous même qui avez le courage de dénoncer tout cela.

  7. Massaux dit :

    Bonjour.je m’appelle romuald et je suis céréalier sur une ferme de 400ha. J’ai 34ans et je suis installé depuis l’âge de 22ans. Je ne suis pas bio mais au fur et à mesure du temps, je travaille plus avec la nature, je baisse les doses de produits Phyto car j’y vais quand j’ai des conditions optimum et quand la culture est réceptive à fond, je le sers de produits de bio contrôle, j’utilise beaucoup d’oligo-éléments pour mettre moins de produits Phyto. Une bonne alimentation de la plante permet de réduire les Phyto. Si je ne passe pas en bio c’est dû au fait qu’on est deux associés et ne suis pas seul à décider et d’autres part j’ai racheté des parts dans la ferme car je ne suis pas fils d’agriculteur et le côté financier entre en jeux.
    Faut savoir que j’achète exclusivement des produits bio pour me nourrir car je sais la dangerosité des produits mais il ne faut pas jeter la pierre que sur les agriculteurs. J’entends par là que le consommateur a ses responsabilités car il n’est pas prêt à mettre le prix pour de la qualité. Le consommateur a le pouvoir de faire changer la façon de produire grâce à sa carte de crédit mais il préfère s’en servir pour la société de consommation à outrance. Pour ma part si tout le monde venait à faire comme moi , la production agricole pourrait d’inverser. On produit que ce que veulent les consommateurs. Utilisez votre pouvoir d’achat à bon escient

  8. Anne Morel dit :

    Il en va de même pour le rachat des terres en France : dans l’article vous mentionnez :
    « La société chinoise “Hongyang International Investment Company”, basée à Hong Kong, a racheté six exploitations dans le Berry (Centre) pour un total de 1750 hectares de terres céréalières. Des céréales destinées au marché chinois [2]. »

    Encore une fois, c’est notre appartenance à l’UE qui le permet : LA FRANCE EST A VENDRE.

    L’absence de contrôle des mouvements de capitaux est assuré par l’article 63 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne pour lequel je le rappelle, 55% des Français ont voté NON mais que notre gouvernement a tout de même ratifié) :

    Article 63 :
    1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
    2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

    Ce qui est important ici, c’est la notion de « pays tiers » : l’Etat Français n’a pas le droit de dire non, il ne peut pas s’opposer à la vente de son territoire ni de son patrimoine.
    Souvenez-vous de l’émir du Qatar qui a acheté l’hôtel Martinez à Cannes, l’hôtel George-V à Paris, le PSG, et j’en passe… Il peut tout acheter vu qu’il n’y a pas de limitation !

    Plus récemment nous avons également vu des terres, 900 hectares, partir aux mains d’un investisseur Chinois dans l’Allier. Pour consulter l’article du Figaro :
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/02/02/01016-20180202ARTFIG00008-dans-l-allier-l-achat-de-900-hectares-de-terres-par-un-chinois-fait-grincer-des-dents.php?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=%5B20180202_NL_ACTUALITES%5D&een=837521c150a9053977ce7a31ea062a30&seen=6&m_i=tQduVFyuzEjN9fJBkyYwOSO1Zd3xfcJV%2BsJDtGuzpCN1geKuiJ6ToBYa4gOtjeW_bzc9yzOOGjmJdJH7aKJrN90p7hWk0NQdtB

    A quand le tour de la Joconde ?

    Eh oui, LA FRANCE est bel et bien MISE A L’ENCAN !

    Quant-à vous, si vous souhaitez acheter un hôtel au Qatar, accrochez-vous bien : en tant qu’étranger cela vous est interdit ! Testez en Chine, si vous adorez le thé et voudriez investir dans une plantation, le résultat sera identique !
    Donc voici ce qu’il faut retenir, on nous bassine sans cesse avec la « mondialisation » inévitable mais la vérité est que cette politique de libre circulation des capitaux, la MAJORITE DES PAYS DU MONDE l’ont refusée, voilà pourquoi notre pays part petit à petit aux mains d’investisseurs étrangers !

    Cette libre circulation des capitaux nous a été imposée à nous, par l’union européenne, donc par une oligarchie non élue qui touche au passage de gros billets.
    Tout comme la libre circulation des marchandises nous a été imposée par ces mêmes personne. Celle-ci repose sur la suppression des droits de douane (et taxes à effet équivalent) et l’interdiction de restrictions quantitatives aux échanges (et mesures à effet équivalent), ce qui a pour effet d’interdire le gouvernement d’interdire l’accès à des produits issus d’une agriculture d’autres pays, n’ayant pas les contraintes en matière de pesticides, engrais etc, identiques à ce que souhaite notre population. Et cela a un effet DIRECT sur notre SANTE.

    • Mireille Ristori dit :

      Merci de vos informations. J’ajoute une question à ma réponse précédente:
      La France est-elle la seule nation européenne à subir ce sort : être grignotée et achetée par tous les pays qui en désirent un morceau? Qu’en est-il de l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie etc …?
      A votre avis, pourquoi la France attire-t-elle ainsi les convoitises ?
      Merci de votre réponse à mon adresse ci-dessous.
      Mireille Ristori

  9. A de Chantérac dit :

    Il existe des abattoirs à la ferme règlementaires, dits « laboratoires » , règlementaires et performants, qui travaillent pour plusieurs éleveurs et distribuent ensuite une viande de qualité à des réseaux de particulier, dans toute la France… Ces circuits cours échappent à la grande distribution. Il faut les soutenir. Leur coût est à peine supérieur et la qualité vraiment garantie.

  10. alessandro pendesini dit :

    Bonjour
    Pourrais-je, oserais-je dénoncer que de Saint Augustin à Malebranche, et jusqu’à ce pape qui ne voulait pas, au milieu du xix siècle, entendre parler de la Société Protectrice des Animaux, la douleur animale fut pour l’orthodoxie catholique un objet de dérision !!!

    NB: La souffrance était une conséquence du péché originel, disent notamment les catholiques, seuls les hommes pouvaient la ressentir…. De deux choses l’une en effet, pour la logique théologique de cette théodicée : ou l’on reconnaît que les animaux pâtissent, et en bonne orthodoxie, il faut qu’ils aient péché, thèse qui apparaît comme absurde ; ou bien l’on reconnaît l’origine à la fois humaine et diabolique de la faute originelle, et l’on doit en déduire que les animaux, n’ayant pas pris part à cette faute, ne sauraient souffrir, à moins d’injustice divine, et que par conséquent ils ne souffrent pas……

    • Mireille Ristori dit :

      En tant que catholique, je suis très surprise de votre réflexion. Tout d’abord, je dirai que tous les hommes sont des êtres limités: nous sommes tous des créatures, Nous avons donc tous droit à l’erreur, même le Pape. La Société protectrice des Animaux, au 19e siècle, avait peut-être des choix idéologiques incompatibles avec la foi chrétienne ? C’est à voir. Personnellement, je n’en sais rien.
      Le « péché originel » n’est pas une faute historique. Ce n’est pas un fait qui s’est passé un jour, qu’on pourrait dater et dont les conséquences se seraient transmises de génération en génération. De même que ce n’est pas une histoire de pomme bien concrète comme le sont les fruits actuels des pommiers.
      Le « péché originel » est plutôt de l’ordre d’une histoire symbolique, c’est-à-dire d’une histoire racontée avec des mots simples que tout le monde peut comprendre, mais qu’il faut méditer longuement pour en découvrir le sens dans sa réalité profonde, existentielle.
      C’est plutôt quelque chose comme l’état dans lequel nous naissons forcément: un « péché d’origine », péché qui, malheureusement, comme tout péché, a des conséquences sur les autres créatures, animales ou pas, péché que nous ratifions par les diverses fautes dont nous sommes responsables et qui sont historiques, celles-là. La foi chrétienne ne s’arrête pas là: elle dit que nous en sommes sauvés grâce au Christ, par sa Passion – Résurrection, y compris dans sa dimension universelle qui concerne entre autres les animaux.

