Le mystère de « l’eau qui soigne » (Partie 2)

Chère lectrice, cher lecteur,

Chose promise, chose due. La semaine passée, je vous avais promis de vous envoyer des informations supplémentaires sur les incroyables bienfaits des cures thermales.

Eh bien les voici !

Dans cette lettre, vous allez voir qu’il est possible de profiter d’une cure thérapeutique de trois semaines… sans payer un seul euro. En effet, dans certains cas, les soins thermaux sont remboursés par votre assurance maladie !!! Si si, je vous assure.

Et à la fin de mon message, vous découvrirez même comment réaliser votre propre spa à la maison (ultra simple, et particulièrement utile contre les douleurs, fatigue, perte de cheveux et problèmes de peau).

Mais avant, je ne peux évoquer les cures thermales sans parler de son ancêtre nordique aux multiples vertus : le sauna.

Sauna : le premier hôpital viking

Avant de bâtir leurs premières maisons, les Finlandais construisaient déjà des saunas ! C’était il y a plus de 2000 ans. Ces premiers saunas, sortes de huttes en branchages, étaient notamment utilisés par les malades pour guérir et se purifier.

Et deux millénaires plus tard, de nombreuses études scientifiques confirment l’étonnant pouvoir thérapeutique du sauna. En particulier pour réduire les risques de problèmes cardiovasculaires [1]  [2].

Dans le sauna, votre corps se retrouve dans un milieu avoisinant les 80°C (selon le type de sauna). Cette température élevée a un effet immédiat sur votre système cardiovasculaire : vos vaisseaux sanguins se dilatent et votre rythme cardiaque augmente.

Votre peau se met alors à transpirer abondamment, les pores se dilatent. Le corps sécrète des endorphines qui aident à la relaxation [3].

Après une quinzaine de minutes de sauna, entrez dans un bassin glacé ou prenez une douche froide. L’action du froid resserre les pores de votre peau et revitalise votre corps [4].

Hammam : pour les muscles et le sommeil

À la différence du sauna qui est sec, le hammam est saturé à 100 % d’humidité.

L’action de base du hammam est semblable à celle du sauna : dilater les pores de la peau et faire transpirer.

Mais les vapeurs chaudes du hammam permettent également de détendre les muscles et de favoriser le sommeil.

Quelle cure choisir ?

La cure classique dure trois semaines complètes avec dix-huit jours de traitement adapté à chaque indication. Mais il est aussi possible d’effectuer des cures plus courtes, de six à douze jours. Ces « minicures » sont surtout recommandées pour des états pathologiques chroniques, une à deux fois par an .

Vous avez également la possibilité d’effectuer des soins « à la carte » durant quelques jours. Ceux-ci se font généralement dans un but précis et font appel à des soins thermaux spécifiques.

Trop chère, la cure thermale ? Pas forcément…

Vous pensez peut-être qu’une cure de trois semaines est hors de vos moyens. Eh bien sachez que la cure thermale classique peut être… prise en charge par l’assurance maladie ! Pour en profiter, il suffit de vous la faire prescrire par votre médecin.

La cure sera prise en charge si elle est motivée par les affections suivantes :

  • Des muqueuses bucco-linguales
  • Digestives
  • Psychosomatiques
  • Urinaires
  • Dermatologiques
  • Gynécologiques
  • Cardio-artérielles
  • Neurologiques
  • Phlébologiques
  • Rhumatologiques
  • Troubles du développement chez l’enfant
  • Troubles des voies respiratoires

Votre médecin remplira alors un questionnaire de prise en charge selon votre affection. Il vous conseillera même un établissement.

Notez qu’il est possible de commencer très tôt les cures thermales : à partir de 3 mois !!

Les enfants, souvent sujets à l’asthme, aux allergies, ou plus rarement à des traumatismes peuvent bénéficier de cures adaptées, dans des centres spécialisés, comme à Challes-les-Eaux, La Bourboule, ou encore La Roche-Posay.

Et si vous connaissez d’autres établissements thermaux qui proposent des cures, ou si vous souhaitez simplement témoigner des bonnes (ou mauvaises) expériences avec des établissements en particulier, n’hésitez pas à les partager avec la communauté PureSanté.

Il vous suffit de laisser un commentaire en cliquant ici.

