Réponse à Jean-Marc Dupuis sur l’alimentation des enfants

Chère lectrice, cher lecteur,

Je viens de lire la dernière lettre de Jean-Marc Dupuis : Bourreau d’enfants !.

En substance, Jean-Marc Dupuis explique qu’à table, il vaut mieux forcer les enfants à finir leur assiette plutôt que de les laisser décider. Selon lui, il faut leur montrer « qui est le chef ».

Et pour une fois, je ne partage pas sa vision. C’est pourquoi j’ai décidé de lui répondre dans cette lettre.

Mon intention n’est pas de dire aux parents ce qu’il faut faire, mais simplement de montrer qu’il existe d’autres solutions que de forcer son enfant à manger.

J’aimerais seulement partager ma modeste expérience de papa.

La découverte d’un nouveau monde

Ma fille Léonie a commencé à goûter des aliments (autres que du lait maternel) à l’âge de 6 mois. Avec ma femme, nous ne lui avons jamais donné de bouillie à la cuillère.

Nous lui donnions des aliments qu’elle pouvait manger toute seule : fruits mous (banane, kiwi…), gros morceaux de légumes cuits à la vapeur (carottes, brocolis, chou-fleur, navets…), œufs durs, poisson bien cuit…

Au fil du temps, ses dents sont sorties, sa motricité s’est améliorée et elle a été capable de manger de plus en plus d’aliments différents (mordre dans une poire, mâcher un morceau de viande, saisir un pois chiche entre deux doigts…).

À partir d’un an, elle a commencé à manipuler correctement la cuillère. On a alors pu lui servir des purées, de la soupe, des lentilles…

Certaines personnes appellent cette approche la « diversification alimentaire menée par l’enfant » (ou DME).

Derrière ce terme un peu technique se cache quelque chose de très simple : laisser l’enfant manger par lui-même selon ses capacités motrices et ses propres besoins.

Laissez les enfants apprendre à aimer les aliments tout seuls

À 6 mois, les enfants ne mangent pas pour manger. Ils mangent pour découvrir le monde (ce n’est pas pour rien qu’ils mettent tout à la bouche).

Leur curiosité est sans limite, ils goûtent à tout. Ils mettent un morceau de céleri dans la bouche, grimacent, le reposent, puis le remettent à nouveau dans la bouche.

C’est le bon moment pour les laisser explorer la nourriture et apprendre à apprécier de nouvelles saveurs et textures. Je suis persuadé que c’est de cette manière, sans les forcer, qu’ils développent leur palais.

Ce qui compte, c’est de leur proposer une grande diversité d’aliments sains et bruts, avec des saveurs et des textures variées (amer, acide…).

L’enfant peut ainsi construire une vaste « bibliothèque gustative » qui l’aidera à reconnaître et apprécier les aliments.

Nous n’avons pas besoin de lui apprendre à bien manger, il le fait très bien tout seul si l’environnement autour de lui est sain.

Et si elle ne veut plus manger que des frites et du ketchup ?

Certains de nos amis ont du mal à comprendre notre démarche. Souvent, on nous demande : « Et que ferez-vous si votre fille ne veut plus manger que de la malbouffe ? »

En fait, la réponse est simple.

Si un enfant n’a que des aliments sains autour de lui, il ne pourra rien manger d’autre que des aliments sains.

Dans notre cuisine, nous n’avons aucun produit transformé ni aucune friandise. Notre frigo et nos étagères sont remplis de légumes, œufs de la ferme, fruits de saison, fromage de brebis local, bocaux de lentilles, de millet, de noix de Grenoble…

Si Léonie ne veut pas manger ce qu’on lui propose, elle pourra éventuellement aller se faire cuire un œuf (au sens littéral), ou croquer dans une carotte.

Mais elle ne pourra pas manger une Danette ou ouvrir un paquet de chips… parce que nous n’en avons pas, tout simplement.

Et d’ailleurs cela ne lui viendrait probablement pas à l’idée, car nous n’en mangeons pas nous-mêmes.

Elle ne demandera pas non plus de dessert car nous n’en prenons pas après le repas (sauf exception au restaurant ou lorsqu’on reçoit des amis).

Être un exemple pour ses enfants

Les enfants qui ne finissent pas leur assiette ne réclament pas forcément des bonbons plus tard.

Cela dépend simplement de ce que font les parents.

Les enfants apprennent par l’imitation.

Si vous mangez des repas sains, si vous ne grignotez pas en dehors des repas, et si vous n’avez pas pris l’habitude de lui donner des biscuits, il n’y a aucune raison qu’il en réclame à 14 heures.

Au contraire, en vous voyant manger des légumes avec plaisir, votre enfant aura envie de vous imiter et apprendra à aimer les légumes à son tour.

Les enfants connaissent leurs besoins mieux que nous

Quand Léonie ne finit pas son assiette, c’est simplement qu’elle a assez mangé pour le moment. Elle n’est pas de mauvaise humeur 30 minutes plus tard et ne réclame pas de gâteaux.

Et si elle veut grignoter quelque chose pour le goûter, rien ne l’empêche de prendre un fruit.

Les adultes pensent souvent qu’ils connaissent mieux les besoins de leurs enfants qu’eux-mêmes.

Ils veulent les forcer à manger parce qu’ils sont persuadés que c’est ce qu’il y a de mieux pour eux. Mais quel est l’intérêt de manger quelque chose qui ne nous fait pas envie ou quand on n’a pas faim ?

Tant que nous montrons le bon exemple et que nous leur offrons un environnement sain, nous pouvons faire confiance à nos enfants.

L’enfant n’est pas un tyran

Dans sa lettre, Jean-Marc Dupuis compare l’enfant à un tyran qui « vous mène une guerre psychologique » (la comparaison avec le leader iranien Mahmoud Ahmadinejad est, je trouve, inappropriée).

Il rappelle que le parent est plus grand et plus fort que l’enfant, et qu’il doit donc lui montrer que c’est lui le chef.

Là encore, je ne partage pas cet avis.

Pour moi, c’est de l’abus d’autorité.

En fait, votre enfant entrera dans un rapport de force avec vous uniquement si vous décidez de jouer ce jeu-là.

En voulant le faire manger par la force, vous entrez en confrontation avec votre enfant.

Vous lui donnez la possibilité de refuser. Vous lui donnez donc un pouvoir qu’il pourra utiliser contre vous.

Et c’est ainsi que la situation peut devenir conflictuelle.

Les enfants respectent les adultes qui les respectent

Léonie n’a jamais jeté son bol de nourriture sur nous. Nous n’avons jamais eu besoin d’utiliser la force pour nous faire respecter. En fait, il y a une différence entre le respect et la peur.

Quand les parents sont obligés de montrer qu’ils sont les plus forts, ils n’obtiennent pas du respect de leur enfant, mais de la crainte.

Pour se faire respecter, il faut commencer par les respecter, les considérer comme des êtres humains et non comme des êtres inférieurs et soumis.

Le mythe de l’enfant roi

Bien sûr, je ne conseille pas aux parents de se plier en quatre pour satisfaire leur enfant.

Nous ne sommes pas l’esclave de notre enfant.

Mais il y a une différence entre faire preuve de fermeté et jouer au chef.

Par exemple, nous ne demandons pas à Léonie ce qu’elle veut manger avant de préparer le repas. C’est nous qui choisissons ce que nous cuisinons. Mais une fois à table, elle est libre de manger ce qu’elle veut parmi ce qu’on lui a servi.

Et si elle ne mange rien, pas de problème. Un enfant peut très bien jeûner pendant un jour. Elle mangera quand elle aura faim, au prochain repas, ou même le lendemain.

En revanche, et sur ce point je rejoins Jean-Marc Dupuis, il n’est pas question de lui donner des bonbons ou des biscuits l’après-midi parce qu’elle n’a rien mangé à midi.

Comment vous simplifier la vie pendant les repas

Chez un enfant, il y a deux choses sur lesquelles nous n’avons aucune autorité : son alimentation et ses selles.

Il est impossible d’interdire à un enfant de faire pipi au lit ou de le forcer à aller à la selle. De la même façon, on ne peut pas obliger un enfant à manger s’il refuse.

Vouloir agir là-dessus, c’est se compliquer inutilement la vie.

C’est une perte de temps et d’énergie.

Quand on a compris cela, tout devient beaucoup plus facile. Et ce qui était auparavant un problème n’en est plus un.

L’enfant mange, tant mieux. Il ne mange pas, tant pis pour lui.

Pourquoi se prendre la tête à vouloir absolument que l’enfant finisse son assiette ?

Comme je l’ai dit, un enfant ne se laissera jamais mourir de faim. Il finira bien par manger.

Ce qui compte, c’est que l’enfant mange des aliments sains, non pas parce qu’il est obligé, mais parce qu’il en a envie.

Pourquoi je suis contre les « ruses » pour faire manger les enfants

Si vous forcez un enfant à manger, il se nourrira pour de mauvaises raisons : par habitude, parce qu’il est obligé, pour faire plaisir à ses parents…

Je ne vois pas l’intérêt d’utiliser des ruses comme le féliciter quand il accepte de manger, le distraire avec des jeux et même le chatouiller et l’énerver pour qu’il ouvre les lèvres et lui enfoncer de force la cuillère dans la bouche…

À mon avis, c’est le meilleur moyen pour qu’une fois devenu adulte, l’enfant soit totalement insensible à ses propres besoins.

Jean-Marc Dupuis le relève très justement : les cas d’obésité et de troubles alimentaires ont explosé ces 40 dernières années.

Mais ce n’est pas en forçant les enfants à manger des légumes qu’on va régler le problème.

Au contraire…

Êtes-vous à l’écoute de vos besoins ?

La grande majorité des adultes d’aujourd’hui ont été élevés « à la dure ». Nous devions finir notre assiette coûte que coûte. Sinon nous étions punis ou privés de dessert.

Aujourd’hui, avec ces méthodes, nous sommes devenus incapables d’être à l’écoute de notre corps. Nous mangeons à des heures précises, sans se demander si nous avons vraiment faim.

Nous nous jetons sur les produits qui étaient interdits quand nous étions enfants (chocolats, biscuits, frites…). Nous prenons en quelque sorte notre revanche sur notre enfance, nous profitons que nos parents ne soient plus là pour soulager nos frustrations.

Nous utilisons les aliments sucrés comme une récompense après un travail difficile, car nos parents faisaient du chantage avec le dessert. Ils s’en servaient comme d’une récompense pour nous féliciter d’avoir terminé notre assiette.

Nous ne savons plus quand nous arrivons à satiété. Nous avons tendance à manger beaucoup trop, alors qu’on sait bien qu’on se sentira lourd ensuite.

Nos instincts sont déréglés

Forcer les enfants crée une séparation entre les aliments-loisirs et les aliments-santé.

Quand les aliments sains deviennent une contrainte, une obligation, et qu’on les consomme sans envie, il ne nous reste alors plus qu’à nous tourner vers les sucreries pour éprouver du plaisir.

Je connais plusieurs personnes qui souffrent de troubles alimentaires (boulimie, anorexie) parce qu’enfants, ils mangeaient sous la contrainte.

Dans la nature, les animaux mangent à leur faim. Ils savent ce qui est bon pour eux à tel moment de la journée, de l’année, selon leurs besoins, s’ils sont malades… Ils ne mangent jamais trop, même s’ils ont de la nourriture à volonté autour d’eux.

Nous avons perdu cette capacité naturelle à savoir ce qui est bon pour nous.

Et cela devient très compliqué, une fois adulte, de changer les automatismes psychologiques mis en place depuis notre petite enfance.

C’est bien plus simple de commencer par de bonnes habitudes dès le plus jeune âge.

Ses yeux s’illuminent quand elle se met à table

Aujourd’hui, Léonie vit chaque repas comme un véritable moment de fête où elle découvre avec joie les aliments qu’on lui propose.

On lui sert exactement la même chose que nous (en plus petite quantité, bien sûr).

Elle mange ce qu’elle veut et laisse ce qu’elle ne veut pas. Parfois, elle ne mangera que du riz et laissera ses courgettes et ses carottes dans l’assiette. D’autre fois, elle redemandera des courgettes et ne touchera pratiquement pas au riz.

Elle mange simplement ce qui lui fait envie sur le moment (ou ce dont elle a besoin).

Et d’une manière générale, elle mange tout avec plaisir (même les choux de Bruxelles, si si !!).

Oser se remettre en question

Je sais que cela peut paraître un peu déroutant au début.

Nous avons été élevés avec l’idée qu’il fallait toujours finir son assiette. Et inconsciemment, nous avons tendance à répéter avec nos enfants ce que nous avons vécu à leur âge.

C’est très difficile de remettre en question notre éducation et de faire les choses autrement. Il faut beaucoup de courage, mais cela en vaut vraiment la peine, j’en suis convaincu.

Chaque jour passé avec ma fille me donne un peu plus confiance dans ma démarche.

Certains penseront que j’ai de la chance d’avoir une fille curieuse qui aime les légumes.

D’autres me reprocheront de ne pas avoir assez de recul sur l’éducation de ma fille. C’est vrai qu’elle est encore jeune et la situation sera peut-être plus compliquée à l’adolescence (on en reparlera dans quelques années).

Mais encore une fois, je ne cherche pas à donner des leçons, seulement à partager ma modeste expérience.

Il y a autant de façon de se comporter avec ses enfants qu’il y a de parents.

Ce qui compte, c’est de se sentir à l’aise avec la démarche qu’on adopte.

Je suis sûr que vous aussi, vous avez votre propre vision de l’éducation à l’alimentation. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me laisser un commentaire en cliquant ici.

Je serais heureux d’avoir votre point de vue.

Amicalement,

Florent Cavaler

PS. Je ne peux que vous recommander de tenter l’expérience de la diversification menée par l’enfant (DME). C’est un vrai bonheur de voir son enfant découvrir lui-même les aliments.

Et il y a un grand avantage avec cette approche : vous n’avez pas besoin de donner la cuillère à votre enfant. Vous pouvez manger en même temps que lui et passer un vrai moment de partage en famille.

En revanche, il ne faut pas avoir peur de la saleté. Les enfants sont tellement curieux qu’ils veulent tout tester : la texture de l’œuf quand on l’écrase dans la main, la pesanteur d’une rondelle de tomate qui s’écrase au sol, le plaisir d’étaler la purée sur la table.

Au début, après chaque repas, la salle à manger ressemblera à un champ de bataille. Mais ne vous inquiétez pas : les enfants apprennent petit à petit à manger proprement.