    • Donatella dit :

      Que vient faire dans cet article cette mise en accusation de la foi catholique ? En quoi les pratiques anciennes concernent-elles les catholiques d’aujourd’hui ? Je suis très choquée de ce genre de propos, qui n’a pour but que de mettre en cause à nouveau notre foi ! Si vous n’êtes pas croyant, cela ne vous autorise pas à vous en prendre au catholicisme. Beaucoup de choses sont à changer, mais ce n’est pas l’objet de l’article ci-dessus, que je sache ! Merci de respecter un minimum les catholiques.

      • alessandro pendesini dit :

        Donatella:
        Même si la religion catholique romaine est aujourd’hui très affaiblie, même si l’on vend ou détruit des églises, en Europe, faute de pouvoir les entretenir, le pape Bergoglio persiste à dire que les protestants sont une « secte », autrement dit qu’ils ne sont pas des authentiques chrétiens et que la vérité, la seule, la vérité vraie, passe toujours par les lèvres pontificales.

      • Gaillard dit :

        Je suis d’ accord avec le post de Pendesini .
        Les 3 religions monothéistes ont affirmé que leur Dieu a créé l’ Homme à son image … ce qui signifie à contrario que les animaux ne sont pas « à son image » … et qu’ en conséquence , on peut les maltraiter , les toréer , les égorger sans craindre une quelqconque désapprobation divine . Il y a encore une religion monothéiste qui continue de nos jours et en France à faire des sacrifices animaux de masse par égorgement sans aucune précaution préalable le jour de l’ Aid !!

  11. Gardien Dominique dit :

    Qu’il est bon de lire un tel article!J’ai lu cette lettre avec beaucoup de nostalgie et beaucoup de regret aussi.J’ai 66 ans et je suis fille de boucher.Mon père tuait lui-même ses bêtes dans notre abattoir personnel .Il aimait ses bêtes et utilisait aussi son couteau. Stress minimum. Quand on l’a obligé à emmener ses bêtes à l’abattoir , il a failli en mourir après une altercation avec le directeur de cet abattoir.Et il a dû se soumettre!… Il y a environ 50 ans de cela. Ce fut le début des abattoirs industriels.
    Question hygiène, nous n’avons jamais eu aucun problème.Le vétérinaire passait et estampillait la viande. Tout se passait dans la convivialité et le respect. . Epoque révolue. Quel dommage et le mot est faible.Merci pour vos articles
    Dominique

    • Mireille Ristori dit :

      Merci pour ce témoignage et grand merci pour l’article. J’ai grandi à la campagne. J’aime la campagne et ses habitants. Je découvre la possibilité d’abattoirs mobiles et vais essayer de me renseigner pour ma région. Mon jardin me donne tous mes fruits et tous mes légumes pour toute l’année et je partage, dans un climat d’entr’aide entre voisins. Je fais tout mon possible pour que la culture soit « naturelle »: paillis, compost, boutures, arrosage à l’eau de pluie … Viande de Porc et volailles me viennent directement de « la viande à la ferme » etc … J’habite en Bretagne (Morbihan).

  12. Paul dit :

    / PAUL / – Abattage à la ferme !
    Pourquoi ne pas sensibiliser et lancer une pétition.
    Procédé très persuasif et très efficace semble t-il .
    Il est grand temps d’organiser une résistance et de lutter contre l’occupant. (lobby ➡️ nazi).
    Mais ….. n’est ce pas là : le rôle de la SAFER de protéger et préserver l’identité du monde rural , au seul profit et intérêt de ce dernier.
    Veiller et interdire les opérations douteuses et souterraines des investisseurs cupides.
    Ah! … bien-sûr ……. je faisais abstraction du profit d’intérêt !
    Veuillez excuser ma sottise et mon innocence…

    • Anne Morel dit :

      Lorsque des puissances étrangères rachètent la France, c’est au gouvernement de contrôler les mouvements de capitaux au frontières, pas à la SAFER, qui est un organisme dont la vocation est d’organiser la vente et le rachat des parcelles pour les paysans du cru.

      Or notre gouvernement ne peut contrôler ces mouvements de capitaux en raison de l’article 63 du traité de Lisbonne, pour lequel je le rappelle 55% des Français ont voté NON mais que le gouvernement à tout de même ratifié.

      Je vous renvoie au commentaire à ce sujet que j’ai laissé un peu plus haut à 20h18. J’en ai laissé un autre à 15h14 expliquant pourquoi notre santé n’est pas la priorité du point de vue politique.

      Cordialement,

  13. JUDITH HENQUINET dit :

    Je suis d’accord avec M. Philippe Pierrot, les abattoirs mobiles sont la meilleure solution pour éviter du stress à l’animal lors de sa mise à mort. L’animal reste dans son environnement et le fermier est près d’elle. L’éleveur aime ses animaux et il ne veut pas qu’ils soient maltraités lorsqu’ils quittent sa ferme vers leur triste destinée. Judith

  14. MARTZ dit :

    Bonjour,

    Nous avons toujours le choix, même dans les circonstances les plus dramatiques, l’agriculture doit évoluer comme tout le reste, c’est la seule profession qui est si mal estimée, si mal payée, si mal conduite… pas étonnant que son produit rend malade… faute de volonté de former et de payer correctement les agriculteurs par une politique qui respecte la vie, la nourriture produite est mortifère, l’environnement devient hostile à toute production de qualité, refusez de consommer tous produits dont vous ne connaissez ni sa provenance ni sa méthode culturale ; c’est ce que nous avons fait il y a 25 ans et que nous tentons bon an mal an de devenir autonome par notre propre production en installant les plantes hôtes, les haies de protection des abeilles etc… Bienvenue dans cette aventure à votre portée là maintenant !!

    • Anne Morel dit :

      Pourquoi notre santé n’est-elle pas prioritaire politiquement parlant ?

      La France appartient à l’UE. De ce fait, elle lui obéit et retranscrit dans nos lois nationales les directives et « recommandations » imposées par la commission européenne. Ce qui est, vous me direz, tout à fait logique puisque la France a ratifié les 2 traités européen : le traité de l’union européenne (TUE) et le traité sur le fonctionnement de l’union européenne (TFUE).

      Mais vous le constaterez plus bas, l’origine de l’empoisonnement de nos terres, nos cours d’eau, …, est bel et bien dans ces traités.

      Ce qu’il faut savoir avant toute chose, est que cette commission européenne est composée de représentants non-élus par les peuples, qui se font également grassement payer par des lobbys.
      Ces commissaires sont bel et bien nommés ! Vous pouvez le constater par vous-même sur le site officiel de l’UE.
      (http://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/faq/3/how-are-the-commission-president-and-commissioners-appointed)

      Concernant les lobbys, je vous invite à suivre ce lien : https://corporateeurope.org/power-lobbies
      Corporate Europe Observatory (association) est un groupe de recherche et d’information qui étudie les pressions économiques, politiques et les menaces qu’exercent les grandes entreprises et leurs groupes de lobbying sur la démocratie, la justice sociale et l’environnement.