Bonus : votre cure thermale à la maison

Voici un moyen original et très simple de réaliser son propre « spa privé » à la maison : le bain dérivatif. Le bain dérivatif est une méthode développée par France Guillain qui consiste à se rafraîchir l’entrejambe en se frottant doucement et longuement avec une éponge imprégnée d’eau froide. Pour les pratiquer, il suffit donc d’avoir un bidet, un lavabo, voire un simple seau d’eau.

Le bain dérivatif permettrait de soulager l’insomnie, les maux de tête, les angoisses et de nombreuses causes d’inconfort : douleurs (dos, nuque, arthrose), boutons en tout genre (acné, eczéma, herpès, allergies), fatigue, perte de cheveux, ou même constipation.

Chacun réagit différemment aux bains dérivatifs. Mais en principe, en quelques jours, vous vous sentirez « mieux ».

Mon confrère Jean-Marc Dupuis explique dans une de ses lettres comment profiter des bienfaits du bain dérivatif. Voici un petit récapitulatif de tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans cette « cure thermale artisanale. »

Marche à suivre

Le principe est de se masser et rafraîchir l’entrejambe, mais la manœuvre n’est efficace que si le reste du corps est bien au chaud. Si vous frissonnez, cela contrarie les effets du bain et en annule les bienfaits. C’est pourquoi il est nécessaire de porter de grandes chaussettes en laine, un sous-pull, un pull et un chandail.

Il faut trouver une position qui permette de pratiquer le bain sans se mouiller d’autres parties du corps : assis sur un haut tabouret les jambes écartées devant le lavabo semble idéal, à condition que le tabouret ne craigne pas l’eau. On peut aussi recouvrir le tabouret d’un sac poubelle pour le protéger. Mettre une cuvette au pied pour recueillir les gouttes qui tombent. Sinon, une planche mise en travers de la baignoire est aussi une option (attention aux glissades).

La durée d’un bain dérivatif étant de vingt minutes, il est important de trouver une position confortable. Se tenir bien droit, pour ne pas avoir à se pencher pour mouiller l’éponge ou le gant de toilette.

L’éponge doit être bien douce pour ne pas irriter. Après l’avoir passée sous l’eau, il faut la passer sur les deux plis de l’aine au niveau de l’entrejambe, de chaque côté des parties génitales, chez l’homme comme chez la femme. Pour cela, faites glisser en “douceur” votre gant de toilette en un geste continu de va-et-vient entre l’eau fraîche et la zone à rafraîchir. Dans un mouvement régulier une fois d’un côté, une fois de l’autre en remontant lentement, de chaque côté du pubis le long de l’aine.

Le meilleur moment pour un bain

Le meilleur moment pour pratiquer le bain dérivatif est le matin, à jeun. Après avoir terminé, attendre 30 minutes pour manger. De façon générale, ne pas pratiquer moins d’une heure et demie après un gros repas.

On obtiendra le meilleur résultat en pratiquant quatre fois par semaine, sur la durée.

Toutefois, on peut aussi procéder par cures :

La première semaine ne comportera que deux séances par jour de 10 minutes chacune, sauf le quatrième jour où l’on fera 2 fois 15 minutes. Le septième jour, essayer 2 fois 30 minutes, ou même 2 fois 1 heure si vous n’êtes pas trop fatigué, car c’est pénible.

Interrompre une semaine et reprendre le même planning la semaine d’après, puis arrêter complètement.

Si vous choisissez la cure, renouvelez au minimum 2 fois par année – au printemps et à la fin de l’automne. Plus souvent si vous avez une maladie chronique.

Évitez les bains dérivatifs si vous êtes très fatigué, si vous avez subi une opération chirurgicale (dans ce cas, attendre au moins six mois, jusqu’à la cicatrisation totale), si vous portez un stimulateur cardiaque, et dans les trois premiers mois de grossesse.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire (ou relire) la lettre passionnante de mon confrère Jean-Marc Dupuis.

Santé !