Et si vous craignez que votre enfant fasse des fausses routes, sachez qu’un enfant nourri à la bouillie a plus de risques de faire une fausse route lorsqu’il passe aux aliments solides qu’un enfant qui goûte des aliments solides depuis le début. Avec les bouillies, l’enfant prend l’habitude d’avaler sans mastiquer et aura tendance à avaler des morceaux trop gros.

À 6 mois, les bébés ont un réflexe de régurgitation naturel et inné quand ils avalent « de travers ». Et comme ils ont l’habitude d’avoir des morceaux dans leur bouche, ils comprennent très vite ce qu’ils peuvent avaler ou pas.

Léonie, par exemple, n’a jamais essayé d’avaler les cailloux qu’elle mettait dans la bouche quand elle jouait dehors. Et quand elle mange un morceau de nourriture un peu trop gros, elle le recrache immédiatement et le pose à côté de son assiette.

Pour en savoir plus sur la diversification alimentaire, voici un site internet qui donne de nombreux conseils et témoignages de parents :

https://www.diversificationalimentaire.com/

Bonne découverte !

Florent





130 réponses à “Réponse à Jean-Marc Dupuis sur l’alimentation des enfants”

  1. Marie yvonne Deffobis dit :

    Bravo !!!
    J’ai 70 ans et j’avoue que vous venez de m’instruire très positivement
    Ah!!!si j’avais 25 ans j’agirais comme vous
    Merci

  2. hannah dit :

    il y aurait tant à dire ! ok avec vous pour traiter les enfants avec respect et non peur …et cela reste RARE car hélas peu de recherches personnelles et de remise en questions ….. bp de CONFORMISME CONFORMITé et surtout OUBLI ou refoulement de nos propres ( ou sales?) enfances etc….donc risque d’abus de pouvoir .
    En fait, .peu de vrais « adultes » : thème sur lequel je me pose question depuis mon enfance justement et espère aboutir à un livre en cours mais pas facile car sujet très vaste avec répercussions psychosociopolitico etc….et subversif!
    Donc …ouf. mais merci de vos échanges ( certains pas ok d’autres à 100%).

  3. Laure dit :

    Bonjour J’ai vraiment apprécié votre commentaire Florent et j’adhère complètement. Mes 3 enfants sont grands le dernier à 23 ans … je ne les ai jamais forcés à finir leur assiette et les ai laissés découvrir la nourriture seuls et avec leur mains …bien sûr les critiques de mon entourage n’ont pas manqué ….Résultat le plus âgés de mes fils a un petit garçon et le laisse aussi découvrir seul la nourriture …mon petit fils mange de tout et adore les carottes crues comme goûter 🙂 …le seul petit bémol est venu de mon cadet qui avait rencontré une copine qui se nourrissait ni de légumes ni de fruits et avalait tte la journée pleins de sucreries…il a pris 10 kgs en 2 ans….après qq tribulations il a stoppé sa relation et du coup est revenu vers ses fondamentaux…maintenant il est végétarien et prend plaisir à varier les menus et les aliments ….il est devenu très calé sur l’équilibre alimentaire. Alors, pas de soucis pour l’avenir de votre petite Leonie :)….voilà ma petite expérience de mamans et mamie …je vous souhaite à tous un très bon appétit et une bonne dégustation de vos repas.

  4. Dubois dit :

    Bonjour,

    Je suis on ne peut plus ravie d’avoir lu votre lettre, car je ne savais pas qu’il y avait des parents qui faisaient comme moi, je croyais être une mauvaise mère. En effet je ne force jamais mes filles à finir leur assiette ou à manger. Il y a toujours des fruits de saison et des oeufs bio issus des poules élevées en plein air à la maison, et dès qu’elles ont faim ou en ressentent le besoin elles mangent des fruits ou un oeuf à la coque. Lorsque je cuisine quelque chose de nouveau, aujourd’hui elles peuvent aimer mais demain elles n’aiment plus, pourtant elles ont eu bébé un allaitement exclusif et ensuite une diversification alimentaire assez variée je crois. Néanmoins, je les force à gouter à tout avant de dire la fameuse réplique que toutes les mamans connaissent : je n’aime pas ça.

  5. Chounlamountry Phisit dit :

    Bonjour Florent , je partage votre point de vue et vos principes d’éducation alimentaire. Cependant, je tiens à souligner que c’est plus facile quand on vit avec une personne qui va dans votre sens…Ce qui n’est pas toujours le cas ! Ensuite, en éducation, on ne maîtrise pas tout (malheureusement ou heureusement !) J’ai 3 enfants: 2 filles et un garçon de deux mères différentes… Autant les filles étaient « souples, curieuses et réceptives aux fruits et légumes » autant le garçon râle, s’oppose pour tout et …aime grignoter des cochonneries! Dans ce dernier cas, l’exemple paternel ne sert pas (pour l’instant) à grand chose…

  6. anne-marie kirkoryan dit :

    Je vais vous donner quelques exemples de mauvaise gestion de la nourriture dans ma famille avec les consequences:
    Mon mari etait fils unique pendant ses premiers 8 ans et ma belle-mere avait une terreur qu’il ne mange pas assez. Elle l’a nourri a la cuiller de force, elle avait une grosse aiguille a tricoter a cote d’elle et le menacait de le piquer s’il ne mangeait pas. Il a refuse de manger tout seul jusqu’a l’age de 10 ans ! Je crois qu’il se servait de ce moyen pour la faire enrager.
    A l’age adulte, il avait une terreur des piqures, ce qui a cause bien des problemes. Il a aussi bien du mal de gerer son poids.
    Maman ne nous a jamais force a mangermais j’avais tres peu d’appetit. Alors elle m’a mise a la cantine des religieuses de l’ecole menagere. Un jour, on nous a servi des tomates farcies. Je ne pouvais pas avaler ces tomates cuites, repugnantes dans ma bouche. La texture …. On m’a laisse a table une partie de l’apres-midi jusqu’ a ce que j’avale ces horreurs avec une forte envie de vomir. Je n’ai plus jamais mange de tomates farcies. Et je ne suis pas difficile, j’aime a peu pres tout.
    Maman a fait un jour du riz aux oignons. La texture des oignons cuits, mous, gelatineux, (pour un enfant) soulevait le coeur de mon frere. Au lieu de lui donner autre chose, elle l’a force a manger ce fameux riz. Il s’en rappelle comme si c’etait hier et n’a jamais pu supporter la texture des oignons cuits. Il a 68 ans maintenant.
    Il faut juste avoir un peu de bon sens. AMK

  7. Lyne Racine dit :

    J’ai lu votre réponse à Jean-Marc Dupuis et je voulais juste vous dire Merci et Bravo <3
    Que vive nos enfants heureux et qu'on puisse continuer de les accompagner au mieux avec écoute, amour et (nombreuses) remises en question 🙂

  8. dreux dit :

    merci de cette belle réponse a jm dupuis qui correspond tout a fait a nos convictions
    votre lettre mériterait d être diffusée largement pour que tout le monde y reconnaisse ses observations intuitions et expériences … par exemple votre pratique mériterait d être présentée sur la 5 aux maternelles cela serait bien utile ….. pour les jeunes parents pour les grands parents qui doivent réinventer les nourrices etc merci mille fois d avoir pris le temps de formuler et partager …. je m abonne
    micha

  9. Rodriguez Claudine dit :

    Merci pour cette lettre. J’ai bien apprécié car en tant que grand-mère d’un enfant de 5 ans qui fait des scènes tous les soirs au moment des repas, je me range tout à fait à votre avis. Malheureusement à l’heure d’aujourd’hui ne pas avoir un paquet de chips à la maison est très compliqué car ce qu’ils ne trouvent pas chez eux, ils l’auront forcément chez le petit copain ou le cousin de la famille. Mais bravo quand même pour ces conseils qui j’espère feront changer le point de vue de nouveau parents.

  10. Tissier dit :

    J’aurais aimé connaître ou penser à cette approche avant… A bientôt 3 ans je crains qu’il soit trop tard pour changer les habitudes de mon fils mais je trouve ce que vous dites tout à fait logique. Malheureusement le chantage du dessert est bien présent à la maison et je ne crois pas qu’il comprendra un retour en arrière à ce stade. Dommage, mais continuez à diffuser votre façon de faire, je l’aurai probablement adoptée si j’en avais eu connaissance avant.

    • Anne-Marie Kirkoryan dit :

      Il n’est jamais trop tard. Votre enfant n’a que 3 ans. Vous pouvez tout changer avec juste un peu de patience. Un petit peu tout les jours…. AMK

  11. Jacqueline Fenouillet dit :

    Tout à fait d’accord sur l’attitude des parents envers la façon de se nourrir des enfants. J’ai été une enfant  » difficile » qui n’aimait pas tout. J’étais une petite mangeuse. On ne m’a jamais forcée à manger ce que je n’aimais pas. J’ai 85 ans, jamais malade, active, ne mangeant pratiquement que les fruits et légumes que je cultive sans engrais ni pesticides dans mon jardin.
    J’ai élevé mes trois enfants selon ce principe. Ils aiment et mangent de tout contrairement à moi. Tout en respectant les règles d’hygiène alimentaire je ne me suis pas inquiétée quand j’ai vu mon bébé de 9 mois , à quatre pattes, manger le poisson du chat dans son assiette parterre ou un autre enfant boire l’eau du caniveau à 3 ans pour une raison que j’ignore encore car l’eau n’était pas rationnée à la maison.

  12. pierre yves dit :

    Ah ,la la !!! En fin de compte on fait ce qu’on peut !!!! je suis un grand père qui remarque que chaque fois que ses petits enfants arrivent pour les vacances , c’est mamie aux fourneaux qui va se faire des cheveux !! Ah , oui , l’alimentation libre et surtout avec beaucoup de permissivité !! dieu sait qu’il y a longtemps que ces pratiques existent , les années 60 en ont apportées un certain nombre !! Je ne dis pas que toutes ces méthodes sont eronnées , mais j’ai l’impression que tous ces enfants rois d’ aujourd’hui ne sont pas élevés
    dans le respect de celui qui amène la nourriture à la maison , : ON EN FAIT TROP !! je ne pense pas qu’on les aide vraiment a devenir des citoyens du monde , conscients que tout ne leur est pas du !! j’ai l’impression qu’on est à leur pied , dommage , dommage !!

  13. Mila dit :

    Je crois qu’il faut lire entre les lignes aussi, concernant M. Dupuis. Nous avions toujours d’excellents repas à la maison, Je n’ai pas fait comme vous, je leur ai appris à manger à la cuillère avec moi, ils ont goûté à tout.
    Quand ils avaient 5 ans ou plus, il y avait un petit plat de chips le samedi soir avec u petit verre de Gingerale. Très très rarement des sucreries. Mais lorsqu’ils sont partis de la maison, ils étaient entièrement libres de manger ce qu’ils voulaient. Pour mon fils ce fut du MacDonald, à mon grand désarroi
    Je les ai obligé à goûter à tout, et si je voyais qu’ils n’aimaient pas ça plus que cela, ils en mangeaient mais en petite quantité.. Je voulais qu’ils puissent aller manger ailleurs sans que cela soit un problème pour les recevoir et qu’ils aient du plaisir aussi à y aller. Maintenant mon fils s’est rapplombé et mange très bien, sauf que MacDo reste une gâterie facile. Par contre sa fille est très difficile, et je n’aime pas la recevoir car elle gaspille énormément.
    Voilà la différence entre vous et M. Dupuis dans mon dernier exemple.

  14. Baton dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Lorsque ma fille avait un an, nous sommes partis en camping et je lui mettais ses aliments directement dans le récupérateur de de son bavoir. Elle mangeait ce qu’elle voulait, avec ses mains.
    Je l’ai beaucoup laissé manger avec ses doigts , au grand désespoir de mon entourage. À présent c’est une jeune fille de 24 ans qui se tient très bien à table.
    J’ ai adopté le même système pour le pot. Elle y est allèe une fois, n’a pas voulu y rester, je n’ai pas insisté, je ne l’aiai jamais remise dessus. Comme nous laissions la porte des toilettes ouverte, elle nous regardait faire et un jour elle a demandé tout simplement à aller sur les WC. Elle a été propre très rapidement.. Evidemment cela coûte plus cher en couche, mais tout le monde en a été beaucoup plus zen !! Ouste la copine qui affirmait que ses enfants étaient propres à 6 mois, alors que j’ai du attendre les 3 ans de la mienne !!!
    Laissons faire le temps et l’instinct des petits.

  15. Madame M dit :

    Je suis entièrement d’accord avec vous.
    Ni chez moi, ni en milieu scolaire où j’étais parfois amenée à accompagner le repas de midi, je n’ai pu forcer un enfant à manger plus que ce dont il avait envie.

  16. danielle figarella dit :

    je suis grand mère et je ne peux que vous encourager a continuer ,, tous ces bons conseils pleins de bons sens et que les parents d’aujourd’hui n’osent pas mettre en pratique , comment un enfant qui ne connait que les petits pots (dont la date limite n’est pas dépassée) « humour » peut avoir du plaisir a manger ?

  17. Gérard Monico dit :

    Bonjour, j’ai apprécié votre commentaire de bon sens, mais imaginé que nous avons des jumeaux, garçon et fille, Charles et Camille. Le garçon apprécie facilement toutes nos recettes intelligentes de santé culinaire, mais ça soeur, c’est le contraire, elle préfère la viande et heureusement les haricots verts et petits pois. La question est simple, que préconisez-vous quand vous mettez vos enfants à la cantine scolaire et qu’ils mangent comme 95% de la population -mal-. Comment rectifier ce contretemps incontournable pour nous ?

  18. Béatrice Minow dit :

    J’ai bien aimé votre approche, car en effet, elle reflète ce que j’ai toujours ressenti. Récemment j’ai dit à mon mari que je trouvais complètement idiot de donner des sucreries/desserts en récompense … on devrait plutôt les utiliser comme punition !
    Cordialement,
    BM

  19. Marielle dit :

    Je trouve votre approche tres saine et pleine d’amour et de respect pour Leonie et je partage amplement vos idées!

  20. Marylène dit :

    Ahhhh merci d’avoir réagi à la lettre de votre collègue, qui m’avait littéralement donné la nausée !
    Je suis tout à fait d’accord avec votre approche, j’ai la même que vous et mes filles mangent énormément de légumes avec plaisir.. d’ailleurs les gens sont souvent surpris en les voyant croquer dans une carotte ou un poivron jaune comme si c’était une sucrerie pour elles !