      Voici également deux articles abordant le sujet du lobbying :
      – France Culture (glyphosate),
      https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/cultures-monde-mardi-21-novembre-2017
      – Le Figaro (pharmaceutique).
      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/09/06/31001-20150906ARTFIG00028-lobbies-pharmaceutiques-et-commission-europeenne-l-amour-fou.php

      L’union européenne (dirigée par la commission) est donc à exclure des négociations pour notre santé car elle présente clairement un parti pris. Vous l’aurez deviné : l’argent !
      Pour preuve, dans son rapport datant de 2015 sur la dangerosité du glyphosate, l’UE a copié/collé un rapport de Monsanto rédigé en 2012.
      https://www.huffingtonpost.fr/2017/09/15/lunion-europeenne-a-copie-colle-un-rapport-de-monsanto-sur-le-glyphosate_a_23210132/

      N’oublions pas nos agriculteurs qui se retrouvent totalement enchaînés et piégés par le système ! Que ce soit au niveau de la non-résistance de leurs semences face aux herbicides mis sur le marché (sauf semences OGM fabriquées par les mêmes fabricants d’herbicides bien évidemment), ou bien des articles présents dans les traités européens qui les obligent à toujours produire plus et à moindre coût en raison de la « compétitivité » : voir les articles 38 et 39 du TFUE sur le site de l’union européenne, qui concernent tous deux l’agriculture :

      Article 38 :
      1. L’Union définit et met en œuvre une politique commune de l’agriculture et de la pêche. Le marché intérieur s’étend à l’agriculture, à la pêche et au commerce des produits agricoles.
       TRADUCTION : sur le long terme, nous assisterons :
      o à la destruction de l’agriculture française pour se diriger vers le modèle américain, afin d’obtenir de meilleurs rendements à moindre coût pour que la France devienne « compétitive »,
      o ainsi qu’à la destruction des acquis sociaux français afin d’obtenir une agriculture dite, encore une fois, « compétitive » : l’agriculture française présente un coût plus élevé pour un même produit par rapport à d’autres pays appartenant au marché commun européen, car nos aïeuls se sont battus pour que nous bénéficiions aujourd’hui d’un SMIC (notons d’ailleurs qu’il se porte déjà mal à l’heure où je vous parle : 04 mars 2018, mais ceci était également prévu par la commission européenne. Si cela vous intéresse je vous invite à consulter le Programme National de Réformes (PNR) et les Grandes Orientations Politiques et Economiques (GOPE) rédigés par la commission européenne).

      Article 39 :
      1. La politique agricole commune a pour but :
      a. D’accroître la productivité de l’agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d’œuvre.
       TRADUCTION : Nous y sommes, la course à l’hyper-productivité est lancée ! Et cela, sans limite de temps car cet article s’inscrit dans le cadre d’un traité ! Chaque jour nous nous rapprochons de plus en plus du modèle de l’agro-business à l’américaine, plutôt que d’adopter une agriculture commune qui améliorerait par exemple la qualité gustative, permettrait de conserver les savoirs-faires ancestraux, protègerait l’agriculture familiale, …
      La LOI DU PROFIT MAXIMAL est reine : bientôt, des avions appartenant à de grosses entreprises agricoles bombarderont de pesticides des dizaines de milliers d’hectares français. C’est la fin d’une civilisation, nous entrons petit à petit dans l’ère de l’agriculture sans homme, et toutes les conséquences néfastes qui s’en suivent.

      Non, nos agriculteurs ne sont pas laissés-pour-compte dans cette histoire !

      En conclusion, à cause de son appartenance à l’union européenne, la France ne peut se soulever et lutter contre les OGM, les pesticides, …, et tous ces produits qui nous empoisonnent de plus en plus la vie au sens littéral du terme.

      Si nous voulons reprendre notre santé en mains, il est inutile de s’adresser à nos dirigeants français qui n’ont pas d’autre choix que d’appliquer ce qu’on leur ordonne, il nous faut viser plus haut : l’union européenne elle-même ! Il devient urgent, pour notre santé à tous, de quitter le TUE et le TFUE, ces deux traités qui nous lient les pieds et les poings. Il faut que nous sortions au plus vite de cette dictature qui a été instaurée !

      Si vous pensez que cela peut changer car il suffit de modifier les traités, je suis navrée de vous informer que c’est impossible : je vous invite à lire l’article 48 du TUE qui empêche toute construction d’une « autre europe », comme l’explique cet article :
      https://www.upr.fr/vos-questions-nos-reponses/questions_diverses/faut-il-l-unanimite-des-etats-membres-pour-changer-les-traites-europeens.

      Le lien d’une coutre vidéo sur le même thème que je vous invite à regarder :
      https://www.youtube.com/watch?v=S2Az13_f_M8

      Il en va de même pour le rachat des terres en France : dans l’article il est mentionné :
      « La société chinoise “Hongyang International Investment Company”, basée à Hong Kong, a racheté six exploitations dans le Berry (Centre) pour un total de 1750 hectares de terres céréalières. Des céréales destinées au marché chinois [2]. »

      Encore une fois, c’est notre appartenance à l’UE qui le permet : LA FRANCE EST A VENDRE.

      L’absence de contrôle des mouvements de capitaux est assuré par l’article 63 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne pour lequel je le rappelle, 55% des Français ont voté NON mais que notre gouvernement a tout de même ratifié) :

      Article 63 :
      1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.
      2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

      Ce qui est important ici, c’est la notion de « pays tiers » : l’Etat Français n’a pas le droit de dire non, il ne peut pas s’opposer à la vente de son territoire ni de son patrimoine.
      Souvenez-vous de l’émir du Qatar qui a acheté l’hôtel Martinez à Cannes, l’hôtel George-V à Paris, le PSG, et j’en passe… Il peut tout acheter vu qu’il n’y a pas de limitation !

      Plus récemment nous avons également vu des terres, 900 hectares, partir aux mains d’un investisseur Chinois dans l’Allier. Pour consulter l’article du Figaro :
      http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/02/02/01016-20180202ARTFIG00008-dans-l-allier-l-achat-de-900-hectares-de-terres-par-un-chinois-fait-grincer-des-dents.php?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=%5B20180202_NL_ACTUALITES%5D&een=837521c150a9053977ce7a31ea062a30&seen=6&m_i=tQduVFyuzEjN9fJBkyYwOSO1Zd3xfcJV%2BsJDtGuzpCN1geKuiJ6ToBYa4gOtjeW_bzc9yzOOGjmJdJH7aKJrN90p7hWk0NQdtB

      A quand le tour de la Joconde ?

      Eh oui, LA FRANCE est bel et bien MISE A L’ENCAN !

      Quant-à vous, si vous souhaitez acheter un hôtel au Qatar, accrochez-vous bien : en tant qu’étranger cela vous est interdit ! Testez en Chine, si vous adorez le thé et voudriez investir dans une plantation, le résultat sera identique !
      Donc voici ce qu’il faut retenir, on nous bassine sans cesse avec la « mondialisation » inévitable mais la vérité est que cette politique de libre circulation des capitaux, la MAJORITE DES PAYS DU MONDE l’ont refusée, et voilà pourquoi notre pays part petit à petit aux mains d’investisseurs étrangers !

