Cas graves chez l’enfant ? Méfiez-vous des infos alarmistes de la presse

Cas graves chez l’enfant ? Méfiez-vous des infos alarmistes de la presse

Chère lectrice, cher lecteur,

C’est LE gros sujet à la mode ces derniers jours.

À en croire certains médias, le Covid-19 serait lié à de graves symptômes chez les enfants.

Quand ma femme a vu ces articles, elle a eu peur pour notre fille de 2 ans.

Et je la comprends.

En lisant ça, on a l’impression que, tout à coup, le Covid-19 pourrait être très grave pour les enfants, alors qu’on nous disait jusque-là que ces derniers n’étaient pas à risques.

J’imagine que vous aussi, si vous avez de jeunes enfants, ou des petits-enfants, vous avez dû avoir le sang qui se glace en lisant ces messages.

Pour ma part, ces articles m’ont mis en colère.

Non seulement ils font beaucoup de mal aux personnes qui les lisent en causant du stress et de l’angoisse.

Mais surtout, la réalité est moins effrayante que ce que nous laissent entendre ces titres.

Il m’a donc paru important de mettre les choses au clair sur cette information, histoire de rassurer toutes les personnes qui, comme moi, peuvent être inquiètes pour leurs enfants ou leurs petits-enfants.

Voici ce que l’on sait actuellement de cette « mystérieuse maladie ».

Ce que l’on sait de cette maladie

Lundi, le National Health Service (le système de santé publique du Royaume-Uni) a annoncé avoir relevé des cas d’enfants admis aux soins intensifs présentant un « syndrome inflammatoire[1] ».

En tout, ces dernières semaines, il y aurait eu une douzaine d’enfants touchés au Royaume-Uni[2].

Peu après cette annonce, on apprend qu’il y aurait eu une vingtaine de cas similaires en France[3].

On note également quelques cas en Italie, en Espagne, en Belgique[4] et en Suisse[5].

Les symptômes relevés sont les suivants :

  • Des douleurs abdominales
  • De la diarrhée
  • Des vomissements
  • De la fièvre
  • Plus rarement des éruptions cutanées

Les médecins découvrent alors chez les malades une inflammation cardiaque, probablement une myocardite, c’est-à-dire une inflammation du tissu musculaire du cœur[6].

Cette maladie toucherait essentiellement des enfants âgés entre 8 et 15 ans. Elle ressemblerait à la maladie de Kawasaki, sauf que celle-ci touche principalement des enfants plus jeunes (moins de 5 ans).

Liée au coronavirus ? On ne sait pas

Les médias se sont empressés de mettre en avant un lien possible avec le coronavirus. Mais en réalité, personne n’en sait rien pour le moment.

Parmi les enfants touchés par ces inflammations, plusieurs ont été testés positifs au Covid-19, mais pas tous.

À l’hôpital Necker, seul un tiers des enfants hospitalisés seraient porteurs, selon les tests PCR.

D’autres présentaient uniquement des anticorps, mais plus de virus. Ils auraient donc été contaminés par le coronavirus auparavant, mais n’en seraient plus porteurs.

On relève aussi des cas d’enfants testés négativement, et qui n’auraient donc pas du tout été touchés par le Covid-19[7].

En ce moment, tout le monde est fixé sur l’épidémie, et il est tentant de vouloir tout rattacher au coronavirus. Mais ce n’est pas parce que certains de ces enfants étaient positifs qu’il y a nécessairement un lien de cause à effet.

Comment expliquer que des enfants négatifs soient également touchés par cette mystérieuse maladie ?

D’ailleurs certains médecins ont appelé à la prudence, comme le Dr Jean-Christophe Goffard, chef de service en Médecine interne à l’hôpital Erasme : « Il y a une association qui semble émerger mais on reste très prudents car ce ne sont encore que des spéculations[8]. »

Un avis partagé par le Dr Yves Van Laethem, infectiologue de renom et porte-parole belge de la lutte contre le coronavirus, pour qui « il n’y a pas forcément un lien causal[9] ».