  21. schos dit :

    je trouve vos arguments intéressants. Pour moi, la soupe au potiron était la seule chose que maman ne nous obligeait pas à manger car papa n’aimait pas ça mais aujourd’hui, j’ai trouvé une façon de la préparer que j’aime. En fait, c’était la soupe trop sucrée que je n’aimais pas.
    par contre, j’ai pris l’habitude de manger sans faim car je n’ai jamais faim sauf lorsque je décale trop l’heure habituelle et celle de grignoter un morceau de chocolat dans l’après-midi.
    je vais essayer de revoir mes habitudes
    J’avais appris sur la revue Parents à ne pas obliger l’enfant à finir son assiette et à ne pas faire durer le repas trop longtemps (1971, 1972) . Cela m’a facilité la vie

    • Baton dit :

      J’ai fait le régime Weight Watchers et c’est une des premières choses que l’on nous appren, de ne pas finir notre assiette et surtout il vaut mieux se servir une bonne fois que à deux reprises car deux fois font toujours plus qu’une grosse. A l’heure où beaucoup de gens sont obèses, il est important de ne pas forcer les enfants à finir leur assiette!

  22. LAURENCE LEZY dit :

    je suis tout-à-fait d’accord avec votre article, qui me conforte dans ma pratique car des fois je me sens un peu seule. Ce sont les enfants qui remplissent les paniers dans les magasins. on leur demande sans arrêt ce qu’ils veulent manger, les parents se défaussent de leurs responsabilités et pensent que c’est l’environnement ou la société qui ont rendu les enfants difficiles quand ils n’ont plus aucune autorité.

  23. christiane PRIGENT dit :

    C’est une vision simpliste: les parents dans leur grande
    majorité sont dans l’obligation de mettre leur enfant dans une crèche ou chez une nourrice. Ensuite vient le
    temps de la cantine scolaire avec le ketchup en
    permanence sur la table… puis ce sont les pub à la
    télé……….
    Qu’en est-il de vos bonnes idées,C’est utopique.
    Dans ces conditions, la méthode de Jean-Marc Dupuis semble convenir davantage.
    Votre programme est parfait pour une élite de la
    société.

    • schos dit :

      Mon mari était ouvrier, donc pas besoin d’être une élite pour comprendre ce qui est bon pour l’enfant..
      C’est vrai que la cantine ou les copains peuvent lui proposer des gâteaux ou des bonbons mais si l’enfant a apprécié ce que vous lui proposez,, hors frites et ketchup, peut-être aura-t-il plus de chance de reconnaître ce qui est bon pour lui.
      Et puis, je me suis aperçue que quand on prend quelques minutes pour cuisiner, on a pas envie de manger ce genre de choses, car on découvre tellement de recettes simples et rapides sur internet qu’il est facile aujourd’hui de manger sain tout en se faisant plaisir.
      je n’achète presque jamais de conserves et des haricots verts légèrement fricassés avec un peu d’ail et d’oignon, c’est tellement meilleur !

  24. Brigitte Waflard-Thevenin dit :

    Bonjour. Tout à fait d’accord avec vous. J’ai le plaisir de partager mes mercredis avec mon petit-fils de 26mois. Il aime préparer le repas avec moi (attention, prévoir 2 fois plus de temps…) et nous le dégustons ensemble. Récemment il a lavé le persil, mis dans le mouli-persil les feuilles qu’il avait détachées des tiges et a mouliné -au début il dit « tu me t’aides Nonna »- sur les haricots verts (les derniers avant l’été prochain). Puis il a regardé son assiette et m’a dit « c’est joli! » puis un peu plus tard « je me régale, et toi Nonna, tu te régales? » (dans ces cas là, je fonds…). Et il a terminé son assiette de légumes, très content. Il sait que chez moi, il peut prendre avec ses doigts quand la cuiller ou la fourchette sont indisciplinées et n’attrapent rien, Bien-sûr pendant qu’il fait la sieste, je nettoie la cuisine, mais quel bonheur de partager ces beaux moments. Ma fille est un peu jalouse, car il ne dit jamais à ses parents qu’il se régale à la maison (cherchez l’erreur), et elle est toujours affolée par l’état de ma cuisine après le repas.
    Depuis que la nourriture d’Armand est diversifiée, je fais très attention à ne lui cuisiner que des produits frais, que j’ai toujours préparés devant puis avec lui. Bien-sûr je suis à la retraite et j’aime lui donner tout ce temps, ce que les parents ne peuvent pas toujours faire. Je me dis que je sème pour son avenir. C’est mon Prince ch’Armand.
    Merci pour vos chroniques. Belle journée

  25. DANTREV dit :

    evitez de règler vos comptes au travers d’internet , c’est un manque de respect envers nous

  26. SERVAIS Bertrand dit :

    bonjour,
    entiérement d accord avec vous.
    nous avons 3 enfants et 4 petits enfants…de 11 à 1 an…tous mangent des legumes et en réclament…chez nous, les petits viennent à table s ils ont faim…il arrive qu au moment du repas, un enfant n ait pas faim…il joue alors à côté, et dans la demie heure….il se joint à nous et mange.
    Tous les repas, chez nous, comme chez leurs parenrs sont faits maison. ( les enfants travaillent tous, mais n achetent pas de plats tout faits). Aucun problème de poids et bonne santé génerale…pas de produits industriels.ni soda.
    ils font plaisir à voir manger de tout…
    cordialement

  27. Jacques Racine dit :

    Vous parlez de deux enfants différents Chacun a sa méthode adaptée pour réussir avec lui..Vous ne pouvez pas comparer les deux et dire je ne suis pas d’accord. C’est frustrant pour l’autre partie.

  28. Lilia Zinno dit :

    Comme vous, nous avons commencé à introduire des aliments autres que le lait vers les 7 mois de notre neveu, que nous avons élevé. Vers l’âge d’un an et demi, il a commencé à refuser tout aliment autre que le pain, les pâtes, les pommes de terre et la viande. Nous avons tout tenté pour le convaincre d’au moins goûter les autres légumes et des fruits ainsi que du poisson, mais il n’y a rien à faire. En grandissant, il a continué avec ces habitudes. A la cantine, quand on lui servait un aliment qu’il ne mange pas, il se contentait de pain et passait ainsi une journée entière avec seulement du pain et de l’eau pour toute nourriture. Ca nous crevait le coeur et on le lui disait. Il a maintenant 17 ans, il semble avoir grandi sans trop de problèmes malgré ce régime de féculents et de viande. Tout n’est pas aussi simple que vous le laissez entendre.

  29. Josiane Almeras dit :

    Bonsoir
    Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne la nourriture pour les enfants
    Pourtant il y a un bémol.
    Ma petite fille bébé mangeait exactement comme ça, a un an elle voulait absolument manger toute seule, avec les doigts bien sûr et si on faisait mine de vouloir la faire manger elle piquait une crise et envoyait tout par terre. Donc elle avait bon appétit et se régalait de légumes divers , brocolis, courgettes etc… mais je ne sais pas quel âge a votre fille , mais ma petite fille vient d’avoir 3 ans et il se produit le phénomène que j’ai pu constater chez mes propres enfants et mes petits enfants à cet âge là, tout d’un coup ils disent ne plus aimer toutcequ’on leur présente ;  » j’aime pas  »
    Donc à ce moment là on répond  » bien mais il n’y a rien d’autre, y compris le dessert hé oui nous donnons un dessert, donc elle ne mange pas mais pique une crise parce qu’elle veut son dessert, bien sûr elle n’a rien.
    Je pense que à un moment les enfants sont dans le : non pour tout et là elle ne dit pas non je n’aime pas parce qu’elle n’a pas faim , en la raisonnant elle finit par manger et de bon appétit, on ne la force pas, mais elle expérimente jusqu’où elle peut aller avec ses parents
    Donc en résumé vous avez raison il y a des parents qui n’ont pas habitué leur enfant à manger des légumes et ils sont très difficiles, mais il n’empêche qu’à un moment suivant le caractère de l’enfant malgré notre bien faire, on se trouve confronté à ce problème , pour mes autres petits enfants c’était moins marqué que cette dernière, elle veut décider pour tout les vêtements , le film ( ceux pour enfants ) qu’elle veut absolument regarder , le moment de la douche etc…alors là je rejoins J.M DUPUIS, c’est à nous les adultes à décider et non pas se plier aux caprices d ‘une enfant de 3 ans
    Mais je vous rassure chaque enfant a son propre caractère plus ou moins facile et bien que vous les éleviez de la même façon ils sont tous différents.
    J’ai quand même un autre exemple personnel où on était bien obligé de passer par des subterfuges pour faire manger tant soit peu.mon jeune frère, il avait des problèmes intestinaux et à l’époque il n’y avait pas de pédiatre, et la médecine aussi n’était pas comme aujourd’hui, même les nutritionnistes n’existaient pas dans notre petit village, et mon fils aîné impossible de lui faire manger aucun légumes de tout petit, alors j’ai utilisé comme vous dites un subterfuge, je mélangeait toutessortesde légumes mixés très fins et tous les jours il avait sa soupe .
    Alors vous voyez ce n’est pas si simple !

  30. Michèle dit :

    Cher Florent, votre méthode semble être acceptée par votre petite Léonie. Tant mieux pour elle. Mais quand elle ira à l’école et qu’elle verra les autres manger autre chose que des carottes, je suis prête à parier qu’elle voudra essayer. Je connais un petit garçon qui « pique » le goûter ou même une partie du repas de ses petits copains!!! Et puis, si vous avez un autre enfant, même si vous l’éduquer de la même façon, lui ne sera peut-être pas d’accord. Tous les enfants ont leur caractère et ça, vous n’y pouvez rien. Allez, bon courage!!!

  31. Nibel dit :

    Ma fille âgée de 12 mois à commencé à refuser toute nourriture,ce fut pour moi un vrai calvaire pour ma famille j’étais une mère insouciante qui ne s’inquiétait pas de la santé de sa fille, je ne savais pas faire à manger etc etc la valse des médecins a commencé,sans solutions, et un jour ( Un vieux médecin qui remplaçait son fils )mais laissez la tranquile votre fille laissez toujours des fruits pas loin d’elle des petits légumes, mais pas de sucreries,ne la grondez pas les enfants ont des periodes de frugalité, la premiere fois que l’on me comprenait,cela a dure plus d’un an ,elle cachait parfois la nourriture dans les trous de serrures
    Vers 4 ans elle a commencé à être très très potelée ,et par la suite toujours eu des problèmes de poids,le mot mange, mange, à eu un impact sur elle ,oui si 1 enfant n’est pas malade ne le forçait pas à manger

  32. brando dit :

    Chaque enfant est différent, et il n’y a pas, en conséquence, une méthodologie, disons, universelle pour leur apprendre à apprécier les aliments.
    C’est aux parents de faire « l’éducation gustative », tout en leur apportant au quotidien des nutriments qui correspondent à leurs besoins, en fonction de leur âge, de leur goût, mais aussi de leur dégoût concernant certains aliments, en prenant en compte, ce qui arrive
    parfois, leur manque d’appétit, car un enfant ne se laissera jamais mourir de faim…
    Cela n’empêche pas qu’il faut rester prudent en cas d’anorexie, donc à traiter (autrement que par le « gavage ») afin d’éviter une dénutrition et problèmes de santé consécutifs.
    Je me souviens que lorsque j’étais enfant, ma maman
    m’attachait sur une chaise et me donnait à manger avec une grosse cuillère en appuyant sur mes narines
    pour que j’ouvre la bouche, il m’arrivait parfois de vomir
    ensuite, ce qui ne l’empêchait pas de recommencer.
    Quand je lui en ai parlé, quelques années plus tard, elle m’a répondu  » C’est normal, mon petit, c’était pour ton bien, parce que une maman ne doit pas laisser son enfant mourir de faim » !

  33. Christiane dit :

    Tout a fait d’accord avec votre approche même si effectivement il est difficile de ne pas faire supporter à nos enfants ce que nous avons vécu et qui nous a conditionné au plus profond de nous. C’est un vrai combat.

  34. Philippe dit :

    Bonjour
    Merci de votre témoignage. Je vous encourage à continuer dans cette direction. Nous n’avons jamais forcé nos enfants à manger et tout s’est toujours très bien passé. Nous avons de façon générale évité le forcing pour leur éducation et dans la relation parents-enfants et nous nous en sommes tous toujours très bien portés. Ils ont à présent 23 et 29 ans et nous sommes bons amis avec eux.

  35. Laurence dit :

    Vaste débat, en effet. Ma fille de 12 ans se fait plaisir en croquant de la ciboulette sitôt qu’elle en a la possibilité. Et je ne vous parle pas de la fleur de bourrache ! Quand elle était petite et que je n’étais pas chez moi, il arrivait qu’elle ne mange pas son assiette et pour ne pas rentrer en conflit, je lui permettais de sortir de table. Je ne compte pas les fois où je me suis faite incendier parce que la pauvre enfant n’avait rien dans l’estomac. Mais elle mange à la cantine et à la cantine, il y a du dessert tous les jours. Dommage !!! Merci pour vos lettres et vos recherches. Bien à vous et à votre santé.

  36. Var dit :

    tout à fait ok avec votre discours, sauf une chose: apprendre par l’exemple que mettre de la nourriture partout ( sur toute la table et par terre, c’est manger comme un chien qui lui n’a pas de main) et qu’il est difficile d’emmener un chien manger au resto ou chez des amis.
    et surtout ne pas lui remplir trop son assiette, mieux vaut lui donner un petit peu et resservir si besoin est. une maman qui a élevé 3 garnements et un chien

  37. martz dit :

    Evidemment qu’on ne peut être que d’accord sur cette vision idyllique
    cela suppose des parents idyliques
    et après ?
    c’est à dire quand on se confronte au monde du dehors et cela vient très rapidement et il devient très difficile de résister chez les amis aux anniversaires des copains à la cantine aux copines les poches pleines de bonbons ou de viennoiseries ……..;;et j’en oublie
    là effectivement on lâche du lest par necessité

  38. Véronique dit :

    Plutôt d’accord avec votre approche , je n’ai pas voulu reproduire l’éducation Alimentaire de mes grands parents ni de mes parents. J’ai donc laissé mes 4 enfants décider, sans jamais avoir de refus ( même si parfois je me demandais si j’eta une bonne mère de les laisser jeûner. Ils sont grands maintenant et sont en pleine forme, sans problème d’obésité. Ils aiment les légumes et même que ma fille dés l’âge de 2 ans a refuser « de manger des animaux »;j’ai dû lutter contre des médecins qui ne faisaient que de penser et me reprocher de lui avoir mis cette idée dans la tête. Mais ça ne venait que d’elle . Elle est adulte maintenant et toujours végétarienne.. Mais j’ai eu beaucoup de mal à l’aider pour éviter une malnutrition. Je me suis renseignée seule car aucuns généraliste ne voulait « prendre de risque ». Est une belle veine femme maintenant mais pas évident pour sa mère. Maintenant nous avons beaucoup plus de moyens pour ne plus se sentir aussi démunis.