      Cette libre circulation des capitaux nous a été imposée à nous, par l’union européenne, donc par une oligarchie non élue qui touche au passage de gros billets.
      Tout comme la libre circulation des marchandises nous a été imposée par ces mêmes personnes. Celle-ci repose sur la suppression des droits de douane (et taxes à effet équivalent) et l’interdiction de restrictions quantitatives aux échanges (et mesures à effet équivalent), ce qui a pour effet d’interdire le gouvernement d’interdire l’accès à des produits issus d’une agriculture d’autres pays, n’ayant pas les contraintes en matière de pesticides, engrais etc, identiques à ce que souhaite notre population. Et cela a un effet DIRECT sur notre SANTE.

      • Mireille Ristori dit :

        Merci pour cette information majeure que, malheureusement, je pense ne pas être la seule à l’avoir ignorée.

      • Gaillard dit :

        Merci Mme Morel pour ces informations étayées et si importantes , voire primordiales ! La politique est là !! au grand dam du peuple qui avait dit non à l’ Europe politique !

  15. marco-polo dit :

    Etre agriculteur aujourd’hui ,à mon sens c’est accepter d’être dépendant, tributaire de lobbys bien plus puissants que celui auquel on appartient.Ceux-ci ne vous considèrent que comme la variable d’ajustement. je respecte beaucoup le « paysan » qui essaye de travailler dignement la Terre, les animaux ,en élevant sa conscience.Mais je crois que le meilleur compromis professionnel et de pratiquer en parallèle une autre activité dans un secteur complétement différent afin de gagner un peu de liberté donc moins de contraintes…

  16. jean dit :

    a la retraite, mais ayant travailler dans le monde agricole ,et revenant depuis peu d´un pays du sud du monde, je constate que l´on as poussé la production soit disant pour nourrir les gens….mais production exagéré et non équilibré pour la santé….mais aussi pour la vie des agriculteurs qui sén sortent mal…car on as misé que sur l´argent …..mais combien sont endettés….et on as oublié l´homme paysan…..je suis de plus en plus surpris de la grande superficie des agriculteurs toujours en augmentant et ausi de la technique exagéré …..oui on oublie l´homme paysan…..

  17. Edith Marie dit :

    Merci à M. PERROT pour son témoignage. Voilà un Monsieur qui aime son métier, qui le comprend, et qui le fait en son Ame et conscience. Félicitations et respectueuses salutations, à lui.

  18. Michèle Belan dit :

    Vous voulez me faire pleurer sur cet agriculteur, qui au demeurant doit être sincère. J’ai une solution, comme je l’ai vue plus haut : qu’il cultive ses terres et arrête l’élevage. Ces zoophages qui n’en finissent pas de justifier leur addiction, stop ! L’élevage est plus nocif pour la planète et l’homme que MOnsanto presque. Je vous renvoie à l’article de Samy Levy, de mai 2017.

    « Quand quelqu’un vous dira qu’il est plus urgent de s’occuper des humains que des animaux, argument récurrent utilisé contre les défenseurs de la cause animale, soutenez avec lui cette vérité et expliquez lui pourquoi il a raison, après avoir pris connaissance de ce texte.

    « L’humanité a depuis de nombreux siècles cultivé des céréales. Mais récemment, elle a décidé de les donner à des animaux plutôt qu’à des humains mourant de faim. 
    À quelques exceptions près les milliards d’animaux d’élevage ne meurent jamais de faim sur cette planète bien au contraire, pourtant un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes et 923 millions d’autres souffrent de malnutrition. 10 millions d’être humains meurent chaque année de faim et de maladies liées à la famine.
    http://www.bread.org/
    Au moins 80% des cultures mondiales de soja et plus de 50 % de tout le maïs est donné aux animaux d’élevage. http://www.pubmedcentral.nih.gov/
    Près d’1 milliard d’être humains souffrent de la faim.
    Près d’1 milliard d’autres êtres humains sont en surpoids.
    Chaque année 760 millions de tonnes de céréales sont données au bétail, une quantité qui pourrait résoudre le manque de nourriture dans le monde 14 FOIS.
    Un boeuf fournit 1500 repas alors que les céréales qu’il a consommé sa vie durant pourraient fournir 18 000 repas.
    50% des terres arables du Tiers-Monde servent à nourrir “notre bétail” au lieu de nourrir les humains. Et 1/3 des terres arables mondiales sont utilisées pour produire des céréales destinées aux animaux.
    http://www.un.org/
    Plus de 70% des cultures céréalières produites dans les pays en voie de développement ou sous-développés est exportée ou donnée aux animaux d’élevage.
    http://www.pubmedcentral.nih.gov/
    En Thaïlande, le manioc, qui constitue la principale ressource du pays, est exporté à 90 %. En conséquence, les disponibilités locales en fécule et en protéines régressent alors que 50 000 enfants (pour une population de 5,1 millions d’habitants) meurent chaque année principalement de malnutrition.
    Au plus fort de la sécheresse, le Sahel a exporté plus de protéines qu’il n’en a reçues au titre de l’aide alimentaire !
    Les céréales actuellement données aux animaux d’élevage pourraient nourrir 2 milliards d’humains.
    New York TIMES – Mark Bittman
    En Suisse, 57 % des cultures sont destinées à nourrir les animaux (en 1990). Aux Etats-Unis, cette proportion s’élève à 80 % (pour nourrir 8 milliards d’animaux dits de boucherie). 90 % du soja est utilisé pour nourrir le bétail au niveau mondial.
    Earthsave Foundation
    Au Royaume-Uni, la nourriture destinée aux animaux d’élevage pourrait nourrir 250 millions d’êtres humains. http://www.flex.com/
    Si les américains réduisent leur consommation de viande de 10 %, cela libérera 12 000 000 de tonnes de céréales, assez pour nourrir 60 millions d’êtres humains.
    John Robbins, « Diet for a New America »
    « L’action ayant le plus grand impact est de réduire votre consommation de viande ou de la stopper complètement. Vous créeriez alors un surplus de récoltes qui pourrait être utilisé pour nourrir les gens qui meurent de faim. »
    Jens Holm (Membre suédois du Parlement Européen) lors du Forum européen “Nourrir le Monde en période de crise climatique” le 12 novembre 2008.
    “La consommation de viande est une cause principale de la famine et de la malnutrition”. George Monbiot, un journaliste d’investigation non-végétarien explique comment la demande de viande par les plus riches du monde augmente le prix des céréales qui deviennent trop chères pour les plus défavorisés. Car il faut 2 kg de céréales pour produire 450 g de viande, chaque repas de viande enlève la nourriture de la bouche des plus pauvres.
    Journal britannique The Guardian / article “Why Vegans Were Right All Along,”
    Les fermes d’élevage et les infrastructures de production d’animaux occupent 1/3 de la surface agricole mondiale et utilisent plus de 70% de toutes les terres agricoles incluant les terres cultivant les céréales destinées à les nourrir.
    (Haan et al. 1997). Haan, C; Steinfeld, H; Blackburn, H. Livestock and the Environment: Finding a Balance.
    Surfaces de sol nécessaires pour produire un kilo de :
    Boeuf 323 m²
    Boeuf de pâturage 269m²
    Poisson 207m²
    Cochon 55m²
    Poulet d’engraissement 53m²
    Oeufs 44m²
    Riz 17m²
    Pâtes 17m²
    Pain 16m²
    Pommes de terre 6m²
    Sur une même période de temps, la même surface de terre peut produire
    • 1 kg de viande
    • 160 kg de pommes de terre
    • 200 kg de tomates
    http://www.vegetarismus.ch/
    Un demi-hectare de terre peut produire
    • assez de soja pour nourrir 61 personnes
    • ou assez de blé pour nourrir 10 personnes
    • ou assez de bétail pour nourrir (mal) 2 personnes.
    Un régime carné requiert 7 fois plus de terres qu’un régime à base de plantes.
    http://veg.ca/
    Qu’on ne vienne pas nous accuser de parti-pris, de favoritisme pour les animaux et de négligence envers l’espèce humaine si l’on n’est pas soi-même capable d’agir pour cette dernière.
    Nous ne prétendons pas être parfaits, nous faisons au mieux, nous avons pris conscience qu’il fallait s’asseoir sur ce reflex cognitif vicieux, cette tendance a l’égocentrisme primitif, cette propension à ménager notre égo dans la plus grande indifférence, en se déculpabilisant, en se déresponsabilisant de tous devoirs moraux au nom d’un  »idéal » défini par le système culturel. Il est grand temps de retirer vos œillères imposées par cette société conformiste où règne la surconsommation de tout. »