Plusieurs causes possibles

Actuellement, les médecins n’ont aucune idée de l’origine de cette maladie.

L’hypothèse défendue par certains spécialistes est qu’il s’agirait d’un symptôme post-infectieux, qui pourrait survenir quelques semaines après l’infection, peut-être à cause d’un emballement du système immunitaire.

Il pourrait également s’agir d’une maladie préexistante que l’infection aurait déclenchée.

Mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions.

« On reste avec des points d’interrogation. Est-ce une atteinte directe du virus ? ou des réactions post-infectieuses, des anomalies de la réponse immunitaire ? Ce n’est pas documenté pour l’instant », a d’ailleurs déclaré au journal Le Monde le professeur Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique de l’hôpital Robert-Debré[10].

La piste des médicaments

Pour ma part, n’étant pas spécialiste, je ne m’aventurerais pas à proposer de nouvelles hypothèses sur le sujet.

Mais je remarque tout de même que les principaux symptômes relevés, à savoir la fièvre, la diarrhée et les vomissements, sont des réactions normales et saines de notre organisme pour lutter contre un envahisseur :

  • La fièvre est très utile : la température élevée ralentit la reproduction des microbes pathogènes dans notre corps (pour en savoir plus, je vous invite à relire ma lettre sur le sujet)
  • Le vomissement a lui aussi une action protectrice de notre organisme : son but est de le protéger contre des substances toxiques présentes dans l’estomac, avant qu’elles n’atteignent d’autres organes.
  • La diarrhée a un effet similaire au vomissement, en permettant de vidanger les intestins, de se débarrasser des micro-organismes pathogènes présents et de renouveler la flore intestinale.

Toutes ces réactions sont donc généralement bénéfiques (à moins bien sûr qu’elles deviennent trop violentes). Ce sont des techniques d’autodéfense que notre corps utilise face aux différentes attaques qu’il subit.

Le problème, c’est qu’on tente souvent de stopper ces réactions naturelles avec des médicaments « anti-machin-chose » (antipyrétiques, antivomitifs, antidiarrhéiques…).

Aussi, il pourrait être intéressant de se renseigner sur un lien possible entre l’utilisation de ces médicaments et le syndrome inflammatoire observé ces dernières semaines.

Dans sa dernière lettre, mon confrère Yves Rasir est revenu sur « l’épidémie » du SMON qui tua, entre 1959 et 1971, plusieurs milliers de Japonais… avant qu’on découvre que ses mystérieux symptômes étaient en réalité causés par le Clioquinol, un médicament contre la diarrhée.

Sachant que de nombreux malades du Covid-19 souffrent de diarrhée, Yves Rasir s’interroge d’ailleurs sur un lien entre les médicaments antidiarrhéiques et les complications causées par le coronavirus.

Cette hypothèse est d’autant plus intéressante qu’on suspecte une bactérie intestinale, Prevotella, d’héberger le coronavirus[11].

Dans le cas de la maladie mystérieuse qui touche en ce moment les enfants, ne faudrait-il pas aussi creuser la piste iatrogène ?

Aucun décès lié à cette maladie

En attendant d’en savoir plus, sur l’origine de cette maladie, sachez que les cas sont extrêmement rares. Au Royaume-Uni, il y aurait eu une douzaine de cas en avril.

À titre de comparaison, la maladie de Kawasaki, la principale cause d’inflammation cardiaque chez l’enfant, toucherait en moyenne 4 500 enfants par année en Angleterre, soit environ 370 par mois[12].

Les chiffres sont probablement similaires en France et dans le reste de l’Europe, avec une incidence allant de 4 à 8 cas pour 100 000 habitants[13].

Et pourtant, cette maladie fait rarement la une des journaux. Elle est même totalement inconnue de la majorité des gens.

Il n’y a donc pour le moment aucune raison de s’inquiéter de la poignée de cas remontés ces dernières semaines, et qui n’a fait aucun décès jusque-là.