  39. goriaux dit :

    merci pour ce témoignage…très très juste….pour les enfants…. et les adultes qui doivent les « élever » et non les « dresser »….
    les respecter…est essentiel pour eux comme pour nous….et la valeur de l’exemple ( aliments sains) est aussi irremplaçable qu’indispensable et bien plus bénéfique qu’une pseudo « autorité » qui détruit plus la relation qu’elle ne conforte et renforce la relation de confiance …merci encore

  40. ANDREA dit :

    Ce dont vous parler est 1res bien et valable seulement en théorie . Les différents gouts doivent être introduits par les parents car peu de jeunes enfants vont choisir et essayer différents legumes et meme fruits. Cela demande beaucoup de temps et de gaspillage. Nous avons aussi le problème des allergies. Les enfants doivent manger du menu que les parents ont decide ce jour la et ne pas faire la comédie pour avoir ce qu’ils veulent ou simplement attirer l’attention. C »est une discipline comme une autre. Les choix sont fait par le parents qui eux meme ont des restrictions sur leur horaires et revenu.
    Nous étions contents d’avoir un déjeuner prepare par nos parents. Les enfants de maintenant sont trop gates et savent qu’ils peuvent avoir tout ce qu’ils veulent sans attendre et on voit le résultats: les jeunes n’ont pas de nutrition équilibrée sauf des enclaves qui sont restées dans la tradition des generations passees.

  41. Maflor dit :

    Bravo pour votre accompagnement de Léonie!
    L’attitude de l’enfant peut dépendre aussi de l’ambiance affective du repas et il peut exprimer dans ses réticences certains malaises.
    Anecdote pour montrer aussi comment on peut introduire un fruit auprès d’un enfant: A trois ans, mon fils refusait les pommes. Sa jardinière d’enfant a coupé des quartiers en les lui présentant comme de petits bateaux. Il s’est pris au jeu et dès lors, a mangé des pommes sans problème.

  42. Martine MERLIN dit :

    Bonjour, je suis d’accord avec vous, donner des aliments sains et variés et ne pas forcer l’enfant à manger, Il ne se laissera pas mourrir de faim. Il ne faut pas que les repas deviennent une épreuve pour les parents comme pour les enfants, ils doivent rester un moment convivial et joyeux. Par contre j’ai toujours servi à mes enfants et petits-enfants de petites quantités dans l’assiette ce qui évite de laisser des restes, avec possibilité bien sûr de se resservir,Cela est sans doute dû à mon éducation par des parents qui ont connu la guerre et les restrictions…

  43. Clairette dit :

    Incroyable ! Vous avez une fille et pensez avoir LA bonne solution pour son alimentation ! J’ai eu 5 enfants et tous ont réagi différemment. Votre Léonie est-elle éloignée de toute civilisation moderne ? N’a t-elle pas des cousins qui arrivent avec des biscuits industriels ? Dès que ce genre d’aliment arrive dans la sphère des enfants, tous vos efforts sont annulés, vous vous trouvez confrontés à de beaux refus (voire plus) et cela peut durer longtemps ! De plus, quand quelque chose est sur la table, on DOIT le goûter, c’est un acte de socialisation. De plus, un enfant qui remplit trop son assiette doit la finir (sauf quantité dangereuse). Cela s’apprend aussi ! Le respect de chacun passe par le respect du travail de la personne qui a préparé le repas; pour moi, un enfant ne picore pas, il mange ! Le repas est AUSSI un moment de convivialité et d’apprentissage de la vie sociale. Vous avez de la chance avec Léonie, ne croyez pas que votre méthode donne AUTOMATIQUEMENT un comportement raisonnable. Voilà ma modeste réaction, moi qui suis grand-mère de 18 petits enfants, avec 18 caractères différents. Bien amicalement.

  44. La Débrouille dit :

    La nourriture quel programme ! je suis assistante maternelle depuis plus de 20 ans je pense avoir une petite expérience des débuts de nourriture chez les bb. Tout n’est pas aussi simple, car tous les enfants ne sont pas les mêmes il y a des précoces, des lents, les refus catégoriques de tout aliment….. Dans ma cuisine il n’y a que les légumes du jardin, aucun laitage que du fromage comté, chèvre, Dès que l’enfant est en mesure de rester assis sur une chaise haute, pendant la préparation du repas il a un bout de fruit ou légume cuit pour participer à sa façon à la réalisation du plat « faire comme les autres enfants plus grands qui coupent, découpent etc… » il le mâchonne ou non, il le jète ou le mange…..
    Chaque enfant doit avoir le droit à ce que l’adulte respecte son rythme d’évolution, celui qui mangera (entendait croquer des morceaux) à 6 mois, à 9 mois, à 24 mois, Tous les jours selon le comportement de l’enfant, je sais qui a faim ou moins faim, je dispose alors dans l’assiette la ration qui me parait adéquate, puis il y a le gourmand, le futur pécurien, qui dévore les carottes.
    L’enfant de 24 mois qui réclame une ration ou un morceau de fruit et qui ne le finit pas, je lui dis  » c’est du gâchis », il me semble important au moment du repas de faire passer les messages du gâchis, du respect de l’aliment, tout en ayant droit de ne pas vouloir manger et dans ce cas son assiette est retirée et il est également retiré de table. Aucun chantage n’est admis de la part des enfants et encore moins de ma part.
    Le dessert est toujours un fruit frais de saison.
    Bravo pour votre petite fille, mais beaucoup d’enfant lorsqu’ils fréquentent la cantine, ils oublient vite les bons légumes…..au profit des féculents….. Ce qu’il faudrait ne trouver dans les cantines que des vrais légumes, ni pâtes, ni pommes de terre, ni riz mais lentilles, pois chiches, pois cassés, tous ces légumes secs si nourrissants et tant oubliés……
    Allez bande de parents courage rien n’est écrit d’avance tout s’apprends……. La Débrouille

  45. Pascale DEMé dit :

    Bonjour,
    Je suis assistante maternelle et je travaille dans une MAM (maison assistante maternelle). Nous avons réfléchis sur le moment du repas avec les enfants car c’était un moment difficile pour les enfants : refus de manger, réclamer rapidement le dessert en refusant le plat de légumes, le bruit, l’attente etc).
    Nous avons mis en place le service au plateau : nous disposons sur le plateau tous le repas, entrée, plat , dessert et l’enfant gère lui même ses mets. Il peut commencer par le dessert si il le souhaite, manger avec les mains, manger une cuillerée de dessert et une cuillerée de légumes.. il mange à sa guise selon son envie et ce qu’il a sur son plateau. Nous avons retrouvé un moment de repas serein et dans le calme. Plus de stress, chacun à son rythme et son envie. Certains enfants qui repoussaient l’assiette de légumes pour manger rapidement le dessert mange maintenant l’assiette entière de légumes après avoir manger le dessert. Même les mets refusés avant sont maintenant acceptés par l’enfant.
    L’important n’est t-il pas que le moment du repas soit un plaisir et que le repas soit mangé ? Ils acquiert en plus l’autonomie. Très belle expérience qui nous a bleuflé.

  46. Mike dit :

    Je suis d’accord sur le principe de ne pas forcer les enfants à manger.
    Le problème est que l’enfant ne mange pas le plat principal et veut manger un dessert. cette solution est très mauvaise et les parents ne doivent pas céder car il va prendre des mauvaises habitudes.

  47. Bach dit :

    Goûter trois fois avant de dire « Je n’aime pas « . C’est à dire, devant un aliment inconnu, prendre une cuillerée pour le goût, une cuillerée pour la texture, une cuillerée pour valider ses sensation. Et ensuite seulement pouvoir dire je n’aime pas parce que … Et ne pas hésiter à présenter à nouveau des aliments qui n’ont pas été appréciés qq temps plus tard en disant que ce qu’on aimait bébé ne plairait plus forcément … Les goûts évoluent …
    Ce « truc » a fonctionné avec ma fille et bcp d’autres enfants que j’ai côtoyés dans les centres aérés et autres colonies de vacances.

  48. Jocelyne Prudhon dit :

    Bonjour. Je suis à 100 % d’accord avec vous ! C’est ainsi que j’ai procédé avec ma fille et plus tard mes petits-fils. Merci pour cette mise au point. Jocelyne

  49. Claire Barakat dit :

    Bonsoir
    Je suis très contente de voir votre message en réponse à la lettre de JM Dupuis et je vous en remercie. Cette lettre m’avait profondément choquée et déçue car je pensais que ces vieilles méthodes étaient dépassées. Je n’ai pas votre tact pour répondre mais voilà ce que j’avais renvoyé à Mr Dupuis:

    Cher Monsieur

    Je lis votre lettre sur la santé naturelle avec plaisir et j’ai appris beaucoup de choses à travers elle.
    Par contre, quand vous sortez du cadre de la santé et que vous nous donnez votre avis sur tout un tas d’autres sujets, je n’adhère plus du tout.
    L’éducation française est un sujet qui me tient vraiment à coeur. J’ai vécu 15 ans à l’étranger et j’ai pu mesurer le retard immense que nous avons en termes de respect de l’enfant. On ne force aucun adulte à manger ou boire ce qu’il n’aime pas ou ce qui le dégoûte. Il suffit d’invoquer une intolérance alimentaire et çà passe.
    J’ai été traumatisée dans mon enfance car on m’obligeait dans mon école religieuse, à manger ce qui me dégoûtait, comme de la viande de très mauvaise qualité avec plein de nerfs (depuis je suis devenue végétarienne). Tellement je redoutais le passage à la cantine, j’avais sans cesse mal au ventre. J’ai depuis de graves problèmes par rapport à l’alimentation. A l’adolescence, je faisais de la boulimie car je considérais mon corps comme une poubelle. Oui quand on force un enfant à manger ce qui le dégoute, il n’aime plus son corps. D’autres vont devenir anorexiques.
    Manger doit avant tout être un plaisir et c’est cela qu’il faut enseigner à l’enfant. La digestion commence par « saliver ». Si un plat ne nous attire pas, nous ratons notre digestion. A mon avis en France, il y a bien plus de risques de traumatiser un enfant en le forçant à manger, que de risques qu’il soit affamé (cela ne s’applique malheureusement pas à d’autres pays où les enfants ne mangent pas à leur faim).
    Un enfant de 1 an ne réclame pas de danette! Chez nous d’ailleurs, il n’y a jamais eu ni danettes ni bonbons. Les desserts sont en général des fruits pris en dehors des repas pour ne pas acidifier le bol alimentaire. Les gâteaux sont réservés aux occasions. Ces enfants qui font des caprices, c’est parce qu’on leur a fait miroiter le dessert. Il est de notre devoir de parents de proposer des nourritures saines et équilibrées et de laisser l’enfant choisir parmi ces mets ce qui l’attire. C’est ainsi que nous avons élevé notre fille et elle n’est n’y obèse ni carencée. Elle sait s’arrêter quand elle n’a plus faim. Elle mange à sa faim et c’est tout.
    De la même façon qu’on ne doit pas obliger un enfant à mettre sa cagoule car on estime nous qu’il fait froid et qu’il doit avoir froid, on ne peut pas savoir s’il a faim. Oui l’enfant peut tout à fait s’autoréguler si on laisse son instinct le guider (en le protégeant bien sûr de la nourriture industrielle et du sucre qui va le rendre addicté). Je suis très surprise et déçue par votre opinion sur ce sujet.

    Bien cordialement

  50. dahliani-anne drejza dit :

    merci de votre reponse ….. j adhere completement a votre facon d efaire c ets ce que j ai fait avec nos 5 enfants ..j ai ett etres choquee de la douce violence de Dupuis et oui c ets le sparents a eduquer en premier , un bien difficile travail …. merci

  51. Didier dit :

    Bonjour,
    Au lieu de vous affronter avec JM Dupuy, en prenant à témoin les abonnés, peut être pourriez vous trouver à l’occasion d’un échange privé une voie médiane et sans doute plus consensuelle à propos de l’alimentation des enfants.
    De ce partage naîtrait sans doute une nouvelle lettre commune laissant de côté quelques points de vue un peu caricaturaux apparaissant dans vos écrits respectifs.

  52. Alauda dit :

    [SVP, mettez « Alauda » com nom, pas mon nom de famille !! (J’ai envoyé 2x le même commentaire)]

  53. Alauda dit :

    Je trouve votre méthode très bonne. Et c’est d’ailleurs celle qu’a utilisé ma mère (début des années 1960, Allemagne) qui n’avait pas le temps pour me nourrir à la cuillère. Je n’ai pas d’expérience avec les enfants, je n’en ai pas, mais je peux parler de ma propre expérience en tant qu’enfant. Mon problème était plutôt l’inverse des enfants d’aujour d’hui : j’aimais tout (sauf le poisson et la texture de purée) et je n’avais jamais assez, car j’étais la cadette dans une tablée de 7, souvent 8 ou 9 personnes et à l’époque, il y avait une stricte hiérarchie : le plus gros morceau de viande (ou de la viande que pour lui) ou le droit de reprendre d’abord pour le père et les invités, puis les garçons selon leur âge, enfin ma sœur et moi en dernière, et ma mère léchait les soupières et saladiers. Il n’y avait pas de bonbons ou gâteaux industriels dans la maison. Par contre, il y avait des desserts (fromage blanc avec fruits frais, compote de pommes fait maison…). MAIS : une fois à l’école, avec les copines j’ai connu les bonbons, gâteaux de boulangerie et les glaces et en un rien de temps, je suis devenue accro au sucre – et j’ai encore aujourd’hui tout le mal du monde de me débarrasser de cette drogue dure…
    Est-ce que votre Léonie est en contact avec d’autres enfants – qui viennent peut-être d’un environnement alimentaire avec de la malbouffe ? Si oui, comment réagit-elle ?