  19. Anne Morel dit :

    Pourquoi notre santé n’est-elle pas prioritaire politiquement parlant ?

    La France appartient à l’UE. De ce fait, elle lui obéit et retranscrit dans nos lois nationales les directives et « recommandations » imposées par la commission européenne. Ce qui est, vous me direz, tout à fait logique puisque la France a ratifié les 2 traités européen : le traité de l’union européenne (TUE) et le traité sur le fonctionnement de l’union européenne (TFUE).

    Mais vous le constaterez plus bas, l’origine de l’empoisonnement de nos terres, nos cours d’eau, …, est bel et bien dans ces traités.

    Ce qu’il faut savoir avant toute chose, est que cette commission européenne est composée de représentants non-élus par les peuples, qui se font également grassement payer par des lobbys.
    Ces commissaires sont bel et bien nommés ! Vous pouvez le constater par vous-même sur le site officiel de l’UE.
    (http://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/faq/3/how-are-the-commission-president-and-commissioners-appointed)

    Concernant les lobbys, je vous invite à suivre ce lien : https://corporateeurope.org/power-lobbies
    Corporate Europe Observatory (association) est un groupe de recherche et d’information qui étudie les pressions économiques, politiques et les menaces qu’exercent les grandes entreprises et leurs groupes de lobbying sur la démocratie, la justice sociale et l’environnement.

    Voici également deux articles abordant le sujet du lobbying :
    – France Culture (glyphosate),
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/cultures-monde-mardi-21-novembre-2017
    – Le Figaro (pharmaceutique).
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/09/06/31001-20150906ARTFIG00028-lobbies-pharmaceutiques-et-commission-europeenne-l-amour-fou.php

    L’union européenne (dirigée par la commission) est donc à exclure des négociations pour notre santé car elle présente clairement un parti pris. Vous l’aurez deviné : l’argent !
    Pour preuve, dans son rapport datant de 2015 sur la dangerosité du glyphosate, l’UE a copié/collé un rapport de Monsanto rédigé en 2012.
    https://www.huffingtonpost.fr/2017/09/15/lunion-europeenne-a-copie-colle-un-rapport-de-monsanto-sur-le-glyphosate_a_23210132/

    N’oublions pas nos agriculteurs qui se retrouvent totalement enchaînés et piégés par le système ! Que ce soit au niveau de la non-résistance de leurs semences face aux herbicides mis sur le marché (sauf semences OGM fabriquées par les mêmes fabricants d’herbicides bien évidemment), ou bien des articles présents dans les traités européens qui les obligent à toujours produire plus et à moindre coût en raison de la « compétitivité » : voir les articles 38 et 39 du TFUE sur le site de l’union européenne, qui concernent tous deux l’agriculture :

    Article 38 :
    1. L’Union définit et met en œuvre une politique commune de l’agriculture et de la pêche. Le marché intérieur s’étend à l’agriculture, à la pêche et au commerce des produits agricoles.
     TRADUCTION : sur le long terme, nous assisterons :
    o à la destruction de l’agriculture française pour se diriger vers le modèle américain, afin d’obtenir de meilleurs rendements à moindre coût pour que la France devienne « compétitive »,
    o ainsi qu’à la destruction des acquis sociaux français afin d’obtenir une agriculture dite, encore une fois, « compétitive » : l’agriculture française présente un coût plus élevé pour un même produit par rapport à d’autres pays appartenant au marché commun européen, car nos aïeuls se sont battus pour que nous bénéficiions aujourd’hui d’un SMIC (notons d’ailleurs qu’il se porte déjà mal à l’heure où je vous parle : 04 mars 2018, mais ceci était également prévu par la commission européenne. Si cela vous intéresse je vous invite à consulter le Programme National de Réformes (PNR) et les Grandes Orientations Politiques et Economiques (GOPE) rédigés par la commission européenne).

    Article 39 :
    1. La politique agricole commune a pour but :
    a. D’accroître la productivité de l’agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu’un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d’œuvre.
     TRADUCTION : Nous y sommes, la course à l’hyper-productivité est lancée ! Et cela, sans limite de temps car cet article s’inscrit dans le cadre d’un traité ! Chaque jour nous nous rapprochons de plus en plus du modèle de l’agro-business à l’américaine, plutôt que d’adopter une agriculture commune qui améliorerait par exemple la qualité gustative, permettrait de conserver les savoirs-faires ancestraux, protègerait l’agriculture familiale, …
    La LOI DU PROFIT MAXIMAL est reine : bientôt, des avions appartenant à de grosses entreprises agricoles bombarderont de pesticides des dizaines de milliers d’hectares français. C’est la fin d’une civilisation, nous entrons petit à petit dans l’ère de l’agriculture sans homme, et toutes les conséquences néfastes qui s’en suivent.

    Non, nos agriculteurs ne sont pas laissés-pour-compte dans cette histoire !

    En conclusion, à cause de son appartenance à l’union européenne, la France ne peut se soulever et lutter contre les OGM, les pesticides, …, et tous ces produits qui nous empoisonnent de plus en plus la vie au sens littéral du terme.

    Si nous voulons reprendre notre santé en mains, il est inutile de s’adresser à nos dirigeants français qui n’ont pas d’autre choix que d’appliquer ce qu’on leur ordonne, il nous faut viser plus haut : l’union européenne elle-même ! Il devient urgent, pour notre santé à tous, de quitter le TUE et le TFUE, ces deux traités qui nous lient les pieds et les poings. Il faut que nous sortions au plus vite de cette dictature qui a été instaurée !

    Si vous pensez que cela peut changer car il suffit de modifier les traités, je suis navrée de vous informer que c’est impossible : je vous invite à lire l’article 48 du TUE qui empêche toute construction d’une « autre europe », comme l’explique cet article :
    https://www.upr.fr/vos-questions-nos-reponses/questions_diverses/faut-il-l-unanimite-des-etats-membres-pour-changer-les-traites-europeens.

    Le lien d’une coutre vidéo sur le même thème que je vous invite à regarder :
    https://www.youtube.com/watch?v=S2Az13_f_M8

    Je trinque à notre future meilleure santé !