Des nouvelles rassurantes sur les enfants et le Covid-19

Une autre information rassurante, c’est que de nouvelles études confirment que les enfants seraient non seulement très peu touchés par le coronavirus, mais aussi qu’ils le transmettraient peu.

Une étude publiée début avril avait décrit le cas d’un enfant malade, dans la station de ski des Contamines. Malgré de nombreux contacts avec d’autres élèves et des professeurs (172 contacts avaient été identifiés), aucun cas secondaire n’avait été identifié chez ses proches[14].

Récemment, des travaux australiens ont confirmé que les enfants seraient moins contagieux que les adultes. Les chercheurs ont suivi 18 personnes (enfants et adultes) infectées dans 15 écoles différentes. Parmi leur entourage (735 élèves et 128 membres du personnel), seuls deux enfants auraient été contaminés[15].

Des statistiques chinoises ont également montré que moins de 1 % des cas recensés concernaient des enfants de moins de 10 ans[16].

Une autre étude a, quant à elle, trouvé que chez 90 % de ces enfants touchés par le Covid-19, 90 % étaient asymptomatiques[17].

Même si les enfants en bas âge peuvent contracter le Covid-19, il semblerait donc qu’ils le transmettent très peu, et que le risque de complications est extrêmement faible chez eux.

Le Pr Robert Cohen, infectiologue et pédiatre à l’hôpital intercommunal de Créteil, explique que les enfants « tombent moins malades, avec des formes moins graves. Quand ils sont contaminés, ils portent moins le virus et le transmettent moins[18]. »

Le Dr Daniel Koch, responsable suisse des maladies infectieuses, qui est surtout connu pour ses appels à la prudence, s’est montré plutôt rassurant cette semaine sur la situation des enfants.

Il a même encouragé les grands-parents à embrasser leurs petits-enfants[19] !

Amicalement,

Florent Cavaler

PS. Si vous ne voulez plus vous faire intoxiquer le cerveau par les informations anxiogènes des médias. Mon conseil le plus simple consiste à arrêter votre télévision et votre radio. Vous éviterez aisni de tomber sur tous ces titres volontairement alarmistes, sources inutiles de stress et d’angoisse.

Si vous cherchez des informations fiables (et souvent plus rassurantes que celles des grands médias), je vous invite à rejoindre ma chaîne spéciale. En plus d’info claires sur l’actualité, je propose chaque jour une vidéo d’expert, avec de nombreux conseils et exercices pour mieux vivre la situation. Pour vous inscrire, il suffit de cliquer ici. C’est totalement gratuit.





[2] https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/soupcon-de-covid-19-grave-chez-l-enfant-une-quinzaine-d-enfants-signales-en-france-le-ministre-de-la-sante-prend-l-alerte-tres-au-serieux_3939881.html

[3] https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/04/29/covid-19-alerte-sur-une-hausse-de-cas-de-syndromes-inflammatoires-infantiles_6038123_1650684.html

[4] https://www.7sur7.be/sante/la-maladie-de-kawasaki-touche-des-enfants-en-belgique-est-elle-liee-au-covid-19~aa685721/?referrer=https://www.google.com/

[5] https://www.lematin.ch/suisse/etrange-maladie-enfants-frappe-suisse/story/30291361

[6] https://up-magazine.info/le-vivant/sciences/51495-covid-19-alerte-sur-des-formes-graves-touchant-les-enfants/?utm_source=ActiveCampaign&utm_medium=email&utm_content=ACTION%21+La+newsletter+quotidienne+de+UP++Magazine&utm_campaign=ACTION%21+Quotidienne+je-3004

[7] https://up-magazine.info/le-vivant/sciences/51495-covid-19-alerte-sur-des-formes-graves-touchant-les-enfants/?utm_source=ActiveCampaign&utm_medium=email&utm_content=ACTION%21+La+newsletter+quotidienne+de+UP++Magazine&utm_campaign=ACTION%21+Quotidienne+je-3004