  54. von Kügelgen dit :

    Je trouve votre méthode très bonne. Et c’est d’ailleurs celle qu’a utilisé ma mère (début des années 1960, Allemagne) qui n’avait pas le temps pour me nourrir à la cuillère. Je n’ai pas d’expérience avec les enfants, je n’en ai pas, mais je peux parler de ma propre expérience en tant qu’enfant. Mon problème était plutôt l’inverse des enfants d’aujourd’hui : j’aimais tout (sauf le poisson et la texture de purée) et je n’avais jamais assez, car j’étais la cadette dans une tablée de 7, souvent 8 ou 9 personnes et à l’époque, il y avait une stricte hiérarchie : le plus gros morceau de viande (ou de la viande que pour lui) ou le droit de reprendre d’abord pour le père et les invités, puis les garçons selon leur âge, enfin ma sœur et moi en dernière, et ma mère léchait les soupières et saladiers. Il n’y avait pas de bonbons ou gâteaux industriels dans la maison. Par contre, il y avait des desserts (fromage blanc avec fruits frais, compote de pommes fait maison…). MAIS : une fois à l’école, avec les copines j’ai connu les bonbons, gâteaux de boulangerie et les glaces et en un rien de temps, je suis devenue accro au sucre – et j’ai encore aujourd’hui tout le mal du monde de me débarrasser de cette drogue dure… Est-ce que votre Léonie est en contact avec d’autres enfants – qui viennent peut-être d’un environnement alimentaire avec de la malbouffe ? Si oui, comment réagit-elle ?

  55. Angélique dit :

    Bonjour,

    Je partage pleinement votre avis Florent et m’étonne de l’article de Jean-Marc Dupuis qui ne lui ressemble pas. J’ai allaité mes fils pendant 18 mois et leur ai permis de goûter à toutes sortes d’aliments et de plats que nous cuisinions avec bonheur pour leurs qualités gustatives et nutritionnelles. Mes fil
    s en rafolaient. A partir de l’âge de 6 mois, ils ont mangé des purées de légumes et de fruits frais de saison et presque tous locaux. Ils ont donc très naturellement développé des goûts raffinés et mangé avec plaisir sans aucun chantage vis-à-vis de nous. Nos amis, notre famille s’étonnaient de voir de si jeunes enfants aimer des plats asaisonnés, d’apprécier le curry comme le café qu’ils goûtaient simplement d’une petite cuillère en nous voyant le siroter avec plaisir à la fin d’un bon repas dominical.

    Merci pour votre témoignage.

    Angélique

  56. constance gevry dit :

    merci monsieur vous me paraissez très intelligent et plein d’amour pour tout ce qui vous entour. Je trouve votre approche très saine. Merci pour votre partage. Continuer à nous partager la vie avec votre fille.

  57. anne-marie kirkoryan dit :

    je suis TELLEMENT d’accord avec vous! Ma belle-mere voulait que je force mon fils a manger comme elle a fait avec mon mari. Lui est completement deregle et a du mal a gerer son poids. Il finit toujours son assiette meme s’il a trop mange. J’ai eleve 3 enfants sans les forcer et en leur donnant toutes sortes de nourriture. Aujourd’hui, ils mangent de tout, n’aiment guere les desserts et ont un poids normal, ils sont aussi en tres bonne sante.
    En realite, l’article de J.M. Dupuis m’a horrifiee…
    Anne-Marie K.

  58. Dafne dit :

    J’ajoute un petit mot de synthese: non, le gout de l’amer et de l’acide et des fibres n’est pas inne’. Oui, un singe ou un singe-humain sain doit l’apprendre a ses petits. Et l’homme moderne est la premiere generation de l’espece a ne pas le faire, sous pretexte que l’enfant n’aime pas les legumes, on a des gamins de 12 ans qui n’ont jamais mange que des pates et du poulet frites et des menus enfant hallucinants. Alors oui, revenons a nos bases biologiques et faisons en une question de principe car elle l’est. Il faut apprendre, doucement mais fermement, a manger des aliments amers, acides et durs a macher. Sous peine de devenir obeses.

  59. Dafne dit :

    Bonjour j’ai lu avec interet l’article, mais je reste d’un avis legerement different. Petite, j’ai passe des heures a la cuisine enfermee jusqu’a ce que je finisse ma salade. Or aujourd’hui la salade est un de mes aliments preferes. Forcer un peu la main pour le bien de l’enfant est important. Le gout de l’acide et de l’amer n’est pas inne’ et d’apres mes lectures meme les singes enseignent a leurs petits a manger des feuilles ameres qui ont des proprietes medicinales, plus qu’alimentaires. Le gout inne de l’enfant l’attire vers le sucre et le gras, c’est le gout du lait et ce sont des indicateurs de calories, rares et precieuses en nature. Dans la societe de consommation au contraire, les calories sont abondantes et malsaines souvent, donc pour equilibrer il faut parfois pousser un petit peu, car le fromage, le riz sont sur la table et si l’on veut que le petit mange aussi des brocolis il faudra negocier. Montrer l’exemple ne suffit pas. Quand j’en propose a ma fille bien souvent elle me repond ‘maman!’ comme pour dire ‘manges en toi meme puisque tu aimes…’ alors soit on les sert en premier, sans lui montrer le reste, soit on negocie. Il y a des jours et des legumes qu’elle mangera volontiers, mais son gout doit se former et clairement elle n’est pas prete a’ apprecier des saveurs ou des textures trop fortes. La forcer a gouter c’est essentiel. Car 2 ou 3 repas plus tard son cerveau aura elabore l’experience et elle en mangera d’elle meme.
    Il est clair que c’est les parents qui cuisinent, mais justement comme nous ne sommes pas dans la tete des enfants, nous pouvons avoir envie d’eufs brouilles alors que l’enfant ce soir la a plutot envie de soupe de legumes. Donc je tends aussi a insister en lui proposant autre chose, objectif: qu’elle mange au moins 1 type de fruit ou legume et 1 proteine ou feculent, ca peut etre une pomme et du yaourt si elle a mal aux dents. Mais c’est bien mieux que de ne rien manger et puis etre hysterique toute l’apres midi car elle a un trou au ventre. Alors oui je passe pour la mere chiante, je lui propose 15 choses differentes, mais aussi, elle sort de chaque repas avec un apport nutritionnel equilibre et une base qui la rendra sereine pour les heures a suivre. Quand elle sera en mesure de se faire ses courses et de se cuisiner elle n’aura plus besoin de 15 options car elle saura de quoi elle a envie et ne cuisinera que ca. Souvent j’ai constate qu’elle ne mangeait pas ce que je lui proposais car elle n’etait pas bien, et pas par manque d’appetit. Et quand on est malade c’est important d’avoir une maman qui vous prepare un petit bouillon plutot que de rester a jeun face a un gratin… Un enfant a (presque) toujours faim aux repas, il est en croissance, et se depense beaucoup. C’est important de l’aider a se nourrir..
    Une maman italienne:)

  60. monique-Marie Scarchilli dit :

    Mon fils à 41 ans aujourd’hui, Et comme Léonie, il a testé les aliments avec les mains jusqu’à ce qu’il demande de lui même couteau et fourchette. Ni blé, ni produits laitiers, ni sucre dans la maison. Pour ses 12 ans, j’ai pensé faire une fête au Mac Do ( nous sommes au Québec Canada ) il m’a demandé si j’étais fâché après lui pour lui donner de la malbouffe. A 18 ans il est parti en appartement et je n’ai jamais eu à m’inquiéter pour son alimentation..

  61. jacqueline Desmaris dit :

    Bravo pour votre réponse!! La lettre précédente m’a perturbée! Heureusement que les choses ont changé et tous les parents comme vous doivent être félicités.
    J’ai eu deux enfants que j’ai éduqués « à la Dupuis » et la troisième où j’avais enfin compris que j’avais tout faux; J’ai 73 ans et mes souvenirs me torturent toujours….
    Merci encore à vous pour cette magnifique réponse!!
    Amicalement.
    Jacqueline Desmaris.

  62. Sergio dit :

    Apprendre à nos enfants le respect de la nourriture, alors que tant d’enfants meurent encore de faim, me semble un minimum. Pour ce faire, je demande à l’enfant de se servir ce qu’il veut en quantité, avec la consigne de finir son assiette. Après la période d’adaptation, il apprend vite à se servir un minimum, quitte à y revenir. On ne gaspille pas la nourriture.

  63. Julie Bretagne dit :

    Je suis contente de lire votre réponse à M.DUPUIS. J’ai eu envie de crier quand j’ai lu les inepties qui à écrites. Bon sang, ce ne sont pas les enfants qui doivent éduquer leurs parents ! Malheureusement, lorsque je vois le contenu des caddies je me dis que les futurs adultes de demain ne seront pas en bonne santé. J’ai envie de dire à ces parents qui remplissent leur caddy avec des horreurs qu’ils sont criminels, cela peut paraître excessif mais quand nous voyons toutes maladies qui progressent allègrement, je suis outrée que la santé publique ‘désinforme plus qu’elle informe et ses conseils sont plus maléfiques qu’utiles……

  64. Julie dit :

    Petite je devais finir mon assiette et j’étais obligée de manger au repas même si je n’avais pas faim! Résultat: je n’avais plus aucune notion de satiété et de faim ! J’ai commencé à prendre du poids et j’ai eu droit aux moqueries des camarades. Très tôt j’ai voulu faire régime
    Et le cercle infernal de la boulimie s’est installé! Aujourd’hui je suis sortie de là, j’aime manger sainement car je sens que je fais du bien à mon corps. J’ai 2 jeunes enfants qui mangent de tout mais il est hors de question que je les force à terminer leur assiette! Ils doivent par contre goûter à tout ce qu’ils ont dans leur assiette. Jusqu’à l’année dernière ma fille n’aimait les poireaux qu’en soupe et maintenant elle en raffole sous d’autres formes! Les goûts évoluent, sans se braquer. Je les associe à la préparation des repas, leur fais goûter dans les casseroles quand on cuisine et ils ont un bon rapport à la nourriture et sont en pleine forme! Et s’ils mangent moins à un repas il n’y aura effectivement pas de sucreries 1h plus tard, ils attendront le goûter pour manger un fruit.

  65. Véronique Mariani dit :

    Bonjour
    Mon fils n’aimais pas les choux de Bruxelles. Je ne l’ai pas obligé à les manger. mais je l’ai persuadé d’en manger au moins UN. pour habituer son palais.. Au fur et à mesure des semaines j’ai augmenté la quantité petit à petit. Maintenant il en mange une assiette !

  66. véronique dit :

    Je viens de lire l ‘article de Mr Dupuis que je reçois sur ma boite mail, et je viens de lire le vôtre ! j’ai laissé un commentaire sur chacun, à Mr Dupuis pour lui dire ce que je pensais des inepties ahurissantes lues dans son article,et sur le vôtre pour partager mon plein accord . Même si je n’ai pas tout à fait éduquer mes enfants dans la même démarche alimentaire que vous, que je trouve en passant très intéressante,je l’ai fait dans le respect et l’amour de mes enfants et de la nourriture !!

  67. Liliane Sichère dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, forcer un enfant à manger ça ne lui profite pas, il va craindre le moment de se mettre à table, il n’ appréciera pas le plaisir de goûter de crainte qu’on l’oblige à manger ce qu’il n’aime pas.

  68. Quinet dit :

    Sur beaucoup de sujets, Monsieur Dupuis a une vision très ancienne des choses : éducation, environnement, etc

  69. Anne dit :

    J’ai 64 ans et j’ai adopté votre façon de faire avec l’alimentation de mes 2 enfants, sans me casser la tête mais pour le plaisir de manger ensemble des aliments sains, jamais de bonbons ou de pâtisseries à la maison, comme chez mes parents, donc personne n’en demande. Mes enfants ont mangé de tout et les enfants de ma fille aussi

  70. Grill dit :

    Bonjour,

    Entièrement d’accord avec vous !
    Et nos enfants n’ont plus 3 ans (par exemple) mais plutôt 50 …

  71. LUDDENS dit :

    Bonjour.
    Je suis d’accord avec vous sur un certains nombre de points. MAIS PAS TOUS!!!!
    – ma fille qui est en CP doit apporter qq biscuits pour la première récréation du matin. Pourquoi la priverais-je d’Oreo?
    – le dessert est un plat IMPORTANT du repas, au même titre que le reste. Ma fille peut manger aussi bien une banane qu’une danette, je ne vois pas en quoi cela « grave » de lui cacher une famille d’aliments qu’elle va connaître de toutes façons!
    – je suis choquée également lorsque vous dites que si votre fille rate un repas ce n’est pas grave! Si un enfant ne mange pas le matin, où va t il aller chercher l’énergie dont son corps a besoin? S’il ne déjeune pas comment peut il être en forme l’après midi et le soir, c’est pire! Qui dort dîne ou plutôt qui dîne dort. Si ma fille ne mange pas le soir, elle dormira mal!!!
    De plus les horaires réguliers (a une demi heure près) me semblent essentiels car un enfant a besoin d’un cadre!
    Bien sûr les goûts de ma fille évoluent. Mais elle connaît les 6 familles d’aliments, elle sait à peu près dans quelles proportions son corps en a besoin car nous le lui avons expliqué mais oui, chez moi il y a aussi des gâteaux et des bonbons et même si elle en mange peu, je ne vois pas pourquoi je l’en priverai.
    Voilà je pourrais développer davantage mais en tant que maman il me paraît normal que ma fille, qui est reconnue comme être humain, ait les explications simples de l’alimentation, seule chose avec l’eau qui ôte la vie lorsqu’on n’en consomme pas!
    Je suis ravie pour vous que votre frigo soit si fourni et en bons produits mais c’est un budget que tout le monde ne peut pas se payer (et encore moi je ne suis pas à plaindre).
    Au plaisir,
    Marina Luddens

  72. Annie Hausman dit :

    Bonjour je trouve que vous avez une bonne approche par rapport à l éducation de l enfant, elle est plus juste que ce que nous avons eu dans notre enfance et avons répercuté avec nos enfants qui peuvent nous reprocher de les avoir forcé à manger ce qu ils n aimaient pas, dommage pour moi que je n ai pas eu votre façon de voir avant car je l aurais appliqué avec plaisir

  73. Cécé dit :

    J’étais tellement horrifiée de lire la lettre de M.Dupuis… et encore plus horrifiée de voir tous les commentaires de personnes qui le félicitent… Tout simplement MERCI pour cette mise au point plus que nécessaire.

  74. Jomard C. dit :

    Je travaille dans une micro crèche et nous avons eu des enfants dont les parents pratiquent la DME et nous appliquons ce mode à leur demande. Tout se passe à merveille. Pour les, autres enfants, nous proposons les repas dans 1 assiette plateau. Ils mangent ce qu’ils veulent quand ils veulent. (certains commencent par le dessert) et jamais nous ne forceons les enfants. Les repas sont un réel moment de plaisir et de partage.