    Cordialement,

  20. Georges dit :

    Bonjour
    J’apprécie bien le témoignage de Monsieur Perrot sur son amour de son métier d’agriculteur et son respect pour ses bêtes. Nous avons besoin des professionnels comme lui dévoués à leur mission afin de mieux contribuer à sauvegarder une nature et un environnement sains dont tout le monde peut bénéficier.
    Je pense à un article écrit par le Professeur Henri Joyeux en 2015 :
    https://professeur-joyeux.com/2015/08/24/agriculteurs-1er-acteurs-de-notre-sante/
    qui reste d’actualité.
    Pourquoi ne pas faire revivre et relancer des initiatives similaires où les consommateurs ,selon leurs moyens respectifs,peuvent participer à promouvoir l’agroécologie pour le bien-être de nous tous ?
    Nous comptons sur vous Monsieur Gabriel Combris pour poursuivre vos efforts forts appréciés en étant le porte drapeau d’un mouvement salutaire pour la France et la Terre..
    Cordialement et Grand Merci.

  21. Thielemans dit :

    Cet éleveur dit d’une part aimer ses animaux,Et pourtant,il les tue.C’est tout à fait contradictoire ! Bien que je sois contre la chasse,j’estime qu’élever des animaux,auxquels on peut s’attacher,pour les tuer ensuite,c’est encore pire que la chasse.Le chasseur tue des animaux qu’il ne connaît pas.

    • Poirier dit :

      je ne suis pas d’accord il le fait avec respect comme cela dit être fait. sans vouloir vous juger car je ne vous connais pas. Vous et tous les autres y compris moi, nous tuons des êtres humains lorsque nous achetons des articles moins chers fabriques par des gens qui ont tout juste de quoi survivre, alors on devrait aussi arrêter d’acheter. Essayons plutôt de trouver le juste milieu pour répondre a nos besoins y compris ceux de la viande

  22. Francis dit :

    Allez voir sur les sites de l’Institut de Recherches Economiques et Fiscales et de la Fondation i Frap ce que l’on dit de l’agriculture. Après, vous pourrez porter un jugement.

    • Francis dit :

      Je voulais dire par cette intervention que les agriculteurs sont pris en tenaille entre deux injonctions= être compétitifs et répondre aux besoins du marché au prix du marché sans rien coûter aux contribuables et d’un autre côté satisfaire les rêves d’une clientèle « yaqu’à-fautqu’on ». Il y a quelques décennies, la bio et les techniques agricoles alternatives étaient encore considérées par la science officielle (l’INRA et Cie) comme étant ridicules, ringuardes, de la foutaise; voire illégale comme en témoigne l’acte de piraterie dont fut victime le promoteur du purin d’ortie de la part des douanes il y
      a une dizaine d’années.

  23. Patrick BIGEARD dit :

    « Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis »… (je ne sais plus de qui est ce propos, et peut importe).
    J’ai déjà suggéré à des personnes consommant de 1 à 2 fois de la viande par jour (oui ça existe…), de faire des économies en mangeant leurs chats et chiens. C’est de la viande, assez saine après tout… Oui je sais c’est très provocateur mais très révélateur du blocage et conditionnement qui est le nôtre de considérer une vache, un cochon, mouton… comme un strict produit de consommation, pouvant être maltraité de façon barbare, ignoble, sans avoir aucune sorte de sensibilité, d’empathie. C’est la « mise en boîte » du consommateur. Les consciences sont tout de même en train d’évoluer, très lentement, et c’est bien par la connaissance, l’information (non seulement sur la maltraitance animale, mais aussi par les effets sur la santé,également par les conditions de vie des agriculteurs éleveurs, protection de la nature etc etc…

  24. FRATERNEL dit :

    dans le temps on abattait bien les aniamux à la ferme et que l’on ne vienne pas me parler de sanitaire vu les conditions dans lesquelles ces pauvres betes sont tuées vu également les conditions de travail dans ces lieux de souffrance alors oui au passage d’une personne qui vient faire le travail à la ferme pourquoi faire subir des kilometres dans une bétaillère maintenant moi je prend ma volaille à la ferme ou la personne fait le travail elle meme dans des conditions optimales pour l’animal revenons à une façon naturelle de faire ce travail et bravo à cet agriculteur cité plus haut.

  25. Anne dit :

    Bonjour
    Il faut absolument obtenir la possibilité d’abattre les animaux à la ferme comme demandé par Philippe Perrot et Benoît Biteau (Paysan Résistant, Fayard)
    Les camions abattoirs qui se déplacent sur les fermes existent déjà en Allemagne, donc ce n’est pas une question de norme européenne.
    Voulez-vous initier une pétition pour cette question importante pour le bien-être animal et par conséquent pour la qualité d’une viande sans toxines du stress?

  26. Gouron Jean-René dit :

    Bonjour
    Je pratique l’ agriculture dite de conservation. Je ne laboure plus mes terres depuis 23 ans. Je n’ai plus d’érosion , mes sols ont une meilleure portance, je fais du semis direct le plus souvent possible sur des terres paillées ( je conserve en surface les résidus paillés de la récolte précédente), Je ne dilue pas la matière organique , je stocke le maximum .. Mais j’ai besoin du Glyphosate.. Celui -ci n’est jamais appliqué sur les cultures qui crèveraient puisqu’elles ne sont pas OGM..
    Par contre nous importons des graines OGM glyphosatées par bateaux entiers. Les non OGM sont payées au même prix que les OGM qui ruinent les agriculteurs français( merci les consommateurs…) Conclusion : La FRANCE punit les innocents et finance les coupables.(Traités ceta, tafta, mercosur avec la complicité de la FNSEA°)
    Je suis prêt à participer à tout colloque ou table ronde sur l’ agriculture.
    Jean-René Gouron La Genevraye 86220 Tel: 0607447662.

  27. KHELIFI FATIHA dit :

    BLA BLA BLA ! INFAME ! CA SUFFIT ! QUAND ON AIME ON NE TUE PAS !

    UN MONDE MEILLEUR ET EQUITABLE PASSE PAR LA PLACE QUE L’ ON ACCORDE AUX ANIMAUX : DES EUDES ONT DEMONTRE LE LIEN QUI EXISTAIT ENTRE LA VIOLENCE FAITES AUX ANIMAUX ET LA VIOLENCE FAITES AUX HOMMES !
    NE SOYONS PLUS DES TOMBES VIVANTES ET NOTRE PROPRE FOSSOYEUR !

    NE NOUS PRETENDONS PLUS ETRE A L’ORIGINE DES GRANDS PROGRES DE L’HUMANITE QUAND NOUS ALLONS EXPLORER MARS POUR Y VOIR S’IL Y A DES TRACES DE VIE … ET NE LA RESPECTONS PAS LA OU IL Y EN A !

    A MES FRERES ET SŒURS ANIMAUX A QUI JE PENSE CHAQUE JOUR, A QUI JE PENSE A CHAQUE HEURE OU NOUS LES EMMENONS EN DEPORTATION VERS LES CAMPS DE LA MORT !
    VOILA MA VISION.

  28. thérèse dit :

    Philippe Perrot a raison et la nourriture doit cesser d’être un enjeu pour faire des milliards mais redevenir une nécessité vitale à laquelle chacun.e peut participer en en produisant une partie soi-même. Il est urgent aussi de sortir/ne pas entrer dans le sectarisme des régimes de type végan, totalement contre-nature. Hors les personnes souffrant d’addiction à la nourriture – hélas, une réalité plus fréquente qu’il n’y paraît – hors ce profil, il est important de manger de TOUT, en quantités adaptées, en bio, local/de saison et équitable, dans cet ordre. Réapprendre aussi à cuisiner et à manger, lentement, en savourant.

