Vaccin contre la grippe : la cuvée 2019 sera-t-elle un grand cru ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Ça y est.

La cuvée 2019 du vaccin contre la grippe est désormais disponible.

Vous le savez peut-être : le vaccin de la grippe doit être recréé chaque année.

Le virus de la grippe évolue en permanence. Les souches qui étaient actives l’année passée ne seront plus forcément les mêmes cette année.

Les scientifiques doivent donc essayer de deviner à l’avance quels seront les virus de l’hiver à venir.

Ils élaborent alors un assemblage très complexe, un peu comme celui d’un grand vin[1].

Composition du millésime 2019

Il existe deux types de virus de la grippe saisonnière : le virus A (H1N1 et H3N2) et le B.

Pour chaque type, il y a plusieurs sous-types.

Et ce n’est pas tout : les virus grippaux évoluent et mutent en permanence pour s’adapter aux défenses immunitaires de leurs hôtes.

C’est donc un véritable casse-tête pour les scientifiques, qui doivent ne retenir que quatre virus pour le vaccin quadrivalent (deux A et deux B).

Cette année, le choix s’est porté sur un assemblage subtil de quatre « cépages » de virus :

  • Un virus de type A (H1N1) prélevé en 2018 à Brisbane (Australie)
  • Un virus de type A (H3N2) prélevé en 2017 dans le Kansas (États-Unis)
  • Un virus de type B prélevé en 2017 au Colorado (États-Unis)
  • Un virus de type B prélevé en 2013 à Phuket (Thaïlande)[2]

Cela signifie que si vous vous faites vacciner cette année, vous serez (en théorie) protégé contre ces quatre virus.

En revanche, si vous êtes contaminé par un autre virus de la grippe, le vaccin pourrait être totalement inutile.

Vous l’avez compris, c’est un gros pari sur l’avenir.

Moins de 50 % d’efficacité en 2018

Les scientifiques doivent imaginer la formule dès le mois de février, pour permettre aux laboratoires pharmaceutiques de fabriquer les vaccins avant l’automne.

Ils analysent les données sur la grippe dans des centaines de pays différents.

Mais la vérité, c’est qu’il est impossible de savoir précisément quels seront les virus qui circuleront huit mois plus tard.

En 2018, par exemple, le vaccin n’a eu que 47 % d’efficacité en France (tous virus confondus).

Cela signifie que dans plus de la moitié des cas, le vaccin était inutile.

On peut donc se demander si le millésime 2019 sera meilleur que celui de 2018.

Mais la vraie question, à mon avis, est de savoir si cela vaut vraiment la peine de se vacciner contre la grippe saisonnière…

Voici la réponse du « plus grand spécialiste des vaccins au monde »

Pour nos autorités de santé, il n’y a aucun doute : il faut se vacciner, et surtout à partir de 65 ans.

Difficile de passer à côté des campagnes « agressives », à coups de phrases chocs, pour pousser les gens à se faire vacciner.

Il n’y a qu’à lire le nouveau slogan des assurances maladies : « Cette année encore, la grippe va faire très mal[3]. »

Pourtant, la vaccination antigrippale est loin de faire l’unanimité dans la communauté scientifique.

Prenez l’épidémiologiste anglais Tom Jefferson par exemple, qui est considéré par beaucoup comme le « plus grand spécialiste des vaccins au monde[4] ».

Tom Jefferson est membre de la collaboration Cochrane, une organisation indépendante à but non lucratif qui réunit des milliers de « chercheurs incorruptibles » du monde entier. Leurs études sont connues pour être extrêmement rigoureuses et sans conflit d’intérêts.

Pour Cochrane, Tom Jefferson a réalisé de nombreux travaux sur les vaccins. Il connaît par cœur la littérature scientifique sur ce sujet.

D’une manière générale, Tom Jefferson n’est pas contre la vaccination.

Mais il est très critique au sujet des vaccins antigrippaux.

« Les vaccins antigrippaux concernent le marketing et non la science »

En 2012, Tom Jefferson a dirigé une équipe internationale de chercheurs dans le but de vérifier l’efficacité des vaccins contre la grippe.

Avec son équipe, il a analysé dans le détail 274 études sur ces vaccins.

Et voici ce qu’il en dit :

« La grande majorité des études étaient profondément imparfaites. « Déchet » n’est pas un terme scientifique, mais je pense que c’est le terme qui s’applique. »

Selon lui, seules quatre études ont été correctement réalisées. Parmi celles-ci, deux ont montré que le vaccin pourrait être efficace dans des cas très précis, notamment chez les enfants sans aucun problème de santé.