  75. Klara Kirchner dit :

    Monsieur,
    je viens de lire avec intérêt ce que vous conseillez pour apprendre,à un enfant de bien se nourrir. Ce que vous dites,est absolument juste.
    J’ai trois enfants, adultes maintenant (40, 38 et 35 ans) et je ne les ai jamais forcés à manger quoi que ce soit. J’avais lu une fois dans ma jeunesse un article écrit par un médecin qui disait: Quand la mère se fiche royalement si son enfant mange, l’enfant mangera sans problème.
    Chez nous il n’y avait que des choses saines à table et nous disions jamais àaux enfants qu’il fallait manger quoi que ce soit, parce que c’était bon pour la santé. Ils n’ont jamais eu a finir leur assiette, mais le faisaient toujours car je leur mettait des petites doses au départ et ils pouvaient se reservir s’ils voulaient. Nous avons une fille qui avait toujours un coté rebelle et avait parfois envie de faire des histoires. Quand elle rentrait de l’école elle demandait: qu’est ce qu’on mange et quand je le lui ai dit elle me répondait beurk…
    Je lui disait « cela ne fait rien. Si tu n’en veux pas tu peux prendre un yaourt ou une pomme ou te faire cuire un oeuf. » Resultat: elle mangeait ce que j’avais préparé et souvent elle se reservait. La nourriture est une chose avec laquelle l’enfant peux faire du chantage. Si vous ne rentrez pas dans le jeu l’enfant laisse tomber. Ma file voulait souvent faire son intéressant. Avec les deux autres je n’ai jamais eu ce genre de problème.
    Une fois j’ai préparé des lentilles vertes en salade pour la première fois. Elle ne voulait pas en prendre. Je lui ai dit: »cela ne fait rien, tu a aussi le droit de louper quelque chose que tu aurais peut-être aimé. » Du coup elle y a gouté et elle a aimé.
    Je me souvenais aussi que mes parents en me forçant à manger ce que je n’aimait pas en réussi à faire que je n’ai plus jamais mangé ces choses une fois adulte. En matière d’éducation l’on n’obtient jamais rien de bon par la force. Il faut comme vous dites respecter les enfants et donner l’exemple. Moi j’étais souvent très énervée contre mes parents et me vengeait en leur faisant des sales tours et en leur mentant sans aucun scrupule. Nous n’avions pas de relations de confiance mais des relations de force.
    Heureusement je me souvenait de tout cela quand j’ai eu des enfants à mon tour et je n’ai pas fait les mêmes erreurs. Il n’était pas facile au début pour’en finir avec l’habitude de finir mon assiette quand je n’avais plus faim. J’ai appris à me servir une petite dose au départ et éventuellement me reservir.
    Il faut aussi faire confiance à l’enfant. Il sait de combien il a besoin et cela est très différent selon l’enfant. Mon fils avait toujours faim et mangeait beaucoup pourtant il restait maigre (au point qu’un pédiatre m’a engueulé à cause de sa maigreur alors que je l’avait consulté pour une otite. J lui ai répondu que ce garçon mangeait bien et que je ne voyais pas de raison d’intervenir. (Ce pédiatre avait lui-même un gros ventre). Je n’y suis jamais retournée. Mon autre fille mangeait peu et était plus ronde. Les parents on tort en voulant leur imposer des quantités. Les enfants connaissent mieux leurs besoins en nourriture que les parents.
    Mes trois enfants ont pris de bonnes habitudes de se nourrir et ils aiment ce qui est bon pour eux contrairement à la plus part de leurs amis.
    Vous avez 100 % raison.
    Cordialement
    Klara Kirchner

  76. marie dit :

    Bonjour, j’ai été comme vous un peu sceptique voire choquée par la méthode proposée par J_M dupuis, mais je me suis dit qu’il parlait pour des enfants difficiles à qui on laisse tout faire à tous niveaux et dans ce cas, il faut trouver des moyens pour avoir une certaine autorité …
    Mais je voudrais réagir à votre message à propos de Léonie,.
    Nous avons utilisé cette méthode de découverte de la nourriture pour nos six enfants, trois d’entre eux mangent pratiquement de tout avec bonheur et ont envie de faire de nouvelles découvertes gustatives,;deux autres ont sélectionnés (et cela de plus en plus) les glucides(riz, pâtes,pain..;) au détriment du reste et mangent très peu de légumes; et la dernière veut de la viande (nous n’en mangeons pas souvent) et à propos de légumes ne veut que les crus….Du coup cette méthode, a bien des résultats différents selon les enfants…..tout le monde ne fera pas comme Léonie!!
    Nous n’avons pas non plus de biscuits desserts etc… mais quand ils grandissent , les envies se concrétisent tout de même: » maman, je fais des cookies… »
    Bien à vous…

  77. Victoria dit :

    Bourreau d’enfants, et violeur de bouches, et je mesure la portée de mes mots. Les parents ne sont pas les PROPIETAIRES des corps de leurs enfants, personne ne doit l’être, sauf le propre enfant, ceci étant un point crucial dans leur développement.
    Les obliger à introduire des choses dans la bouche quand ils ne veulent pas, bloquant leurs petites mains et leurs petits pieds pour les empêcher de se débattre, emprisonnés dans leurs chaises hautes, usant des menaces et punitions, le tout entre sanglots, toux et nausées; ça vous rappelle quoi?
    Pourtant ça arrive chaque jour dans  » les meilleures familles »… et chez des « experts »… qui devraient mieux respecter les limites de leur « expertise « …
    Un enfant en bonne santé psychique car entouré d’amour, de respect, et de limites éducatifs raisonnables et non-violents, aura faim à l’heure de manger, mangera avec plaisir ce que la famille partage et mangera des quantités appropriées pour sa survie et sa croissance.
    Par contre les parents sont RESPONSABLES de l’exemple qu’ils donnent, des aliments qu’ils proposent et de l’ambiance dans laquelle les repas se déroulent. L’acte de se nourrir fait partie de l’envie de vivre, de la joie de vivre, du plaisir de vivre, du partage avec les siens. Face à un enfant qui ne mange pas bien, les parents doivent se poser les bonnes questions: problème de santé ? ( fièvre, parasites, rage de dents, angine, sinusite, etc…) ; ambiance tendue? ( disputes, règlement de comptes à table, repas pris en dix minutes car il faut courir, téléviseur allumé ou téléphones mobiles consultés à la place d’une agréable conversation…); horaires inappropriés ?( repas trop distants ou trop rapprochés pour les besoins individuels de l’enfant, grignotage ou a’ l’inverse, besoin d’un fruit à la mi-matin? Trop sommeil à l’heure des repas?); autres soucis extra- familiaux chez l’enfant ? (soucis à la crèche, à l’école ou au club, peur des examens, chagrins, début d’anorexie ou boulimie…) ; aliments fades, industriels, répétitifs, présentés sans goût et sans plaisir, assiettes trop remplies qui font peur, ou nourriture sans adéquation à l’âge de l’enfant ?
    En tout cas un enfant qui mange mal nous fait passer un message: tâchez de l’écouter, et faites-vous aider d’un/e professionnel s’il le faut: pédiatre, nutritionniste, puéricultrice, psychothérapeute…
    Vous l’avez compris, je suis praticienne en psychothérapie. Bon appétit !

  78. philippe Lévi dit :

    j’habite dans une région (le nord du Paraguay) où de très nombreux enfants refusent de manger des légumes. Étrangement cela semble épidémique! Ou comme ils se donnaient le mot! Bien souvent leur repas, avalé, ne consiste que de riz et haricots secs et steak. Si vous essayer de mettre un peu de vert dans l’assiette, il est soigneusement mis de côté ou, même, l’assiette est refusée! Pourtant il y a beaucoup d’horticulteurs et les produits sont bons.
    Je n’ai rien lu dans votre lettre, ni dans celle de JM Dupuis au sujet de l’importance de l’alimentation de la femme enceinte! J’ai l’impression que si la mère n’a pas une alimentation diversifiée, ce sera très difficile que l’enfant aie des goûts diversifiés également!
    Mais je sais que c’est plus compliqué que cela. J’ai un exemple vivant pour cela. Une amie a 2 enfants, le premier ne mange « rien » (juste riz, haricots, steak), alors que le second mange de tout !
    Ceci étant j’ai un ami de près de 25 ans, nourri au riz/haricots/steak … c’est un colosse ! Et est à l’université ! …
    Les règles en matière d’alimentation sont très relatives !

  79. Marie-Hélène Oliete dit :

    Très intéressant mais je suis septique pour l’adolescence …

    • Julie Bretagne dit :

      Les adolescents sont les premiers à exiger de bons aliments si ils ont été habitués à bien manger. Il n’est pas interdit de leur expliquer l’utilité d’avoir une hygiène de vie pour éviter de nombreuses maladies qu’ils n’auront sans doute pas envie de contracter. Ils se battent pour l’écolohie pour sauver la terre ils peuvent avoir envie de sauver leur vie par la même occasion.

  80. Cheyssac dit :

    je vous approuve entièrement, c’est vous qui adoptez la bonne attitude.. Mais la condition est celle que vous précisez : l’exemple. Pas de malbouf chez vous c’est très important, sinon toute votre éducation est ratée.

  81. Elizabeth Morin dit :

    Votre lettre est vraiment formidable.
    Si j’avais eu conscience de cela lorsque mon fils était petit!

  82. Mercier dit :

    Je partage complètement votre point de vue. Sans savoir que cela se nommait DME..
    j’ai pratiqué cela avec mes 3 enfants. Et il n’y a pas de pb lors de l’adolescence ; rassurez vous 😉
    Et cela même si aujourd’hui ils adorent tous les 3 les dannettes et les chips … et oui la vie en communauté leur a fait découvrir ces aliments… cela me va bien aussi car je sais que parallèlement à ça ils font attention à ce qu’ils cuisinent et ce qu’ils mangent. Ils ont 21 ans (jumeaux) et 17 ans.
    Merci pour toutes vos lettres. Je les adore

  83. de FRESQUET dit :

    Bonjour,
    Je suis d’accord Avec cette personne ; j’et Un peu surprise voire choquée de lire la lettre de JM DUPUIS mais peut-être est-ce vraiment ses idées ou peut-être est-ce pour amener un autre type d’approche et vendre encore un journal ou une formation ?
    Nous pratiquons également la DME et si c’est fait correctement, en suivant les règles de sécurité et en s’étant documenté suffisamment avant,!c’est génial de voir ses enfants manger seuls .
    Mon aîné ne mangeait rien mais nous ne l’avons jamais forcé. Ce sont des pratiques d’un autre temps qui font de futurs adultes obèses ou dépendants..

  84. Nicole Henry dit :

    Bravo Florent pour votre lettre-réponse à Jean-Marc Dupuis, vous êtes pertinent sur tous les points abordés.

    Je félicite votre approche alimentaire avec Léonie. C’est LA bonne méthode!! Ne vous en faites pas pour l’adolescence, les bonnes valeurs auront déjà été inculqués; Léonie étant curieuse, elle goûtera sûrement tout et fera des choix sensés, puisque son corps connaît déjà le niveau de plaisir (sérotonine), associé à bien se nourrir dans le respect de ses besoins.

  85. MCH dit :

    J’ai 4 enfants devenus grands (24 à 12 ans) J’ai comme vous proposer presque uniquement des produits le moins transformés possible (légumes du jardin, viande de la ferme ..) Ils ont toujours eu du mal à manger à la cantine. Aujourd’hui les grands cuisinent aussi n’achètent pas de produits transformés. Ils tous été ouverts à la découverte de nouveaux plats Je me souviens de mon aîné qui à 7ans avait commandé un aïoli au restaurant pour goûter car il ne connaissait pas. Il a tout mangé devant les yeux ahuris de nos amis dont les enfants avaient pris l’éternel steack haché frites ketchup glace du menu enfant!!

  86. DUHEM Bernadette dit :

    Je suis grand mère aujourd’hui et je n’ai jamais forcé mes enfants à manger s’ils n’avaient plus faim. À cette époque j’avais lu une parution intéressante sur « l’instinctothérapie » qui préconisait cette approche que vous décrivez. Laissez à la vue de l’enfant une grande variété de produits sains et non transformés. Il se dirigera instinctivement vers les aliments dont son corps a besoin.
    Aujourd’hui mes enfants cuisinent beaucoup et offrent à leurs propres enfants une grande variété d’aliments, loin des confiseries et autres produits industriels transformés.
    Si on reste à l’écoute de notre corps on est naturellement attiré par les fruits et les légumes avant tout.
    Bien à vous
    Bernadette

  87. Prada Vitry Renata dit :

    Merci infiniment !
    Votre lettre est la clef de la seule possible évolution de l’’humanité ..
    S’autoeduquer avant de prétendre éduquer…
    Se remettre en question chaque jour et suivre une étoile qui pourrait s’appelr : IMPECCABLE.
    Puisse chaque enfant avoir un jour un papà comme vous! Renata.

  88. FRANCISCO ANTÓNIO PATRÍCIO dit :

    Je suis completement d’accord – la rigidité ce n’est pas le chemin; peut-être fermeté, mais avoir amour doux, inteligent…

  89. BARRAUT dit :

    Bonjour
    Tout à fait d accord et dès que je peux elle cuisine avec moi . Ce qui lui donne envie de manger ce qu elle prépare

  90. Valérie dit :

    Bonjour, je suis totalement d’accord avec vous.
    Ma petite expérience: mon fils ainé mangeait très très peu, ma grossesse lorsqu’il avait 9 mois a été le point de départ de ses difficultés alimentaires ( hypothèse). A la maison il y avait essentiellement des produits sains ( légumes du potager, oeufs des poules, gâteaux maison ,…) mais aussi ponctuellement des aliments anniversaire: bonbons, coca, etc ..;
    Mes deux enfants, élevés de la même manière avaient des goûts alimentaires totalement différents, mon fils mangeait avec plaisir oeufs et viande alors que sa soeur adorait les fruits et les légumes.
    Aujourd’hui il est étudiant et vit en ville, il a 21 ans et mange ( presque ) de tout, il a diversifié seul son alimentation, il découvre avec étonnement des aliments et des saveurs qu’il détestait.
    Les médecins qui l’ont suivi et moi même n’ont jamais été inquiets, il était et il est resté très mince mais il grandissait bien et n’avait pas de problème de santé.
    Bref, il faut faire confiance à ses enfants, nous sommes tous des individus différents avec des besoins , des goûts différents, pourquoi penser qu’il n’existe qu’une seule manière de faire et que l’adulte détient la vérité.
    Bonne journée et bon appétit

  91. jacqueline dit :

    Bonjour !! sans être d’accord avec M. Dupuis , profitez de votre petite Léonie , j’ai cru comprendre qu’elle est toute petite ? J’en ai eu 4 , comme vous à la maison il n’y avait que du sain ,et on vivait en pleine campagne … Attendez l’adolescence , ils voudront faire comme les copains , c’est normal , leurs normes changent , c’est une façon de se construire et d’avoir des amis …Ce que je peux dire maintenant , (ils sont très très grands (42 , 38, 33 , 29 ans )) , c’est qu’ils ont gardés au fond d’eux les fondamentaux , mais que de les voir au Macdo ou autre pendant des années nous a fait avancer nous même …Alors semons des graines , oui , un jour ça pousse , mais ne pas s’illusionner , ils ont leur propre vie et ils nous remettent souvent en question !! bien cordialement .. Jacqueline

  92. JD dit :

    Merci pour ce partage d’expérience qui est juste plein de bon sens.