  29. LECLERCQ Maud dit :

    Bonjour et merci pour votre article,
    J’ai pleuré en le lisant, je ne parviens pas à comprendre qu’on puisse déclarer aimer ses bêtes et ensuite les conduire à l’abattoir, c’est un non-sens, certains éleveurs disent soigner les animaux, les aimer….. j’en doute, mais le problème est ailleurs, à la source, si les gens qui mangent de la viande, pouvaient se mettre, ne serait-ce que deux minutes à la place d’une vache, d’un cochon, d’un cheval, d’un mouton, pire encore d’un agneau ou d’un veau, il ne consommeraient plus de viande, qui n’apporte rien à l’organisme, les animaux dans leur grande majorité sont traités aux antibiotiques, aux anabolisants, la viande est cancérigène, c’est le résultat de la souffrance, et pas n’importe laquelle, la plus horrible qui soit, que personne ne peut imaginer, mais sous prétexte qu’une vache serait soi-disant bête, elle ne ressentirait rien, quel manque de sensibilité l’humanité fait preuve, au lieu de se plaindre constamment, les éleveurs, n’ont qu’à se reconvertir dans la permaculture, seule voie actuelle, qui respecte la terre, car même le bio, n’est qu’une solution temporaire.
    On reproduit le même scénario avec les poissons, qui souffrent eux aussi, de la mm façon, j’ai lu récemment qu’il y aura bientôt plus de sacs plastiques dans la mer, que de poissons, je ne suis pas vraiment optimiste quant à notre avenir, mais il faut continuer d’y croire.

  30. Gaillard dit :

    Cet article est nécessaire !
    Pendant des décennies , le peuple de France a ouvertement méprisé ses  » paysans » (( vous connaissez tous des mots péjoratifs les concernant … )) .
    Comme 90/100 des français , je suis descendant de paysans ( dits  » laboureurs » autrefois ) …. mais je suis devenu totalement dépendant du savoir-faire des agriculteurs/éleveurs/maraichers et producteurs de fruits !! Je suis totalement INCAPABLE de faire pousser une carotte ou une tomate , d’ élever une chêvre ou cultiver du blé … C’ est tellement facile d’ aller au supermarhé et de « piquer » — au sens propre du terme– les légumes ,fruits , oeufs , pain ,… fruit de leur travail .
    Oui , ma nourriture dépend entièrement des actuels agriculteurs . Je suis leur obligé … sans eux , je suis mort en quelques semaines !!Je leur dois le maintien de ma Vie et ma Santé
    Mr Combris , je saisis l’ occasion de votre article nécessaire pour les saluer tous d’ un Grand Merci .

  31. Chiva jean paul dit :

    MERCI…et VIVE L’INTELLIGENCE!

  32. Élisabeth CLERC dit :

    La vérité c’est que pour les neuf dixièmes d’entre eux, ils sont nés sur la terre & ils sont agriculteurs de père en fils ou en fille ; ils savent pas faire autre chose & ils ne veulent pas faire autre chose & ils ont bien raison. En fait ils ont dès le départ le statut de propriétaire-entrepreneur indépendant donc s’ils ne cotisent pas à une caisse d’assurance retraite, il est certain qu’a lage de la retraite, ils vont se retrouver comme la plupart de nos pauvres concitoyens avec 800 € mensuels versés par la CNAV à récupérer sur la succession (donc les enfants vont devoir vendre l’exploitation ou en partie) , Ils vont donc se passer des allocations de la CNAV et vivre avec leurs petits revenus, qui ne sont parfois pas trop négligeables,… ( vente directe à la ferme …)
    En vérité, on ne sait pas trop non plus comment la plupart de ces agriculteurs ont acquis leurs terres sauf dans le cas de ceux qui ont patiemment acheté parcelle par parcelle, ce qui extrêmement rare sauf peut-être dans la viticulture… Pour ma part, j’aime bien théoriquement la paysannerie familiale de petit terroir mais je sais qu il y a beaucoup d’égoïsme et peu de bons rapports de voisinage, de partage et de solidarité dans le monde paysan… En fait c’est chacun pour soi, quant à l’autre, s’il se suicide ,c’est bien fait pour sa gueule… Je suis peut-être péremptoire dans mon analyse mais à dire vrai c’est l’égoïsme qui règne dans ce secteur comme dans tous les autres secteurs des activités humaines d’ailleurs

    • Francis dit :

      Les agriculteurs ont l’obligation légale de cotiser pour leur santé et leur retraite à la Mutualité Sociale Agricole. Ils deviennent propriétaires fonciers parce qu’ils achètent les terres qu’ils cultivent ou qu’ils les héritent de leurs parents. Quand on est habitué à vivre avec des revenus modestes, quand on a acheté ou hérité sa maison, une retraite de 800 E/mois plus les fermages encaissés, le jardin et le bois de chauffage, tout cela permet de vivre. Le drame est pour ceux dont la carrière se termine par une faillite, quand il ne reste rien.

  33. Willems André dit :

    J’ai simplement envie d’interpeller l’Eglise Catholique !!!
    Ils son Bien une  » Association  » ET… de gens qui se disent « Bons » ET qui ne veulent QUE le Bien de TOUS (de leur prochain !) !Que ne créent-ils pas un mouvement (du genre: » » en Marche » » mais Pas Des Opportunistes ,ceux-là, et qui auraient un Vrai Programme HUMAIN ,fait pour l’HOMME (et la «  »femme » »,bien sûr ! et surtout !!!)
    Je suis certain qu’ils auraient plus de Député.e.s que le Micron des super-riches !!!
    Mais…l’Enfer ( ou plutôt son chemin ! est Pavé de Bonnes Intentions !!!!! Willems André (merci de me lire !

    • Francis dit :

      Avec l’invention de l’eucharistie, le Christ et l’Eglise ont donné à l’humanité une religion sans sacrifices humains ni d’animaux, contrairement à un certain prophète six siècles plus tard.

  34. Segura dit :

    Merci! pour cette information je vis dans le Berry et je ne savais pas que des chinois avaient acheté des terres agricoles. Cela me boulverse. On reconnaît la grandeur d’une nation à la façon qu’elle traite les animaux. Manger de la viande m’est devenu insupportable. J’ai un très grand respect pour l’agriculteur, « le vrai »
    Celui qui aime sa terre et ses animaux. D’ailleurs celui là ne peut plus vivre de son exploitation c’est une Honte!!
    Même si j’ai conscience du business de certains je me sens impuissante (malgré mes choix de consommatrice) et ça c’est terrible.

  35. Mme Theryca dit :

    Je suis née dans un hameau au beau milieu des terres agricoles.
    J’ai eu l’occasion d’écrire un mémoire pour le Tribunal Administratif, pour défendre le droit au « camping déclaré » qui a presque disparu alors qu’il est basé sur des lois constitutionnelles.
    Voilà ce qui se passe : 3 % de la population d’une commune rurale dispose de 75 % de la superficie de la commune. Si une femme devient agricultrice, c’est qu’en fait elle vient d’épouser un agriculteur. Les femmes sont exclues du territoire (sauf exception qui est étalée dans les journaux de toute la France). Elles doivent se trouver une voiture d’occasion pour aller chercher un peu d’argent à la ville, comme secrétaire, infirmière, aide familiale, vendeuse à domicile de Tupperware ou de sous-vêtements, … Les femmes sont plus que la moitié de la population mais les hommes se sont tout accaparés l’espace. C’est contraire à la loi internationale, qui prime sur la loi française. Quand je le dis, tout le monde s’en moque. Les gens pensent : Encore une qui trouve quelque chose pour se plaindre ! Nous ne sommes pas sortis du monde féodal.
    Je peux envoyer mon mémoire à qui le demande.

  36. roland dit :

    Bonjour, de tout les temps l’être humain mange de viande, il est omnivore, il faut mangé de tout et surtout le maximum en circuit court et français car on a des normes que des pays ne respecte pas .suivons la nature , un être mange l’autre pour vivre et ça ce recycle, les plantes sont aussi vivante , donnez de l’amour dans vos plantations et vous variez quelle pousseront mieux

    • CLAISSE Dominique dit :

      bonjour Roland, l’homme n’a pas mangé « de tous temps » de la viande, les premiers hommes n’en mangeaient pas. De nos jours, Il y a sur terre environs 1 milliard de personnes qui n’en mange jamais et je ne suis pas persuadé qu’ils soient en mauvaise santé. Manger de la viande n’est pas une obligation mais un choix (en tout cas sur nos latitudes) obéissant à des habitudes, au plaisir, aux conventions, à l’Ignorance. Nous sommes maintenant devant une situation climatique qui risque de nous anéantir. Une solution, parmi les plus urgentes et les plus efficaces est de réduire considérablement l’élevage, voire de l’interdire .
      C’est simple d’arrêter de manger de la viande, j’en étais un grand consommateur et je n’en mange plus du tout depuis plus de 20 ans, pour mon plus grand plaisir !
      à votre santé !

  37. Marko dit :

    « Aimer les animaux, et malgré cela les tuer, voilà quelque chose de possible aux yeux de cet éleveur. « … »écologie véritable »…
    Qu’est-ce que l’on n’invente pas pour se donner bonne conscience, incroyable!

  38. Cathy dit :

    Aimer les animaux, aimer la terre, aimer la nature et la vie…. et tuer…. Vous aurez beau argumentailler, ce n’est ni naturel ni nécessaire.
    Affligeant de lire vos propos dépourvus d’empathie pour, comme vous les appelez, les bêtes. Votre bêtise en dissonance cognitive ne justifie en rien la tuerie quelle qu’en soit l’échelle.
    Vous êtes en arrière garde d’un siècle.
    Les végétaux apportent tous les bienfaits de la nature pour une vie sans violence et une pure santé…. pure.

  39. Sabrina dit :

    c’est une réalité cruelle aujourd’hui l’argent et le pouvoir nous dirige et pourtant grâce à vous et d’autres, il y a une éveille de conscience, les choses sont en cour de changement heureusement.
    Espérons que cela se fasse le plus rapidement possible car beaucoup sont encore victime de se business honteux;

  40. delfau dit :

    « aime et fais ce que tu voudras » (St Augustin), respect des bêtes, pas de souffrance inutile, il y a beaucoup à faire…
    Déjà en 1971 une enquête du journal La Terre mettait en évidence la disparition accélèrée des petits agriculteurs, or la mainmise du grand capital sur la terre se développe, il faut se révolter !

  41. Bernard dit :

    ma petite fille de 8 ans ne veut plus manger de produits animaux par amour pour eux: que penser d’un tel régime pour une enfant? doit on la suivre?
    Votre réponse est la bienvenue

    • Cathy dit :

      Bonjour Bernard,
      L’alimentation végétale est parfaite pour l’espèce humaine à tous les âges de la vie, en particulier pour les les plus jeunes qui développent leur empathie et les plus âgés pour préserver et améliorer leur santé. A noter qu’il existe des livres destinés à l’alimentation végétale des enfants très bien faits qui expliquent les besoins en vitamine B12 et les aliments enrichis ou les compléments alimentaires disponibles. Il est très facile d’équilibrer une alimentation végétale pour tous les goûts et c’est particulièrement gratifiant.
      Belle découverte !

    • raoul l'enclume dit :

      et comment que tu dois la suivre! et être fier de la taille de son cœur, couvre la de bisous pour moi et tous les animaux de cette planéte, prends ton temps …ça va être long.

  42. Rene dit :

    Ces millions de massacres pour nous nourrir!! Trêve de poésie …l’humanité ne pourra EVOLUER qu’en passant au végétal …….

  43. Augrain dit :

    Bonjour monsieur, votre point de vue est très intéressant sur l’agriculture, je me fais beaucoup de soucis pour l’avenir, cette terre polluée par tous ces produits néfastes à la santé de l’humain et ne parlons pas des millions d’animaux sacrifiés sans scrupules par des bourreaux dans nos abattoirs qui se délectent de cette souffrance, nous ne mangeons que très peu de viande que j’ achète bio en pensant que ces gens respectent mieux l’animal , j’espère tant que les consommateurs prennent conscience de cette douleur de l’animal et deviennent Vegan , je rêve d’un monde meilleur est ce une utopie ? Merci pour vos lettres qui sont très intéressantes et peuvent réveiller des esprits.

  44. BOBET dit :

    bonjour
    je suis ttriste, en effet je suis fille d’agriculteur, j’habite bretagne sud, tous les jours on entend le fils de…le père de..l’oncle de…le voisin de…….s’est suicidé.
    bien sûr il ne peuvent plus vivre de la pauvreté, mettez vous à leur place juste un peu quand on voit que tous ces ministres incompétents, qui gagnent combien et qui partent en vacances,le paysan ne sait pas dire vacances,et savez vous ce qu’il mange tous les jours?
    NON aujourd’hui je suis triste
    bonne journée

  45. simon dit :

    Bonjour Monsieur,
    Je suis agricultrice nous sommes en gaec avec mon mari et notre fils qui viens de s’installé ;Nous sommes en convertion Bio nous avons un troupeau de vaches allaitantes charolaises .Je peut vous dire que nous aimons nos bêtes .nous les soignons le plus possible avec des plantes et des huiles essentielles . Nous habitons un petit village de la Loire et je peux vous dire que vers chez nous l agriculture change . Nous faisons régulièrement des réunions avec un vétérinaire du comptoir des plantes et nous invitons des agriculteurs à nous rejoindre nous sommes de plus en plus nombreux .
    Cordialement Simon Annie

  46. Turlin dit :

    Merci à M. Perrot pour ce merveilleux et très touchant article concernant son métier d’agriculteur, également son amour et son grand respect pour ses bêtes.
    C’est un homme de cet acabit qui devrait être nommé ministre de l’agriculture.
    Respect et Admiration à M. Perrot
    Josiane

    • bay andersen dit :

      Voilà un vrai agriculteur en la personne de M. PERROT, respectueuses salutations à ce Monsieur qui a parfaitement compris son métier ; il le fait avec Amour, Foi, Vaillance ; il sera récompensé de son labeur. Merci de ce témoignage.
      Françoise de Luçon en Vendée (Bas-Poitou)

  47. Nathalie Meissonnier dit :

    L’Essence de toute chose est contenue dans votre article; l’Harmonie respectueuse terre, plantes, bêtes et gens.
    Je salue ce matin vos courageuses prises de position, votre vision éclairée des équilibres, la justesse de vos propos et la parole que vous donnez à ceux qui n’ont pas oublié le langage de et avec la Nature.
    Nous sommes sous la même bannière.

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