Gabriel Combris




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[1] E E van der Wall, Sauna bathing: a warm heart proves beneficial, Neth Heart J. 2015 May ;23(5):247-8.
[2] Takashi K, Masaaki M, Tsuyoshi F, Yoshiyuki I, Takuro S, Takuro K, Shoji F, So K, Shuichi H, Hiroyuki T, Soki L, Hitoshi T, Chuwa T, Waon therapy improves the prognosis of patients with chronic heart failure, J Inorg Biochem. 2009 Nov;103(11):1555-62. Epub 2009 Aug 20.
[3] Demoulin G., Le sauna : paix, détente, bien-être. Edition H. Pinson, Les Sables d’Olonne.
[4] D Kowatzki, C Macholdt, K Krull, D Schmidt, T Deufel, P Elsner, J W Fluhr, Effect of regular sauna on epidermal barrier function and stratum corneum water-holding capacity in vivo in humans: a controlled study.,

20 réponses à “Le mystère de « l’eau qui soigne » (Partie 2)”

  1. MENVIELLE dit :

    bagnère de luchon:
    lorsque ma fille faisait des angines à répétion ultra efficace ! Nous avons évité l’opération grace à la cure
    Cure à Luchon pour l’ORL les rumatismes etc

  2. Francoise CHOMIENNE dit :

    je suis une cure par an depuis 4 ans en rhumatologie. Je l’effectue en septembre pour en avoir le bénéfice l’hiver. Depuis mes douleurs sont bien moindres, je n’ai plus mal aux mains notamment..l,’essayer c’est l’adopter.
    Bonne cure à tous

  3. Sonia DOMJAN dit :

    Cure thermale au Boulou pour les voies digestives ; très bons retours, un bienfait énorme pour le corps.

  4. Daphné dit :

    Je recommande particulièrement la station thermale de La Bourboule, où je viens d’effectuer en tant qu’adulte ma deuxième cure pour la sphère ORL (sinusites chroniques et polypes). voici trois semaines que je suis rentrée. Enfin je peux respirer par le nez en station debout et j’ai retrouvé une partie de l’odorat. En outre je me sens beaucoup moins congestionnée qu’avant. Les Grands Thermes proposent également beaucoup d’activités en-dehors des soins (taï-chi, sophrologie, coaching sportif, randonnées, hypnose et j’en passe), ce qui permet aux curistes de se réapproprier leurs corps (la Bourboule est également spécialisée dans les cures post-cancer) et de se rencontrer.
    Les soins sont globalement pris en charge lorsqu’on n’est pas en ALD (affection de longue durée), mais sur 15 jours de traitement au lieu de 18 : lorsqu’on veut se soigner correctement toute la durée de la cure, il faut payer… La Sécurité sociale ne rembourse les déplacements et une partie des frais de logement que dans le cas d’une ALD.
    J’étais déjà venue enfant en 1977 et 78 pour des otites à répétition qui ont complètement cessé.
    Pour l’anecdote, mes grands-parents se sont rencontrés à la Bourboule en tant que jeunes curistes en 1921…

  5. Florence Clough dit :

    « Le mystere de l’eau qui soigne » partie 2.
    Merci a Gabriel Combris et JM Dupuis pour toutes les bonnes informations prodiguees chaque semaine.
    Cependant je tiens a dire que depuis quelques temps je mets quelques reserves tant qu’a la credibilite des messages.
    Premierement parce qu’a partir du moment ou on a quelque chose a vendre on en devient moins credible, et d’autres part je viens de lire l’article sur les « bains derivatifs » de France Guillain et je pense vraiment qu’avant d’ecrire vous devriez etre mieux documente.
    Je connais a fond cette technique et c’est pourquoi vos propos m’ont surprise.
    Du coup je deviens sceptique en general pour vos autres articles….tres dommage.
    Bien a vous
    Florence Clough

  6. Emeric (Paris) dit :

    Attention aux saunas si on n’est pas habitué et qu’on est fragile. J’ai un cardiologue dans ma famille, un de ses patients est allé dans un sauna lors d’un séjour en Scandinavie et en est sorti hémiplégique.

  7. Claude-Blandine DECANTE dit :

    Bonjour et MERCI ! Concernant ‘le bain dérivatif’, ce sera
    bien plus aisé de le pratiquer HABILLE & SANS REPENDRE DE L’EAU PARTOUT pour quelqu’un soit disposant d’une DOUCHETTE DE WC, soit chez qui la cuvette WC est proche de la douche. – Cordlnt – CLBL.