  93. maf dit :

    Bravo. J’applaudis à 2 mains. Je suis arrière grand mère. Je suis tout à fait d’accord, mais je voudrais ajouter qu’obliger les enfants à terminer leur assiette présente un grand danger : celui de les conduire à l’obésité. Mon mari obligeait toujours l’aînée à terminer, déjà ave son biberon quand j’ai arrêté d’allaiter, or un bébé de qq mois ne fait pas de caprice et elle renvoyait souvient le trop plein. Aujourd’hui elle a encore des problèmes de surpoids malgré les conseils suivis que lui donne un diététicien. Il n’a pas eu lev temps de s’occuper de la seconde qui tient tjs la ligne A bon entendeur salut. .

  94. viviane Quaglia dit :

    Je me sens en accord avec vos propos, car moi-même j’ai élevé ma fille de cette manière, la diversification alimentaire au fur et à mesure des mois et des années, une nourriture saine, pas de friandise, de gâteaux, de dessert , n’en mangeant pas moi-même et aujourd’hui ces propres enfants sont élevés de cette manière donc des enfants mangeant de tout, pas de cris, de pleurs inutiles et surtout rien en force. Je vous rejoins concernant l’article de Mr Dupuis, je rajouterai même que cela est grave car ces propos vont à l’encontre d’une relation douce, harmonieuse et respectueuse de l’enfant!!!!

  95. j caillaud dit :

    j’adhère totalement à votre point de vue- je suis un papy aujourd’hui mais j’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont laissé libre de manger ce que je voulais étant enfant voire sauter un repas, manger des légumes crus pris dans le jardin…ma fille nourrit son bébé de la même manière que vous- c’est la meilleure manière de manger sain et de découvrir les « vraies » textures

  96. Hengy dit :

    Bonjour Entièrement d’accord avec vous. J’ai eu 2 enfants qui ont aujourd’hui 27 et 23 ans. J’ai fait comme vous et après quelques petits écarts dus à la fréquentation de l’école (ma fille échangeait son fruit avec le goûter d’un autre enfant, puis au collège où mon fils ne mangeait que du pain parce qu’il n’aimait pas les repas et que j’ai du lui faire un régime sans gluten pendant 6 mois pour soulager ses intestins malade !) , tous les deux prennent aujourd’hui en charge leur alimentation , consomment beaucoup de légumes et n’apprécient pas ce qui est sucré. Il n’y a jamais eu de crise par rapport aux repas puisqu’il n’y avait pour eux pas d’alternative.Par contre je me suis toujours efforcée de bien cuisiner les légumes pour qu’ils aient du goût.. Mais je ne me suis jamais offusquée de leurs écarts avec leurs amis. J’ai essayé de former leur goût mais avec tolérance. Le rapport à la nourriture des enfants m’a toujours semblé à la fois quelque chose de simple mais aussi de très délicat.

  97. Lucie dit :

    D’accord à 100 pour 100 avec Florent Cavaler! Dans ma famille, nous avons été forcés à manger des choses qui nous dégoûtaient: gras de jambon, peau de poulet rôti, viande un peu saignante, poireau… Quel intérêt??? Du coup les repas étaient toujours un calvaire (crainte de voir sur la table les aliments détestés, crainte d’avoir un réflexe de vomissement et de se prendre une claque etc) et quel soulagement que de manger tranquillement ailleurs, sans menaces! On peut encourager un peu les enfants à essayer des aliments mais pas les forcer. J’ai agi exactement comme Florent Cavaler avec mes enfants, et sans problème.

  98. Marie Saint Charles dit :

    Bonjour,
    Votre fille aura bien l’occasion de fréquenter des lieux culinaires moins idylliques que votre cuisine et fera l’apprentissage de la malbouffe tôt ou tard…ça s’appelle la diversité environnementale et l’effet de meute touche tous les enfants.
    Bien à vous,
    Marie Saint Charles

  99. Claire dit :

    Plus d’accord avec vous qu’avec Jean-Marc Dupuis moi aussi sur ce sujet. Par contre, même en donnant de bonnes habitudes alimentaires à la maison, avec de bons produits, on n’est pas à l’abri de ce qui se passera dès que les enfants découvriront les cochonneries qu’on peut manger à l’extérieur (chez les copains, à la sortie de l’école…)…

  100. Anais dit :

    Merci la vous c’est une lettre bien plus censée et fine que l’autre du pseudo Jean Marc Dupuis, sur laquelle j’ai d’ailleurs laissé un commentaire. Me suis désabonné de sa lettre en passant.
    J’ai eu une expérience traumatisante d’une folle qui voulait à tout prix me faire manger à 3-4 ans. Elle s’était mise en colère et m’avait fourré la fourchette très loin dans la bouche. Expérience traumatisante, je l’ai détestée du haut de mes 3-4 ans, Elle ne m’avait pas respectée, moi qui n’étais pas très portée sur la nourriture et adulte j’ai la même nature que petite, et d’ailleurs que je mange beaucoup ou peu, mon poids reste le même, c’est bien la preuve que le corps humain sait prendre exactement ce dont il a besoin.

  101. marsily dit :

    J’ai 88 ans. Petite je n’aimais pas les épinards, et j’étais « obligée » de manger le reste de mon assiette à 4h au retour de l’école. Je ne sais ce que mes chers Parents ont fait ou pas fait. Aujourd’hui j’adore les épinards (crus en salade) et cuits. Et en ai tjs servis à mes enfants en leur racontant l’anecdote. Nous en rions encore !!

  102. Samia Stiti dit :

    Merci beaucoup pour votre témoignage qui me pousse à continuer dans cette voie avec mes enfants. Personnellement j ai été très choquée par la méthode forte préconisée par JM Dupuis alors que paradoxalement il a été à l origine de la facon dont nous avons changé notre rapport à l alimentation, les animaux d élevage, les médicaments, les relations humaines etc
    La seule limite au cadre que vous indiquez que nous tentons d’appliquer au quotidien est qu’il faut des parents disponibles et apaisés pour créer cet environnement sain, ce qui est difficile quand les deux parents travaillent avec des temps de trajet conséquents et la fatigue, le stress qui en découle. De même, manger sain, local et diversifié coûte cher. L’alimentation est notre 2e poste de dépenses apres le logement. Mais nous ne regrettons absolument pas ce mode de vie plus en accord avec nos valeurs.

  103. BOILEUX dit :

    Bonjour
    Dans les années 1970, déjà l’on diversifiait la nourriture des bébés à partir de 6 mois…
    Malheureusement il semble que ce soit une très mauvaise idée car aujourd’hui les allergologues pensent que c’est cette diversification de la nourriture aux nourrissons qui a provoqué la multiplication des allergies, tout le monde ne se nourrissant pas sain et bio avec les légumes du jardin….

  104. Fany dit :

    Bonjour,
    j’élève mes deux filles de 4 ans avec des aliments vivants, biologiques, elles et moi mangeons de tout, légumes crus et cuits, lentilles, pois-chiche, pain complet et blanc, céréales, fruits de saisons, yaourts de brebis, lait de chèvre, laits végétaux, fruits secs variés, châtaignes, viandes biologiques et poissons sauvages..Je ne les force JAMAIS à manger, ou finir leur assiette. Je les laisse choisir leur aliment qui constituent nos repas. Leur goût est formé, et je gagne à leur faire confiance, elles savent ce qu’il leur fait du bien ou pas. Les professionnels de santé et d’éducation qui nous entourent trouvent leur comportement alimentaire remarquable. C’est tout gagné d’avoir agit comme ça, elles se tournent seules vers ce dont elles ont besoin. (fruit, eau). Votre lettre est juste, je trouve. Les accompagnateurs dans les cantines doivent savoir tout cela, et être formés. Les prescriptions alimentaires autoritaires que vous évoquez ne sont plus valides, les reportages sur les liens entre l’alimentation et le cerveau le prouvent. Nous en tant que parents, nous pouvons dénoncer le trop de viande dans les cantines, faire cesser ces choix des repas des sociétés alimentaires. Revenons au bio, et diminuons les gaspillages, en permettant de partager, de ramasser les restes dans les cantines. Voilà, en attendant, donnons à nos enfants des aliments vivants et biologiques. Bon appétit à tous.

  105. Al2010 dit :

    Vous avez eu de la chance avec votre enfant qui mangeait de la nourriture proposée. Cela n’est pas le cas pour tout le monde. Moi aussi j’ai été pleine des bonnes intentions. J’ai beaucoup travaillé avec des bébés, j’ai lu beaucoup de littérature sur le sujet. Nous mangeons assez sainement à la maison, nous n’avions pas non plus de frites, ni de danettes. Je passait des heures en cuisine à préparer les bonnes compotes et les légumes à la vapeur.
    Mais mes jumelles refusaient de manger. Elles ne réclamaient pas de bonbons plus tard, il n’y avait pas. Elles étaient énervées et insupportables 30 minutes après le repas. Je me sentait rejetée avec ce refus de manger les bonnes choses que j’ai mis tant de temps à préparer à partir de meilleurs aliments possibles. Elles n’arrivaient pas à dormir, affamées. Je devenais hystérique, en manque de sommeil. Nous avons finis par leur lire les histoires a table, à faire des clowns aux heures de repas afin de « faire entrer ce repas dans les petits estomacs ». Cela a duré près d’un an. C’etait une question de survie pour moi et mon couple. Avec des remords de ne pas faire les choses comme il faut. Avec l’age elles ont commencé à manger normalement.
    Merci à Mr Dupuis pour son message déculpabilisant, plein de bon sens et de grande aide aux parents que se retrouvent dans la situation semblable à la nôtre.
    Non, un enfant n’est pas toujours capable de savoir qu’est ce qu’il doit manger et en quel quantité. Non, si vous n’avais eu besoin de forcer à manger votre enfant, ce n’est pas parce que vous êtes un super parent avec des choses saines dans la placard, vous avez tout simplement eu de la chance.

  106. gaultier dit :

    Je suis bien d’accord avec vous
    Mais tout cela n’a de valeur que dans l’enceinte familiale stricte.
    Que faites vous lorsque les camarades d’école vous tentent et mettent en balance votre éducation et la tentation du « nouveau » même si c’est délétère?
    J’ai quatre enfants; pas de problème pour le premier jusqu’à ce qu’il aille à l’école. La maitresse puis les copains ont commencé leur influence et ainsi il a commencé à gouter aux friandises et en a ramené à sa soeur en lui disant que c’était bon … Sa soeur étant une appliquée et obéissante a refusé cette tentation. Mais ce ne fut pas le cas de la troisième qui adorait son frère et en plus était toujours prête pour faire des bêtises… Le quatrième a été sous l’influence de la troisième…
    Je dois dire cependant que leur alimentation est plutôt saine, qu’ils sont tous peu influençables .Ils ne changent que s’ils sont convaincus.
    Tout cela pour dire que les parents sont les seuls éducateurs uniquement dans l’enceinte familiale stricte.D’ailleurs nous n’avons jamais eu de refus alimentaire tant qu’il n’y avait pas de contact avec l’extérieur et le temps pour faire « fabriquer » un jugement indépendant est de plus en plus court! Imaginez, mon fils ainé est allé pour la première fois à l’école à 5 ans… Aujourd’hui c’est à 2 ans qu’on commence à subir l’influence des autres…

  107. Estelle Bossonney dit :

    Merci pour ce bel exposé! J’avoue que j’ai été horrifiée par les recommandations de Jean-Marc Dupuis et que j’ai même envisagé de me désinscrire de sa lettre tant ce qu’il décrivait m’a semblé dictatorial!
    Alors merci à vous de remettre les choses ainsi à leur place. J’ai procédé comme vous avec mes 2 filles elles-mêmes mamans à présent et ça a très bien fonctionné. À l’époque j’avais trouvé des informations fort utiles dans le livre de Laurence Pernoud, j’élève mon enfant, qui grosso modo disait à peu près la même chose concernant la diversification, même si alors on ne se souciait que peu de manger bio, ce qui était fort dommage bien sûr. En plus de l’alimentation diversifiée j’ai allaité mes filles respectivement jusqu’à l’âge de 15 mois pour la 1ère et 9 mois pour la 2ème jusqu’à ce qu’elles décident par elles-mêmes, spontanément, qu’elles ne voulaient plus téter, sans jamais abandonner mes activités personnelles (je poursuivais alors mes études et parallèlement j’enseignais le piano en école de musique). Résultat, 2 belles personnes en bonne santé! Seul bémol elles sont beaucoup moins rigoureuses avec leurs propres enfants du fait ne la frénésie de la vie qu’elles mènent, mais je ne les juge pas: chacun fait ce qu’il peut et mes petits-enfants sont merveilleux!
    Bien cordialement!

  108. Mirc dit :

    Je suis d’accord Florent avec votre point de vue sur la conduite à tenir envers son enfant en matière de nourriture. Tant qu’il vit dans ce milieu familial « éclairé », OK mais qu’en sera t’il lorsqu’il partagera les repas de cantine, puis les sorties avec copains et copines, quand il fera lui-même les courses dans les rayons des magasins regorgeant de tentations malsaines… ?
    Je reconnais que je n’ai pas toujours eu les bons réflexes lorsque mon fils (qui a maintenant 40 ans) refusait tel ou tel légumes : je faisais des soupes avec légumes frais que je mixais pour qu’il accepte d’en manger !
    Merci pour votre témoignage qui peut inspirer les nouveaux ou futurs parents.

  109. Dubois dit :

    Bonjour, je suis entièrement en adéquation avec la méthode que vous employez quant à l’éducation à l’alimentation! Je me souviens avoir été forcée de manger mon assiette de lentilles alors que je ne les aimais pas, seule à table, tout le monde avait fini et avait quitté la table. Résultat: j’ai tout rendu dans l’assiette, ce n’est qu’à partir de ce moment que ma mère ne m’a plus forcée. En attendant, quelle souffrance et quelle incompréhension à chaque fois que je devais manger un aliment que je n’aimais pas………

  110. Geneviève dit :

    Bravo pour cet article. Cela me donne envie de l’imprimer et le distribuer aux parents mes élèves. Je suis directrice d’école et je suis abasourdie par ce que je vois. L’alimentation des enfants d’aujourd’hui est une catastrophe et le comportement de leurs parents totalement irresponsable. Quelle sera leur santé plus tard. Je suis très inquiète.