Les deux autres n’ont pas permis de montrer des avantages clairs à ces vaccins[5].

Dans une interview pour le journal The Guardian, Tom Jefferson s’est montré encore plus critique :

« Les vaccins antigrippaux concernent le marketing et non la science. Nous avons peu d’essais et une masse de preuves d’observation de très mauvaise qualité. Nous avons présenté des preuves avec de nombreux biais d’observation, que les gouvernements continuent à ignorer[6]. »

Votre immunité est plus forte que le vaccin

Comme je vous l’ai dit, le vaccin antigrippal n’est efficace que contre les souches qui ont été sélectionnées par les scientifiques. Il n’aura plus aucun effet sur les nouvelles souches qui évolueront d’ici l’année prochaine.

C’est pour cette raison qu’il faut se vacciner tous les ans.

Mais ce n’est pas le cas de votre système immunitaire.

Quand vous attrapez la grippe, votre corps fabrique des anticorps pour combattre le virus. Ces anticorps resteront toute votre vie dans votre organisme.

Et contrairement au vaccin, vos anticorps auraient une efficacité plus large. C’est-à-dire qu’ils seraient aussi actifs contre de nombreuses autres souches de virus grippaux.

C’est ce qui s’est passé par exemple lors de l’hiver 2009/2010.

Cette année-là, le nombre de morts était très bas, car les personnes âgées avaient déjà rencontré un virus semblable pendant leur jeunesse.

Leur système immunitaire avait gardé en mémoire leur précédente infection.

Ils étaient déjà immunisés contre le nouveau virus A/H1N1, qui ressemblait beaucoup au virus précédent[7].

Ainsi, au fil des ans, à force de tomber malade, vous vous construisez une immunité contre un nombre toujours plus grand de virus grippaux.

En vieillissant, vous avez peut-être plus de risques de complications en cas de grippe.

Mais si vous avez laissé le temps à votre corps de faire ses armes contre des dizaines de virus de la grippe pendant des années… vous aurez aussi moins de risque de tomber malade.

La nature est bien faite !

Ce que vous risquez en vous vaccinant chaque année

Le vaccin contre la grippe ne contient pas d’aluminium, ni aucun autre adjuvant. Il y a très peu de risque d’avoir des effets indésirables avec lui.

Mais le problème est ailleurs.

En vous vaccinant chaque année, vous empêchez votre système immunitaire de se faire ses propres protections.

Quand vous arrivez à l’âge de 75-80 ans, il suffirait que votre vaccin ne vous protège pas (l’efficacité dépasse rarement les 50 %) pour que vous vous retrouviez totalement démuni contre le virus.

On pourrait même se demander si la vaccination n’augmenterait donc pas le risque de mortalité sur le long terme…

Les vaccins rendent les virus plus forts

L’autre problème, c’est que la vaccination pousse les virus de la grippe à s’adapter et à muter plus rapidement pour résister aux vaccins, exactement comme les bactéries qui résistent de plus en plus aux antibiotiques.

Donc plus on étend la vaccination, plus on menace l’efficacité de celle-ci chez les personnes qui ont en vraiment besoin[8].

Le vaccin contre la grippe devrait donc être réservé aux personnes âgées (à partir de 70 ans) et aux personnes dont l’immunité est affaiblie.

Mais bien sûr, cela ne ferait pas les affaires des laboratoires qui vendent ces vaccins…

Et encore, il existe de nombreuses autres manières de renforcer son immunité sans se faire vacciner.

Mais je vous parlerai de cela dans une prochaine lettre.

Amicalement,

Florent Cavaler

PS. Si vous souhaitez commenter mon article, n’hésitez pas à me laisser un message en cliquant ici. J’ai toujours beaucoup de plaisir à vous lire.





14 réponses à “Vaccin contre la grippe : la cuvée 2019 sera-t-elle un grand cru ?”

  1. nanou capus dit :

    Bonjour, j’aimerai également savoir ce que vous penser de la version homéopathique influenzinium. merci.

  2. Christian dit :

    Excusez-moi, mais je ne comprends pas votre logique:
    Nous créons des anticorps face à l’agression du virus… mais nous en créons aussi face à l’agression du vaccin…
    Expliquez-nous s’il vous plaît la différence entre ces deux type d’agression pour le système immunitaire, parce que quelque chose m’échappe. Si dans les deux cas nous créons des anticorps, ça devrait être du pareil au même, nom?…

  3. Pascale dit :

    Bonjour
    Que pensez-vous de la « vaccination » avec Influenzinum 2019-2020, conseillée par mon pharmacien ?