    • Florence Clough dit :

      Encore mieux si vous achetez des pochettes gels a mettre au congelateur et que vous glissez dans votre slip…lisez le livre de France Guillain, tout est explique.
      Je pratique moi meme depuis 10 ans.
      Tres bons resultats.
      Bonne chance.
      Florence

  8. Claude-Blandine DECANTE dit :

    Bonjour ; et MERCI ! – Concernant « le bain dérivatif » ce sera bien plus aisé de le pratiquer HABILLE ET SANS REPENDRE DE L’EAU PARTOUT …pour quelqu’un soit disposant d’une DOUCHETTE DE WC, soit chez qui la cuvette WC est à côté de la douche ! – Cordlnt – ClBl.

  9. Nadine DESTRUELS dit :

    Je suis allée en cure à Vernet les Bains dans les Pyrénées Orientales.
    C’est une petite structure où l’on vous connais par votre nom et où les soins sont très agréables et efficaces, plus de douleurs pendant plusieurs mois.

  10. Barry rouguiatou dit :

    Je suis souvent constippée et j’ai un problème urinaire jai de la cure en eau et vos conseils

  11. Montagu dit :

    Bonjour,
    Je lis assez souvent vos articles qui suscitent toujours tout mon intérêt.
    Cet article est fort intéressant ; il l’est d’autant à mes yeux que j’habite à proximité (moins de 100 m) des bassins thermoludiques de Salies-de-Béarn.
    Ma question : où peut-on trouver la Partie 1 de votre article « Le mystère de « l’eau qui soigne »
    Avec mes salutations distinguées
    Annie Montagu

  12. Bérangère Nédelec dit :

    La cure thermale m’a apporté un grand bienfait au niveau digestif (effet ressenti au bout de 8 j sur le fonctionnement de la vésicule bilaire) et a probablement retardé l’apparition de douleurs articulaires. Je nuance vos propos sur le coût Zéro Euros : certes,la cure est,prise en charge mais il faut pouvoir financer les 3 semaines d’hébergement. Pour ma part, sans faire de folie, un séjour de 18 jours de cure thermale en location me coûte 1500 euros (dont un forfait cure de 350 euros pour pouvoir choisir mes horaires de soins, c’est à dire pour éviter de débuter des soins à 6h30 le matin). Ma mutuelle me rembourse 150 euros pour frais d’hébergement. Le médecin préconisant que j’y retourne chaque année pendant au moins 5 ans, j’estime que cela n’est pas financièrement à la portée de tous.

  13. Sonia dit :

    Bonjour, encore une fois vous annoncez un article intéressant pour detoxifier notre corps, avec un lien pour y avoir accès mais surprise!!! Le lien nous conduit à une explication générale et une vente pour connaître ledit moyen pour detoxifier notre corps.
    Vraiment de l’arnaque!!!

  14. Monique LAMBERT dit :

    Bonjour ma maman souffrait de pharyngite chronique (et nous aussi car se raclait la gorge toutes les 10 minutes); Après trois cures à Luchon en 1964, 65 et 66, plus aucun problème jusqu’à son décès en 1998.

  15. Bavay dit :

    Saint amand les eaux très bien bavay Michèle

  16. Boulay Monique dit :

    Nous allons tous les ans en cure thermale en rhumatologie qui nous procure un réel bienfait.
    Le fait de s’y rendre en septembre, octobre nous fait passer un hiver sans douleur. Sans compter la détente, le repos qui nous fait du bien !

  17. Claude dit :

    Je suis partie en cure à vichy après mon cancer du sein .je n ai pas payé
    Reste à charge l hébergement
    J avais fait le choix d un programme de remise en forme post cancer qui lui était payant (diététique. Sport.prof de piscine. Méditation )
    J ai fermé l année de cette maladie par la cure .belle parenthèse à vivre seule

  18. PONGIBAUD dit :

    Je fais une cure RHUMATOLOGIE-PHLEBOLOGIE, de 18 jours toutes les années depuis 4 ans à LA LECHERE en Savoie. Les résultats sont très positifs sur les douleurs.

    La prise en charge par l’équipe thermale est excellent, le village très sympathique, l’endroit magnifique qui permet de belles ballades, après la sieste qui est nécessaire, car les cures sont fatigantes.

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