  111. ROBERT dit :

    Quelle belle lettre ! 100 pour cent d’accord avec vous;
    Mais un enfant quel investissement de temps et d’écoute
    Seuls 1 pour cent des enfants sont concernés CAR les parents ont ils des enfants pour la SOCIETE ou pour eux et l’enfant (véritable richesse fusionnelle et où les deux parties sont égalitaires dans le RESPECT)
    Le seul bémol : beaucoup de parents laissent leurs enfants (par obligation ou non) à la SOCIETE (ils ne les côtoient qu’à partir de 19 h le soir, fatigués, stressés)
    Merci encore pour vos articles

  112. Vargues pierre dit :

    Je pense que Monsieur Dupuis parlais des enfants en restauration scolaire ou de quelconque collectivité. Pour avoir géré pendant 25 ans ce genre de collectivité je comprends fort bien son discours. Cordialement

  113. beauvillain dit :

    Merci pour votre approche extrêmement logique et si bénéfique pour de la réalisation de l’enfant !
    l’enfant sait mieux que les adultes ce dont son corps a besoin…..
    Encore faut il tolérance, patience , que les 2 parents soient du même avis et savoir, oui, montrer l’exemple…
    Bien cordialement
    Yann

  114. Isabelle dit :

    Bonjour, merci de partager votre expérience qui est franchement idyllique.Je vous souhaite sincerement qu’elle perdure au-delà de l’adolescence. A moins de vivre dans un vase clos il sera difficile d’éviter les gouters d’anniversaire (foire au sucre) les frites de la cantine et les sorties avec les copains au Macdo !L’exemple ne marche pas toujours non plus. Mon mari et moi étant de grands lecteurs, nos fils nous ont toujours vu un livre à la main plutôt que devant la télé (que nous n’avions pas d’ailleurs à l’époque), sans compter les après-midi passés à la médiathèque et bien, aucun de nos deux garçons n’ouvre un livre un livre sans y être obligé. C’est aussi ça le rôle des parents, accepter que nos enfants prennent des chemins différents que ceux que nous avions tracés pour leur bien être.

  115. Marine dit :

    Bonjour je ne laisse jamais de commentaires en général mais là je trouve le sujet intéressant…
    Évidemment que certaines personnes vous diront que votre petite Léonie est une pépite qui s écoute qui est curieuse et qui a envie de tout connaître et c est très bien,j ai agis de la elle façon avec mon fils jusqu’à…la maternelle,après le rapport est tout autre,puisque déjà l’enfant ne peut plus décider de ses envies…il ne décide ni de l’heure ,ni de savoir si il a faim ou non ,ni même de ce qu il veut manger ou non car a la cantine ,ce sera toujours la politique de « fini ton assiette » , mon fils a alors pris les habitudes scolaires , et au fil du temps il ne s’écoute plus ,et décide de toucher très peu a son repas pour finalement manger le dessert , ce qui a la maison est formellement interdit, donc j espére que vous pourrez garder votre Léonie a la maison pour les repas pour ne pas qu elle se « fasse » aux habitudes collectives , je pense qu il n y a pas que les parents qui jouent un rôle dans l éducation alimentaire des enfants mais aussi les collectivités et l’époque dans laquelle nous vivons de  » surconsommation » , il faut a mon sens sensibilisé l’enfant a tout type de situations tout en lui expliquant ce qui est le meilleur pour lui ,ce que la société et les institutions nous dictent où nous demandent , et ce que nous en tant que parents nous acceptons ou non…voilà ma petite vision des choses et merci pour les news lettres toujours très intéressantes
    Marine

  116. PAREJA dit :

    Bonjour, je suis heureuse de lire des propos qui rejoignent mon expérience!En effet, faire grandir des enfants dans le respect est une notion peu développée par notre environnement et dans tous les domaines, la » liberté » est vue comme une compensation aux frustrations vécues par contraintes.Si on nous enseignait que la liberté est inséparable de la responsabilité et de l’interdépendance et surtout que le modèle de comportement soit transmis par l’exemple, nous ferons de grands progrès pour la santé des générations futures. Il faut acquérir une estime suffisante de soi-même que pour sortir du jeu de pouvoir de la culpabilisation! Merci a tous ceux et celles qui sont sur ce chemin de bon sens,, ça fait du bien!!!

  117. Yves-Georges dit :

    Je partage tout à fait vos opinions. Trucs et astuces avec la fille aînée, apprentissage… et pas avec la cadette 5 ans plus tard: cette dernière montre un rapport plus sain, naturel, spontané que sa soeur. (19 et 24 ans maintenant)
    J’espère que votre lettre atteindra de nombreux futurs parents;-)

  118. Elodie dit :

    Mr Cavaler, merci pour cette lettre. Ma fille a bientôt 16 mois et depuis sa naissance je fais ce qui me paraît naturel dans tous les domaines. Bien sur je me questionne et me renseigne, certains conseils, certains écrits me parlent d’autres non, Les gens sont toujours en train de donner leurs avis, ma sœur par exemple, voyait d’un mauvais œil que je donne des morceaux à ma fille des 6 mois (je faisais aussi bien une petite purée, que des morceaux) et il y a eu des fois où elle ne voulait que la purée, d’autres que les morceaux. Comme vous, je fais des plats pour nous 3 depuis un moment et elle goûte à tout. J’ai aussi remarqué que lorsqu’elle était malade, lorsqu’elle sortait des dents etc, elle mangeait peu, par contre elle continuait à teter (et oui j allaite encore ma fille). Je suis fatiguée d’être constamment jugée sur les choix que je fais en ce qui concerne mon bébé par des gens qui ne réfléchissent pas par eux même, la plupart font ou disent car on a toujours fait ou dit ça sans se poser de questions, alors merci, sincèrement, ça fait vraiment du bien de lire un joli témoignage comme le vôtre.

  119. MONIQUE BAILLY dit :

    Bonjour Florent,
    Globalement, je suis assez d’accord avec votre façon de voir les choses. Cependant, il y a des enfants vraiment récalcitrants avec la nourriture. Ma petite fille qui va bientôt avoir 15 ans, ne s’est réellement mis à apprécier la nourriture que depuis 1 an ou 2. Je parle de nourriture car les bonbons ou biscuits qu’elle pouvait glaner hors de la maison étaient les bien venus à toute heure de la journée. Sa mère, ayant les mêmes principes alimentaires que vous, maintenait les repas équilibrés à la maison et c’était la guerre. Rien n’obtenait le consentement des papilles de ma petite fille. La petite ne mangeait pas grand chose et surtout pas parmi les aliments à bonne qualité nutritive.. Elle était maigre à tel point que nous avions honte sur la plage et nous sommes faits interpeller plusieurs fois par les regards et aussi par les réflexions. J’en passe. Pourtant, elle avait bien commencé, était une petite fille curieuse et mettait volontiers toutes sortes d’aliments dans sa bouche. Mais voilà à 2 ans 1/2 ses parents se sont séparés. Beaucoup d’enfants vivent ces drames sans même pouvoir les exprimer. Alors mon sentiments est qu’il le font par le côté alimentaire et en plus c’est vrai qu’ils peuvent devenir des tyrans !
    Mon petit-fils, son frère, élevé selon les mêmes principes alimentaires que ceux appliqués à sa soeur, n’a aucun problèmes. Il aime manger et pour lui l’heure du repas sonne comme une fête. Il faut le restreindre. Je crois qu’il n’y a pas de solutions miracle et que personnellement je ne me risque qu’à peu de conseils.

    Par contre la méthode de Jean-Marc Dupuis me semble assez inappropriée, sauf en ce qui concerne le respect que l’enfant doit avoir envers la nourriture et ses parents qui s’échinent à lui préparer à manger de façon variée et avec de bons aliments..

  120. Valentine dit :

    Merci pour votre réponse à cette lettre.
    Je partage entièrement votre avis, et fais la même expérience avec mon fils.

  121. Pierre dit :

    Bonjour,
    Votre réponse est dans le fond « de bon sens » … la plasticité naturelle de l’enfant est préservée et son émancipation nutritionnelle individuelle aussi. Cependant lorsque vous écrivez :
    …. »Certains de nos amis ont du mal à comprendre notre démarche. Souvent, on nous demande : « Et que ferez-vous si votre fille ne veut plus manger que de la malbouffe ? »
    En fait, la réponse est simple.
    Si un enfant n’a que des aliments sains autour de lui, il ne pourra rien manger d’autre que des aliments sains. »…
    C’est vrai … !
    Mais combien d’individu, non seulement savent cela et ont les connaissances nécessaires pour être des éducateurs nutritionnel et de vie pour leurs enfants ? Combien ont le temps et les moyens dans cette société « castratrice des deux » pour offrir cette chance à leurs rejetons ?
    Combien ont en eux le sens de leur propre émancipation et de cette absolue nécessité pour laquelle l’homme à le plus de faculté : l’enrichissement communautaire (couple, famille, groupe, société et méta-communauté) vers un épanouissement commun trans-âge (enfants/adultes/seniors (60-75 ans) et aujourd’hui personnes très âgées au delà de cela ?
    Combien ont l’approche de leur propre déchéance en cours, due à une société uniquement axé sur le profit à outrance et une croissance tout azimut, démesure en tout, hubris cultivé et ensemencé au sein de nos trois sphères humaines : individu/société/espèces …pour ne pas la faire subir à l’enfant, à eux même et à leur entourage ? Pour lui permettre de devenir un être humain avec un « H » ?
    Et combien ont une enfant totalement apte à cela : tout les enfants sont-ils égaux dans leur appréhensions endogène et exogènes ?
    Votre enfants semble douée … et je pense réellement que tout enfant né « parfait » pour aborder LA vie (sauf pathologie grave ou implantée … et encore LA vie sera là) … ensuite, l’enfant fait des rencontres … parents, écoles, famille … esprit environnemental …etc. Les références vitales inscrites en lui se reformatent.
    Vous le savez … mais combien le savent ?
    Votre combat, notre combat, celui de Jean Marc Dupuis, sont les même : donner à nos enfants un avenir sain et épanouissant au sein d’un environment sain et épanouissant. Son expérience, la mienne, la votre sont complémentaires, le sens est le même. C’est plus qu’un combat idéologique, c’est un combat pour la vie et sa pérennisation, pour ne pas abandonner les rênes de nos devenirs communs à des êtres qui n’en ont aucune conscience. Bien sûr, pour nos enfants, mais aussi pour toute une planète blessée, flétrie, usée pillée et polluée un peu plus chaque jour.Sans elle, sans SA santé à elle … qui pourra proposer à ses enfants ce que vous avez eu l’opportunité de proposer ? C’est un combat pour la « VIE » dans la cité, la cité MONDE … la VIE de la cité, la cité Humaine … Pour cela NOUS devons nous relier, éloigner les cécités et rejoindre les éducations émancipatrices qui préexistent partout au sein de notre espèce … chasser les prédateurs, ils sont prédatés. Vous, M. Dupuis, moi-même et quelques milliards d’autres devraient y arriver, non ? Alors s’il vous plaît, ne vous tirez pas dans les pattes … Pourquoi une telle lettre accusatrice ? Prendre contact avec lui et apporter une approche commune EST le SENS … Celui que vous avez choisi, même empreint d’u bon fond, ne l’est pas ! Ensemble, c’est toujours mieux, surtout pour des âmes qui oeuvre pour ce MIEUX.
    « Mieux être en soi pour mieux être ensemble … et mieux être ensemble pour mieux être en soi » … est la spirale ascensionnelle,telle la boucle récursive chère à Edgar Morin. Nous devons TOUS nous rapprocher et proposer et anticiper et êtres des hérauts de la santé, de l’Homme et de la Planète … là haut, il ont soit tout oublié (ce qu’à priori tous les enfants savent à la naissance, soit rien appris en la matière (vivante), soit décidé de rester dans le camps des prédateurs, de ceux qui prennent, ceux qui utilisent le sécateur lorsque « ça » gêne, plutôt que de planter des graines et créer l’Homo-gène ! Bise à vous. Pierô

  122. BERNETIERE dit :

    Tout à fait d’accord avec vous, avec un petit bémol: finir son assiette c’est aussi faire passer le message qu’il faut respecter la nourriture et ne pas la gaspiller. ( Le fameux: il y a des enfants qui meurent de faim…)
    J’ajoute que mon fils est adulte maintenant, n’était pas comme la vôtre soumise à la malbouffe quand il était petit mais depuis qu’il a quitté la maison il a découvert le plaisir des fast food…

  123. Elisabeth dit :

    Bonjour,
    Pour faire bref, mes enfants n’ont pas toujours fini leur assiette, ce n’était pas grave, j’estimais qu’ils n’avaient plus faim. Ce que je n’acceptait pas est qu’ils disent « non je n’aime pas » cela sans y avoir goûté.
    Petite anecdote, comme goûter après l’école, je leur ai donné une tartine de crème de marron, l’un d’eux n’a même pas voulu en goûter, soit, mais il n’a rien eu d’autre.
    Au 3ème jour, le pot allait être fini, je lui ai donné un très petit morceau en lui demandant d’y goûter, de faire ce petit effort, et là …. il m’a demandé un autre morceau car il trouvait cela très bon. Raté, le pot était vide.
    Il est important que les enfants goûte à tout avant de dire qu’ils n’aiment pas. Cette anecdote restera dans les annales de la famille.

  124. Michele More dit :

    Qu’en bonheur de vous lire!!J’adhère totalement à vos arguments…
    Mon frère et mes parents aimaient énormément la soupe de potiron Hélas je la détestais(sans être une enfant difficile).Un soir ce potage tant redouté se trouve sur la table et mon père m’oblige à en manger…..Je n’ai pas eu le temps de terminer qu’un flot de soupe est sorti de ma bouche sans pouvoir l’arrêtér………Vous comprenez pourquoi je suis entièrement d’accord avec vous.
    Bonne journée et merci!

  125. Sylvie Rajon dit :

    Vous décrivez le repas parfait avec une enfant parfaite.
    Mais quand elle ira à l’école, que le petit copain lui offrira des bombons, des gateaux… (tout des cochonneries je suis d’accord) ou qu’elle ira chez des amis ou à la cantine, que mangera-t-elle? Cela deviendra frustration et c’est encore pire. Le mieux est l’ennemi du bien.Je ne suis pas pour forcer, mais il y a un juste milieu.

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