  4. Silvana Hernandez Farioli dit :

    Je suis à 100% d’accord avec vous, mais j’aimerais savoir si le vaccin Homéopathique Influenzia vaut la peine d’être pris? Cordialement

  5. Tschachtli dit :

    Le lien de vos sources dans votre mail mène à votre site internet contenant cette page. Mais ici, plus aucune information sur vos sources….

    • Florent dit :

      Bonjour,
      Les sources sont consultables depuis le site PureSanté, en bas de l’article. Il vous suffit de cliquer sur l’onglet : « Cliquez ici pour consulter les sources ».
      Cordialement,
      Florent

      • Christian B dit :

        Quel ‘statement’ ridicule de dire: Jefferson … le plus grand spécialiste de la vaccination au monde ! Épidémiologiste cette connu … mais le plus grand spécialiste de la vaccination au monde … vous me faites rire … Zéro crédibilité. Fraude intellectuelle !

  6. Monique GONZALEZ dit :

    Bonjour .
    Je reçois régulièrement vos lettres et informations très intéressantes et vous en remercie infiniment.
    Je ne me fais jamais vacciner contre la grippe, forte de tous vos conseils , concernant l’efficacité du vaccin . Donc je prends régulièrement des produits naturels pour être immunisée tous les hivers contre cette maladie.
    Mais devant subir une chimiothérapie cette année, pensez-vous que pour l’année prochaine, je doive me faire vacciner , car je pense que ce traitement va me diminuer mon immunité naturelle ?
    Merci par avance, pour votre réponse.
    Bien cordialement .
    Mme PUJOL

  7. Gerard Estrayer dit :

    Dans votre lettre vous parlez  » des personnes agées de plus de 70 ans  » !
    J’en ai bientôt 73 et ne me sens pas  » agés  » et en tout cas il est hors de question que je me fasse vacciner .
    Une semaine de repos ça ne ferait pas de mal , ou alors se soigner avec toute la chimie pour guerir au bout de 8 jours !
    Le mieux ;une bonne dotation de vitamine D et attendre que ça passe
    Bien à vous

  8. CHEZE dit :

    déjà parler de « plus grande spécialiste des vaccins au monde  » peut et doit faire sourire ! tous les autres ne sont QUE de la m….e; bien sûr il vit en dehors de nos frontières !!! Vous faites un mal fou avec vos pseudo affirmations sur des personnes fragiles physiquement et intellectuellement … vous devriez être interdits de publication car vos « conseils » relèvent de la non assistance à personne en danger ! il n’y a qu’en France que ces problèmes se posent …

  9. Marie-Anne Springuel dit :

    Bonjour,
    Je ne défends pas la vaccination antigrippe (je ne me vaccine pas moi-même malgré mes 66 ans) mais, cela dit, je ne pense pas que l’on puisse comparer la vaccination aux antibiotiques. Le vaccin est censé stimuler la fabrication par notre système immunitaire d’anticorps contre les différentes souches de virus contenues dans le vaccin et ainsi protéger la personne vaccinée si celle-ci rencontre un virus de la grippe (à condition que ce dernier ait été présent dans le vaccin). Un antibiotique agit directement sur les bactéries (mais jamais sur les virus) ce qui minimise la formation d’anticorps par le système immunitaire.

    • Florent dit :

      Bonjour Marie-Anne,
      Je ne compare pas la vaccination aux antibiotiques. Ce que je veux dire, c’est que le virus de la grippe s’adapte aux anticorps produits par la vaccination pour résister à ceux-ci, un peu comme les bactéries s’adaptent aux antibiotiques et deviennent résistantes. C’est une des raisons pour lesquelles le vaccin perd son efficace d’une année à l’autre. J’espère que c’est plus clair pour vous.
      Amicalement,
      Florent

  10. Pascal Lebougault dit :

    réserver ce vaccin aux personnes dont le système immunitaire est affaibli pose problème car pour que le vaccin fasse réagir leur immunité, il est nécessaire d’y ajouter de nombreux adjuvants, ce qui peut provoquer des réactions bien plus graves que la grippe

  11. robert dit :

    que pensez-vous de la version Homéo avec Influenzinum ze sérum de Yersin

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