[8] https://www.7sur7.be/sante/la-maladie-de-kawasaki-touche-des-enfants-en-belgique-est-elle-liee-au-covid-19~aa685721/?referrer=https://www.google.com/

[9] https://www.7sur7.be/sante/la-maladie-de-kawasaki-touche-des-enfants-en-belgique-est-elle-liee-au-covid-19~aa685721/?referrer=https://www.google.com/

[10] https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/04/29/covid-19-alerte-sur-une-hausse-de-cas-de-syndromes-inflammatoires-infantiles_6038123_1650684.html

[11] Dimitri Jacques, « Covid-19 : la piste du microbiote, vers un nouveau paradigme ? », Alternative Santé, 08.04.2020.

[12] Harnden A, Alves B, Sheikh A, « Rising incidence of Kawasaki disease in England: analysis of hospital admission data » [archive] BMJ 2002;324:1424-5.

[13] Harnden A, Alves B, Sheikh A, « Rising incidence of Kawasaki disease in England: analysis of hospital admission data » [archive] BMJ 2002;324:1424-5.

[14] https://www.letemps.ch/sciences/enfants-face-covid19-un-debat-difficile-trancher

[15] http://ncirs.org.au/covid-19-in-schools

[16] https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2005073?cid=DM88773_&bid=171209032

[17] https://pediatrics.aappublications.org/content/early/2020/03/16/peds.2020-0702.1

[18] https://www.lejdd.fr/Societe/Education/coronavirus-finalement-les-enfants-sont-tres-peu-contagieux-3964463

[19] https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-les-grands-parents-peuvent-a-nouveau-etreindre-leurs-petits-enfants-selon-daniel-koch-931771

7 réponses à “Cas graves chez l’enfant ? Méfiez-vous des infos alarmistes de la presse”

  1. Jean-François Chaudron dit :

    Bonjour, j’ai transmis cette lettre à des personnes ayant des enfants en âge scolaire et j’ai reçu une réponse virulente d’un jeune papa :
    « Rassurez-vous, j’ai bien compris le fond de son propos sur les cas rapportés de Kawasaki.

    Ce que je critique : il dit assez clairement que la diarrhée est une réponse immunitaire normale, et qu’on a trop souvent le réflexe d’y réagir avec un traitement anti-diarrheique. « anti-machin chose » selon ses mots.
    Seulement il se trouve que la diarrhée est la deuxième cause de décès de l’enfant au monde (enfants de moins de 5 ans, chiffres OMS).
    C’est pour ça que je considère que les propos de monsieur Cavaler à ce sujet sont dangereux et irresponsables »
    Que lui répondriez-vous ?

    • Florent dit :

      Bonjour Jean-François,

      Si on lit en entier le texte de l’OMS sur le sujet (disponible ici : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/diarrhoeal-disease ), on se rend compte que ce n’est pas la diarrhée qui tue directement, mais la déshydratation qui peut en résulter lorsque celle-ci dure trop longtemps et que l’enfant n’a pas la possibilité de s’hydrater régulièrement. Cela concerne les enfants qui n’ont pas la chance d’avoir accès à de l’eau potable.

      L’eau qu’ils boivent étant contaminée par des germes pathogènes, ces enfants sont donc continuellement infectés, ce qui provoque des diarrhées à répétition (dans le but d’éliminer les germes pathogènes), pouvant à la longue déshydrater l’enfant.

      Donner des médicaments contre la diarrhée permettra peut-être à l’enfant de perdre moins d’eau, mais ce n’est pas ça qui réglera le problème. Ces enfants ont avant tout besoin de bonnes conditions d’hygiène et d’avoir accès à de l’eau potable, comme cela est d’ailleurs précisé dans l’article de l’OMS.

      J’invite ce papa à lire en entier l’article de l’OMS qu’il cite pour avoir plus d’information sur le sujet. Avant d’accuser quelqu’un d’être irresponsable ou dangereux, il vaut mieux se renseigner un peu plus en détail de ce dont on parle, plutôt que de se contenter de sortir un chiffre sorti de son contexte.

      Amicalement,

      Florent

  2. CATHERINE BURSTERT dit :

    Bonjour,
    En 1999 mon fils avait 2 ans et a contracté la syndrome kawasaki
    Cette affection était à l’époque assez rare en europe.
    Puis j’ai appris qu’elle devenait de plus en plus courante.
    Mon enfant n’avait pas eu d’antécédant infectieux particulier, si ce n’est les petites affections courantes des enfants. Il était en bonne santé. Il a été très bien pris en charge au CHU d’Aix en Pce..
    Tout est rentré dans l’ordre après 8 jours d’hospitalisation, et des perfusions et prises de sang, scintigraphies et scanners à n’en plus finir.
    On peut se poser effectivement la question par rapport au covid19. Mais il convient de rester sur ses gardes quant à dire que ce dernier pourrait en être la cause.
    Bien cordialement

  3. Marie dit :

    Ces symptômes me rappellent une maladie qui touchait naguère les tout-petits : la toxicose. Mon petit frère manqua en mourir à l’âge de 7 mois en 1958. Il se pourrait que cette affection survenant non pas chez les nourrissons mais chez des enfants jusqu’à15 ans provienne d’une mutation du facteur pathogène qui générait la toxicose, et cette mutation peut être pour certain cas le résultat d’une confrontation au coronavirus. C’est juste une réflexion qui me vient à partir du tableau symptomatique.

  4. J-L Van Den Broucke dit :

    Merci pour ces précisions utiles pour les non professionnels de la santé.
    Il semble cependant qu’il reste important de rester prudent, car si les enfants – surtout en bas âge – sont habituellement asymptomatiques, ils peuvent être porteurs du virus et le transmettre à d’autres enfants et aussi aux adultes lors du déconfinement et du retour à l’école :
    https://www.rtbf.be/info/dossier/epidemie-de-coronavirus/detail_coronavirus-chez-les-enfants-les-enfants-aussi-contagieux-que-les-adultes-selon-une-etude?id=10492701

  5. René Durand dit :

    Bel article justifié. La presse appuye sans relache les efforts des gouvernements pour nous effrayer. Il faut chercher la bonne information ailleurs, comme ici. J’ai vu un excellent video de l’anthropologue-infectiologue suisse Jean-Dominique Michel, qui va plus loin que vous et que vous aimerez peut-être entendre, je l’espère:
    https://youtu.be/4MqArCjrkmI

  6. Radia Fivaz dit :

    Bonjour Monsieur Cavaler,
    Je vous remercie de votre engagement et des articles très intéressants que vous écrivez.
    J’ai cependant voulu réagir à celui-ci car je ne suis pas d’accord avec vous.
    Je suis comme votre épouse, maman d’une petite fille de 2ans. Et depuis la révélation de cas liés à cette «nouvelle » maladie, j’angoisse un peu je l’avoue.
    Vous citez le Docteur Koch. Je suis suissesse et ici il est fort contreversé pour ses propos contradictoires.
    Au début de la crise, il a fait fermer nos crèches et écoles et éloigné les enfants des grands-parents. Sous la forte pression économique, comme un peu partout ailleurs en Europe, on veut/doit remettre nos petits enfants à l’école pour que les parents puissent retravailler… les petits ne seraient plus vecteurs de la maladie! C’est sans nuances qu’il a tenu ces propos face à une majorité de médecins médusés et incrédules!
    Les petits peuvent être touchés, certes moins violemment que certains adultes, mais ils le sont…
    De plus, nous avons toujours un petit garçon de 5 ans qui se bat contre la mort aux soins intensifs du HUG ( Geneve) lui touché par cette nouvelle maladie. Alors même si les cas sont rares, je ne voudrais pas que ce soit mon enfant qui doive lutter pour vivre, contre l’un ou l’autre virus.
    Bien à vous,

Répondre à Radia Fivaz Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *